Le knock-blot de M. Ripley  

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Jean-Pierre Voyer 

Heil Myself ! à vingt ans

 

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Le problème, c’est le sionisme I

Le problème, c’est le sionisme II

Une histoire à dormir debout

La compensation et les règlements interbancaires

Le dépôt de monnaie en banque (François Grua)

Un extrait de Keynes suite à un défi (Jorion, Casanova, Chouard)

Concert ♫♫♫

Le Syndrome de la monnaie (Helmut Creutz)

Remarques de Heil Myself !

VALEUR ET RICHESSE

Le peuple palestinien aussi a le droit de choisir son immigration

Le problème, c’est le sionisme II

« Les Israéliens et les Sionistes sont nés d’un mensonge, ils vivent dans un mensonge, ils croient qu’ils peuvent s’en tirer avec des mensonges et de la tromperie, et cette triste vérité doit être dite. » Gilad Atzmon

Pourtant, la vérité est simplissime : 1) Ce n’est pas les Palestiniens qui ont envahi la Palestine ; mais les Juifs ; 2) Ce n’est pas en 1967 qu’eut lieu la spoliation des Palestiniens ; mais en 1948, du fait de l’expulsion de la moitié de la population palestinienne (notamment d’un quart avant le 15 mai 1948)  et de la destruction de quatre cents villages, agrémentées de quarante massacres, par l’armée juive qui fit preuve en cette occasion d’une férocité exemplaire. Elle a fait encore  mieux depuis d’ailleurs.

Cependant, les envahisseurs prétendent qu’il ne font rien d’autre que se défendre. Ils se défendent depuis quatre-vingt dix ans !

Si les Juifs de Palestine tiennent absolument à vivre en Palestine où personne ne les a invités, ils doivent comprendre que c’est eux qui doivent devenir palestiniens et non pas la Palestine qui doit devenir juive. Les deux millions de Juifs qui entre 1882 et 1910 ont pris la route de l’Amérique pour échapper aux pogroms sont devenus Américains, que je sache, ce n’est pas l’Amérique qui est devenue juive. Et il me semble que tout le monde s’en porte mieux.

Tag  [zSionisme]

Un certificat de première qualité fourni par Ben Gourion

Un autre certificat par Jabotinsky

Les Rats pullulent en Galilée

Pourquoi Nazareth ne fut pas dératisée

Jérémiades et mensonges

Les faits

Articles antisémites

Le Lobby israélien par John Mearsheimer et Stephen Walt

La désionisation de la mentalité américaine par Jean Bricmont

Table des matières de Nettoyage ethnique de la Palestine  →  Ilan Pappé

Le Nettoyage ethnique de la Palestine – Préface  →  Ilan Pappé

Le partage de la Palestine du point de vue juridique     par Henry Cattan

 

Mais à qui donc appartient la Palestine  →  par Henry Cattan

 

Histoire juive – Religion juivE  → par Israël Shahak

Le mur de Fer → Vladimir Jabotinski

Conférence du général De Gaulle en novembre 1967

Réponse de Ben Gourion au général

D’autres textes  →

 

 

 

 

 

 

 

► Le livre de Blanrue à nouveau disponible sur Amazon Il semble que les ventes soient bien reparties, classé 119e le 02/12/2009 à 15:28. Ça en fait des antisémites, tout ça ! (Cf. Intéressant : voyage chez les antifas.) À part ça, bonne nouvelle : le livre de Blanrue est diffusé normalement en France désormais. Encore un effort ! classé 119e chez Amazon, il sera bientôt dans le Top 100, comme on dit en bon français.

      

Présentation de l’éditeur

Aujourd’hui, en France, parler d’Israël avec sérénité et franchise est devenu impossible. La question est taboue. Quiconque se permet de critiquer l’État juif risque d’être qualifié d’antisémite. Dans la « patrie des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression », un délit d’opinion, en politique et en histoire, est établi. En lieu et place de la discussion libre, une dictature de la pensée unique a été instaurée... C’est en 1967, par la voix du président Charles De Gaulle, que la France prit pour la première fois ses distances avec Israël. Sous le régime précédent, ce pays avait bénéficié de grands privilèges, puisque c’est grâce à la IVe République que l’État juif avait acquis la bombe atomique. Les présidents français qui succédèrent au Général s’efforcèrent, à son image, de maintenir l’équilibre entre les parties en présence, palestiniennes comme israéliennes. Mais tout changea soudain en 2007, avec l’élection à la présidence de la République de Nicolas Sarkozy. Celui-ci avait longtemps été à la tête d’un parti qualifié de « gaulliste ». Mais, sur la question d’Israël, il tourna résolument le dos à la position défendue par le Général. Prônant désormais la défense quasi inconditionnelle d’Israël, Sarkozy met aujourd’hui en œuvre une politique qui est l’image inversée de celle du fondateur de la Ve République. Pour lui, toute critique d’Israël serait un signe d’antisémitisme. Historien spécialisé dans les mystifications, Paul-Éric Blanrue refuse de verrouiller sa pensée. L’objectif de son livre est de participer à la prise de conscience du danger que représente la nouvelle politique étrangère française. Paul-Éric Blanrue nous ouvre les yeux sur les aspects déjà périmés des choix étranges [il faudrait dire « étrangers »] de Nicolas Sarkozy. Il dévoile pourquoi le président français s’est engagé dans une voie qui va contre les intérêts de son pays et risque d’entraîner bientôt la France dans des conflits majeurs, au Liban, en Iran ou ailleurs. Il décrit un par un les réseaux pro-israéliens qui servent cette stratégie, démontre leur puissance, signale leur aveuglement et fournit les noms des principales personnalités qui en font partie. Il récuse l’assimilation faite systématiquement entre judaïsme et sionisme. Il appelle les juifs de France à se défaire d’urgence de leurs porte-voix officiels, qui ne représentent tout au plus qu’un sixième d’entre eux, et les encourage à se rebeller contre une politique qui, à terme, se révélera désastreuse pour eux comme pour tous les Français. L’auteur avance enfin des propositions qui font revivre la hardiesse traditionnelle de la pensée critique française et qui peuvent à nouveau souder les Français dans un projet généreux, pour en finir avec le communautarisme imprudemment importé des Etats-Unis [s’il n’y avait que ça d’importé !].

*    *    *

Très bien, ce livre, très clair, sans équivoques et, ce qui ne gâte rien, l’ironie n’est jamais absente (il y a toujours la flèche du Parthe). Surtout très instructif. Je ne comprends pas les reproches que lui adresse Alain Gresh. Voilà un excellent synoptique. Effectivement les détails collationnés sont connus, mais le fait de les voir rassemblés donne un tableau saisissant et menaçant. Autrement dit, l’habile tailleur Blanrue coupe prestement un costard bien ajusté au mini président simplifié modificatif. C’est du grand art quand on sait combien cet homme est difficile à habiller. Chacun l’aura remarqué : quoiqu’il porte, cela a l’air d’un sac. Grâce à ce florilège, on peut aussi constater la stupéfiante bêtise des sionistes français.

Classement parmi les ventes Amazon.fr : 562 (20-09-2009) ; 593 (25-09-2009 – 16:19) ; 479 (05-10-2009 - 11:53) ; 981 (06-10-2009 – 16:14) ; 717 (08-10-2009 – 10:17) ; 748 (11-10-2009 – 15:15) ; 642 (21-10-2009 23:05) ; 521 (22-10-2009 - 21:18) ; 394 (23-10-2009 – 14:22) 508 (24-10-2009 – 15:16)  ; 922 (01-12-2009 – 22:17)  ; 119 (02-12-2009 – 15:27) ; 201 (13-12-2009 – 14:31) ; 720 (28-12-2009 – 14:06) ; 651(28-12-2009 – 22:32) ; 524 (30-12-2009 – 18:32) ; 999 (06-01-2010 – 21:03) ; 553 (15-01-2010 – 15:30) ; 398 (23-01-2010 – 11:10) ; 479 (30-01-2010 – 06:41) ; 695 (05-02-2010 – 15:14) ; 672 (07-02-2010 – 09:34) ; 592 (20-02-2010 – 21:48) ; 444 (21-02-2010 – 21:48) ; 837 (01-03-2010 – 21:58)  ; 897 (05-03-2010 – 09:45) ; 866(07-03-2010 – 15:01) ; 994 (18-03-2010 – 17:04) ; 939 (03-05-2010 – 12:14).  C’est amusant, le classement varie selon l’heure française. La nuit il descend à 5.000 et le jour il remonte à 500. C’est beau Internet, financé sur fonds publics (vive Arpanet, vive le DARPA). Le mini président simplifié modificatif est là uniquement pour liquider le secteur public car, à cause de l’existence de ce secteur, il y a beaucoup de « gros pognon » qui échappe à ceux qui ont mis Shark Özy là (et au Shark Özy lui-même qui a déclaré qu’il espérait faire bien vite du « gros pognon » après sa présidence. Lui-même a donc dit qu’il n’avait « fait président de la République » que pour faire le plus vite possible du gros pognon. Il a parfaitement raison : on n’est jamais si bien servi que par soi-même).

*    *    *

« Les néo-conservateurs et leurs alliés ont perdu le soutien de l’électorat aux États-Unis, en Italie, en Espagne et en Angleterre — il ne leur reste qu’un seul espoir important : la France, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. (…)

» Pour eux, c’est l’espoir d’en finir une fois pour toutes avec l’hydre à deux têtes constituée par ce qui reste de modèle social français et de la politique indépendante de la France. (…)

» Sa victoire représenterait une inféodation de la France à l’étranger comme il n’y en a jamais eu dans le passé, sauf suite à des défaites militaires. » (Jean Bricmont, cité p. 66)

 

Un formidable livre antisémhyte en vente sur Amazon

Je refuserai d’échanger mon baril de Finkelstein contre un million de barils de Finkielkraut

Recette de hareng (2,92 $ le kilo au cours du jour)  pour ceux qui n’aiment pas le hareng
par Guy Martin (Grand Véfour)

Utilisez toujours la fleur de sel pour assaisonner vos salades. Ne jamais préparer la sauce à l’avance mais toujours assaisonner la salade après qu’elle est dans le saladier ou dans l’assiette. Versez les ingrédients séparément, en arrosant, l’huile d’abord et non pas le vinaigre. Remuez légèrement.

 

 

 

Le livre des sarcasmes. Ça grince tout le temps.

On se croirait à bord d’une frégate trois mâts barque du temps de la marine en bois.

 

● Ah, ah, ah ! ces Russes !

● Enfin ! le chat du marquis de Carabas live

● Le ciel est par dessus le toit, si bleu, si calme, sans avions…

● Les Islandais se vengent Loge pète, pète, pète et cloue l’aviation ennemie au sol.

● La déflation, vite ! par François Leclerc. Canailles !

● Soros à la tête de la fondation pour le renouvellement de l’économie ! Le renard se charge du renouvellement du poulailler ! L’impudence ne connaît plus de bornes. « Le spéculateur est le messager. » Je renvoie à cette peinture pompier : Pharaon met à mort le messager porteur de mauvaises nouvelles. Soros, agent trouble, révolutionnaire multicolore, ♫ qui nous délivrera de tes mains, de tes bras, de ta bouche, qui nous délivrera enfin de toi ? (Juliette Gréco) Nos amis Turcs, grands spécialistes de l’empalement ?

Densité de l’or : 19.3 ; densité du tungstène : 19.3 Il ne faut pas tenter le diable.

● La responsabilité de protéger mon cul par Noam Chomsky

● Piqûre de rappel par Alan Hart

● Les chiens parisiens pourront enfin crotter sur l’esplanade Ben Gourion

♫♫♫ Le batteur du boléro

Une démonstration simplissime →  

Réponse à Brieuc Le Fèvre →  

 

Une histoire à dormir debout (suite) →  

 

Une histoire à dormir debout by Heil Mysellf at Jorion’s !  →  

 

Réponse tardive sur une question importante à :

Brieuc Le Fèvre
26 février 2009 à 21:30 http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-18254
@ Nadine, 26 février, 20h27:
(…)
Enfin, concernant l’échange de banque à banque, comme vous le dites, la banque qui voit une dette arriver chez elle n’en est pas contente, et demande une contrepartie en monnaie centrale. Seulement voilà, si cette transaction devait se faire au coup par coup, à chaque transfert de compte chez A vers compte chez B, les banques commerciales devraient en effet avoir en réserve BC la totalité des montants inscrits en DAV et épargne immédiatement disponible. Ce qui serait pile poil dans la vision de Shiva et Julien Alexandre. Par contre, cela interdirait la création de plus de dette bancaire que ce qui existe de monnaie centrale, et donc ralentir les banques commerciales devraient en effet avoir en réserve BC la totalité des montants inscrits en DAV et épargne immédiatement disponible ait l’octroi du crédit (et par suite, la rentrée des intérêts, bling bling!). Donc, ça ne se passe pas comme cela. Au contraire, la compensation à lieu une fois par jour, ce qui permet de prendre ce risque que vous évoquez: se retrouver les fesses à l’air, côté pile, mais augmenter le gain potentiel, côté face. Culture de la possession oblige, l’appât du gain est toujours le plus fort, le risque est pris, les avoirs en BC inférieurs au encours en DAV, et la création monétaire du système bancaire dans son ensemble une réalité.

« Seulement voilà, si cette transaction devait se faire au coup par coup, à chaque transfert de compte chez A vers compte chez B, les banques commerciales devraient en effet avoir en réserve BC la totalité des montants inscrits en DAV et épargne immédiatement disponible. » : non ! pas du tout : les banques commerciales ne devraient pas avoir en réserve BC la totalité des montants inscrits en DAV et épargne immédiatement disponible, mais à la fin de la journée, exactement le même montant dans les deux cas (temps réel ou compensation en chambre), car, lors d’un échange en temps réel, au coup par coup, les banques ne verraient pas seulement arriver des ordres de paiement à une consœur, ce qui les mettrait de mauvaise humeur ce que je comprends, elles verraient aussi arriver des paiements en leur faveur en monnaie centrale, ce qui les réjouirait il me semble. Et ces paiements en leur faveur compenseraient les paiements qu’elles ont effectué au bénéfice d’une consœur exactement comme les ordres de paiements se compensent dans une chambre de compensation.

Dans un échange en temps réel, la compensation aurait lieu par les paiements mêmes au lieu d’avoir lieu par les ordres de paiements dans une chambre de compensation. Et dans les deux cas le stock d’argent nécessaire aux paiements (le flux net) serait exactement le même à la fin de la journée.

Figurons une séquence de cette compensation par les paiements pour une banque donnée. Regardons le cours des évènements par rapport à l’actuel encaisse de la banque considérée comme le repère zéro. Nous aurons par exemple : crédit, crédit, découvert, crédit, découvert, découvert, découvert, découvert moins, découvert moins, crédit, crédit, crédit, crédit moins, découvert... etc. Il pourra y avoir des excursions importantes mais en fin de journée, le flux net sera exactement égal à celui qui serait obtenu par une compensation des ordres de paiement. Sachez qu’avec la compensation des ordres en chambre, peu de temps avant la fin de la cession, une banque donnée n’est pas à l’abri d’une rafale d’ordres des paiement : crédit moins, crédit moins, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert, découvert. Ou même un seul ordre de paiement énorme au cours de la compensation.

S’il y a possibilité de compensation en chambre par compensation des ordres de paiements, c’est parce qu’il y a possibilité compensation dans le monde par les paiements eux-mêmes. Sinon, la compensation en chambre serait impossible. La condition de possibilité de la compensation en chambre est que la compensation soit possible dans le monde par les paiements eux-mêmes.

Autrefois, une compensation en temps réel était impossible à tel point que la compensation en chambre n’avait lieu qu’une fois par semaine (jusqu’en 2003 me semble-t-il). Aujourd’hui, plus rien ne s’oppose à une compensation en temps réel par les paiements eux-mêmes.

D’un point de vue comptable, la démonstration est immédiate : il suffit dans les écritures passées par les banques de remplacer le nom du compte « Compte d’attente de compensation » par « Compte courant Banque de France ». Et dans les deux cas vous obtenez la position de la banque. Cette position est la même dans les deux cas, est-il utile de le dire.

 

1) Banque A, clients Armand et Aklee.

Le client Aklee emprunte 150 à sa banque (écriture a1).

Il vire cette somme à la banque B au bénéfice du client Baron (écritures a2 et b3).

2) Banque B, clients Baron et Burtal.

Le client Burtal fait un dépôt en espèces de 200 (écriture b1).

Il vire cette somme à la banque A au bénéfice du client Armand ( écritures b2 et a3).

Dès sa position connue, la banque B, qui est en fonds, solde sa position par un virement à la banque A (écriture b4), soldant ainsi le compte d’attente.

● Abréviation : abd = « au bénéfice de… »

● J’ai pris en exemple un prêt d’un côté, un dépôt en espèce de l’autre, pour montrer que dans les deux cas il y a paiement en monnaie centrale et qu’un emprunteur ou un déposant sont de ce point de vue dans la même situation. Qu’il y ait eu dépôt préalable ou qu’il y ait eu seulement emprunt le résultat est le même : il y a dépôt chez la banque bénéficiaire parce que le paiement est effectué en monnaie centrale.

● Je n’ai pas représenté les comptes « Caisse » (débité de 200) et « Créance sur le client Aklee » (débité de 150).

 


Méthode de la compensation

Banque A

Op.

Journal de la banque A

Débit

Crédit

a1 

 Créance sur client Aklee. Notre prêt à six mois

150 

 

 

 CC Aklee. Notre prêt à six mois

 

150 

a2 

 CC Aklee.Virement à B, abd Baron

150 

 

 

 Compte d’attente compensation. Virement de Aklee

 

150 

a3 

 Compte d’attente compensation. Virement de B abd Armand

200 

 

 

CC Armand. Virement de Burtal 

 

200 

a4 

Banque de France. Virement de B

50 

 

 

 Compte d’attente compensation. Solde position

 

50 

 

 

550 

550 

Comptes – Banque A

Client Aklee

 

 

Débit

 

 

Crédit

a2

 Virement abd Baron

150

a1

Prêt à six mois

150

 

Soldé 

150

 

Soldé 

150

Client Armand

 

 

Débit

 

 

Crédit

 

 

 

a3

Virement de Burtal 

200

 

 

 

 

 

200

  Banque de France

 

 

Débit

 

 

Crédit

a4

 Virement de la banque B

50

 

 

 

 

Flux net

50

 

 

 

  Compte d’attente de compensation

 

 

Débit

 

Flux brut = 350

Crédit

a3

 Virement de B abd Armand

200

a2

Virement à B abd Baron

150

 

 

 

 

 Position

50

 

Soldé 

200

 

Soldé 

200

 

 Flux brut : 350 ; flux net : 50 ; excursion débitrice maximum : 50 ; trésorerie : A = –50.

 


Banque B

 

Op.

Journal de la banque B

Débit

Crédit

b1

Caisse. Dépôt du client Burtal

200

 

 

CC Burtal. Dépôt en espèces

 

200

b2

CC Burtal. Virement à A, abd Armand

200

 

 

Compte d’attente compensation. Virement à A

 

200

b3 

 Compte d’attente compensation. Virement de A

150 

 

 

 CC Baron. Virement de Aklee

 

150 

b4 

 Compte d’attente compensation. Position

50 

 

 

   Banque de France. Notre virement à A

 

50 

 

 

600 

600 

Comptes Banque B

 

Client Baron

 

 

Débit

 

 

Crédit

 

 

 

b3

 Virement de Aklee

150

 

 

 

 

 

150

  Client Burtal

 

 

Débit

 

 

Crédit

b2

 Virement à A abd Armand

 200

b1

Dépôt espèces

200

 

Soldé 

200

 

Soldé 

200

  Banque de France

 

 

Débit

 

 

Crédit

 

 [Fonds]

50

b4

Notre virement à A

50

 

  

50

 

Flux net 

50

  Compte d’attente de compensation                         

 

 

Débit

 

Flux brut = 350

Crédit

b3

 Virement de A

 150

b2

Virement à A

 200

 

Position

 50

 

 

 

 

Soldé 

 200

 

Soldé 

 200

 

● Flux brut : 350 ; flux net : 50 ; excursion débitrice maximum : 0 ; trésorerie : B = +50.

Remarque : dans ce modèle, le flux brut de 350 est un flux… d’ordres de paiement et non un flux de fonds. Les ordres de paiement sont échangés sans l’intervention d’aucun argent. Il s’agit donc… d’un troc (idée de « Shiva ») (« La phase de compensation et de règlement permet aux établissements bancaires ou aux institutions assimilées de s’échanger leurs créances respectives [ pas les créances, seulement les ordres de paiement. Du temps de la compensation à la main, c’était stricto sensu. Un chèque ou un ordre de virement ne sont pas des créances. Une créance est le droit d’exiger un paiement (Littré). Un ordre de paiement est l’exigence même qui s’exerce au nom de ce droit. Mais un ordre de paiement n’est pas non plus un titre de créance. Ainsi, un chèque peut très bien être sans provision. Il ne s’échange donc pas non plus de titres de créances dans la chambre de compensation ; ni créances, ni dettes, ni titre de créance, mais seulement des ordres de paiement ] nées des paiements scripturaux et de payer le solde net de ces créances » Cf. BDF). D’autre part, ces ordres sont des nombres, donc ils sont soit égaux, soit inégaux, et dans le second cas, cet échange laisse un solde. Ensuite, si ces ordres n’étaient pas échangés (et donc neutralisés) mais exécutés, ils provoqueraient des virements sur les comptes des banques dans les livres de la Banque de France, comme nous verrons dans l’exemple en temps réel ci-dessous, car, pour des banques, c’est le seul moyen d’effectuer des paiement entre elles. Par conséquent, le solde sera viré compte à compte dans les livres de la Banque de France. Nous pourrons constater que ce solde est exactement le même que celui du second exemple. Les deux méthodes produisent donc le même effet, le contraire serait inquiétant. Les ordres exécutés en temps réel compensent les paiements exactement comme le fait la compensation en chambre. Le résultat serait le même avec dix mille transactions (je vous laisse le soin de les écrire) et j’ai par ailleurs prouvé qu’une compensation multilatérale de n banques est identique à n(n-1) compensations bilatérales (un lecteur me demandait en quoi cette démonstration avait un rapport avec le sujet. Eh bien voilà !). Donc le même effet serait produit aussi bien avec cinq cents banques et quelques millions de transactions.

La conclusion qui s’impose est que, dans la chambre de compensation, il n’y a que neutralisation des ordres de paiement qui, de ce fait, ne seront pas exécutés. Il n’y a donc aucun paiement dans la chambre de compensation. Les soldes de compensation sont seuls réglés hors de la chambre et ils sont réglés sur les comptes des banques dans les livres de la Banque de France puisque c’est là qu’auraient été effectués les paiements s’ils n’avaient pas été neutralisés ; cela du fait qu’il n’existe aucun autre moyen de paiement entre les banques (sinon envoyer un coursier avec une sacoche pleine de billets). Donc, même s’il existait une autre monnaie que la monnaie centrale, elle ne servirait à rien puisque tous les paiements sont effectués en monnaie centrale ou en billets.

Voir à ce sujet les commentaires de « Shiva » dans le billet « On a reçu ça » de Paul Jorion du 13 février 2009 :

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-17632

« Il me semble que les positions sont claires, vous dites (SPQR) :

— le déplacement d’une dette de banque d’un agent économique vers un autre prouve que cette dette est de la monnaie puisqu’elle est échangée. Cela quelque soit les mécanismes sous jacents (cachez ce sein…)

Et nous les irréductibles Gaulois (et Belges !) :

— le déplacement d’une dette de banque entre deux agents économiques à lieu grâce au mécanisme sous jacent qui permet de réaliser l’échange par une transmission de monnaie centrale.

La perception de la réalité est importante dans cette période ou beaucoup cherchent la moindre mèche à allumer. »

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-17693

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-17724

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-17742

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-17797

« L’écriture électronique sur un compte client d’un nouveau crédit, n’est pas un acte de création monétaire de la banque, c’est juste l’expression d’une reconnaissance de dette, à assumer en monnaie centrale. »

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-17886

« Toute la monnaie électronique s’échange directement entre banques (agents financiers), cette monnaie n’est jamais manipulée directement par les clients des banques. Cette monnaie est utilisée par les banques pour leur propre compte, elle peut être restituée au client sous forme fiduciaire uniquement ou déplacé vers le compte central d’une autre banque à la demande du client. »

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-17911

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-18058

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-18249

« Le paiement d’un solde est une opération de simplification comptable mais correspond bien à un recouvrement monétaire de toutes les dettes des parties.

Chaque transaction pourrait être payée individuellement au fil du temps, ou toutes les dettes de l’un puis ensuite toutes les dettes de l’autre, ou le solde en une fois. Cela revient au même toutes les dettes sont payées… »

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-18394

« Je crois que le scandale de la création monétaire par les banques privées et le bénéf illicite afférent est bien utile pour focaliser les tensions, pour plusieurs raisons :

- très simple à comprendre (chapeau magique)
- évidence (mon argent c’est le solde inscrit sur mon relevé de compte)
- injustifiable (les banquiers privés, sans travailler, volent les intérêts sur notre dos)
- tous pourris; les banquiers, et le pouvoir qui leur donne ce « droit légal » (il faut donc bien tout renverser)
- tous complices d’un bout à l’autre de la planète (complot mondial)
- c’est académiquement vrai, (toute la vulgarisation, l’enseignement, les économistes, même les prix Nobels… )

Mais cela ne résiste pas à l’analyse…

Montrer comment s’opère le pillage systématique des marges dégagées par l’économie, et la sophistication des inventions idoines, n’est pas à la portée du premier agitateur venu (ne vous sentez pas visé svp)… »

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-18425

http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-18914

« “Elle est entre les mains de qui la monnaie centrale ?”

Sous forme fiduciaire, entre toutes les mains sous forme électronique entre les mains des banques (commerciales et centrales). »


 

Méthode en temps réel

Pendant le temps de l’expérience, la banque centrale autorise spécialement les découverts sur les CC des banques, découverts qui devront être comblés le lendemain matin.

 

Banque A

 

Op.

Journal de la banque A

Débit

Crédit

a1 

 Créance sur client Aklee. Notre prêt à six mois

150 

 

 

 CC Aklee. Notre prêt à six mois

 

150 

a2 

 CC Aklee. Virement à B, abd Baron

150 

 

 

 Banque de France. Virement à B

 

150 

a3 

 Banque de France. Virement de B abd Armand

200 

 

 

CC Armand. Virement de Burtal 

 

200 

 

 

500 

500 

Comptes – Banque A

Client Aklee

 

 

Débit

 

 

Crédit

a2

Virement à B, abd Baron

150

a1

Notre prêt à six mois

150

 

Soldé 

150

 

Soldé 

150

Client Armand

 

 

Débit

 

 

Crédit

 

 

 

a3

Virement de Burtal 

200

 

 

 

 

Il s’agit d’un véritable dépôt 

200

Banque de France

 

 

Débit

 

 

Crédit

a3

Virement de B abd Armand

200

a2

Virement à B, abd Baron

150

 

 

200

 

Flux net = 50

150

 

Flux brut : 350 ; flux net : 50 ; excursion débitrice maximum : 200 si la banque A est tirée la première, zéro sinon ; trésorerie : A = 50.


Banque B

 

Op.

Journal de la banque B

Débit

Crédit

b1

Caisse. Dépôt du client Burtal

200

 

 

CC Burtal. Dépôt en espèces

 

200

b2

CC Burtal. Virement à A, abd Armand

200

 

 

Banque de France. Virement à A, abd Armand

 

200

b3 

 Banque de France. Virement de A abd Baron

150 

 

 

 CC Baron. Virement de Aklee

 

150 

 

 

 550

550 

Comptes – Banque B

Client Baron

 

 

Débit

 

 

Crédit

 

 

 

b3

Virement de Aklee

150

 

 

 

 

Il s’agit d’un véritable dépôt

150

Client Burtal

 

 

Débit

 

 

Crédit

b2

Virement à A, abd Armand

200

b1

Dépôt en espèces

200

 

Soldé

200

 

Soldé

200

Banque de France

 

 

Débit

 

 

Crédit

b3

Virement de A abd Baron

150

b2

Virement à A, abd Armand

200

 

Flux net = 50

150

 

Flux brut = 350

200

 

Flux brut : 350 ; flux net : 50 ; excursion débitrice maximum : 150 si la banque B est tirée la première, zéro sinon ; trésorerie : B = +50.

Risque d’excursions débitrices maximum dans le système : 200.

Remarque : dans ce modèle, le flux brut de 350 est un flux de fonds, un flux d’argent. 

J’ai une explication simple pourquoi les économistes soutiennent presque tous avec un bel ensemble que les banques commerciales créent de l’argent : parce qu’ils vont à la soupe (Galbraith : « L’économie, discipline complaisante »). S’ils ont le prix de la Banque du Suède, c’est qu’ils ont fayotté plus que les autres. C’est pourquoi les remarques de F. Grua sont si rafraîchissantes : Grua n’était pas un économiste mais un juriste. Donc il n’allait pas à la soupe. Je tiens ces économistes pour des menteurs innocents (Galbraith. Un menteur innocent est un menteur qui croit à ses mensonges), mais aussi pour des nuisibles. Et même pour certains (Hayek, Friedman) pour des criminels. Le fait d’appeler dépôt ce qui n’est pas un dépôt ne relève pas de la science mais du sens commun. Le moindre plombier, fût-il polonais, remarquerait qu’un dépôt implique un objet déposé et que s’il n’y a pas d’objet déposé, il n’y a pas de dépôt. Un économiste,  non. Ce n’est même pas du culot, c’est de l’imbécillité. Musil : « Ce que l’on tient habituellement pour la réalité n’est le plus souvent que la routine. »

Cet essai se propose de montrer comment, sur la base des pressions financières et poli­tiques et des modes du moment, la théorie et les /10/ systèmes économiques et politiques en général cultivent leur propre version de la vérité. Une version qui n’entretient aucune relation nécessaire avec le réel. Personne n’est particulièrement coupable : on préfère, et de loin, penser ce qui arrange chacun. C’est un phénomène dont doivent avoir conscience tous ceux qui ont appris l’économie, qui sont aujourd’hui étudiants ou qui s’intéressent à la vie économique et politique. Ce qui arrange chacun, c’est ce qui sert, ou ne gêne pas les intérêts économiques, politiques et sociaux dominants.

La plupart des auteurs de ces « mensonges » que j’entends démasquer ici ne sont pas volontairement au service de ces intérêts. Ils ne se rendent pas compte qu’on façonne leurs idées, qu’ils se font avoir. Rien ici de juridiquement répréhensible, pas de violation de la loi, mais des croyances, personnelles et sociales. Et aucun sentiment sérieux de culpabilité, mais, très probablement, de l’autosatisfaction.

Malgré le sérieux du propos, l’éclairage porté sur quelques convictions utiles au convaincu et d’autres concepts absurdes peut être très drôle. Ce le fut pour l’auteur, et il espère que ce le sera aussi pour le lecteur. [Les Mensonges (innocents) de l’économie, J. K. Galbraith, Le seuil, 2004]

DÉMONSTRATION SIMPLISSIME

Soient une banque A et une autre banque B
La moyenne quotidienne par banque des paiements compensés en France est de 40.000.

Soit ∑Pab la somme quotidienne des paiements de la banque A à la banque B.
Soit ∑Pba la somme quotidienne des paiements de la banque B à la banque A.

Ces paiements sont provoqués par des ordres de paiement (chèques, ordres de virement etc.).
Soit ∑OPba la somme des ordres de paiement de la banque B à la banque A.
Soit ∑OPab la somme des ordres de paiement de la banque A à la banque B.

Nous avons, évidemment ∑Pab = ∑OPba et ∑Pba = ∑OPab

Paiements en temps réel
À la fin de la journée, nous avons :

∑Pab∑Pba = –(∑Pba∑Pab)   [soit (∑Pab∑Pba) + (∑Pba∑Pab) = 0].

Nous constatons que la trésorerie de la banque A varie de ∑Pba∑Pab

                                  et que celle de la banque B varie de ∑Pab∑Pba.


Paiements compensés
À la fin de la journée, nous avons :


∑OPab∑OPba = –(∑OPba∑OPab) soit ∑OPab∑OPba + (∑OPba∑OPab) = 0.

Nous constatons que la position de la banque A est ∑OPab∑OPba

                                           et celle de la banque B ∑OPba∑OPab.

Or, puisque ∑Pab = ∑OPba et ∑Pba = ∑OPab,

nous avons donc pour A ∑OPab∑OPba = ∑Pba∑Pab

     et d’autre part pour B ∑OPba∑OPab = ∑Pab∑Pba 

 

La variation de trésorerie de la banque A dans le premier cas est égale, en signe et en valeur absolue, à la position de la banque A dans le second cas et la variation de trésorerie de la banque B dans le premier cas est égale, en signe et en valeur absolue, à la position de la banque B dans le second cas.

Donc le résultat des paiements est le même quelle que soit la méthode employée, temps réel, ou différé avec compensation des ordres de paiement et règlement des soldes.


CQFD

Voilà donc la démonstration que M. CHR déclarait impossible lors de l’un de mes précédents billets.

D’autre part, j’ai démontré ici que la compensation multilatérale de n banques est équivalente à n(n-1) compensations bilatérales. Cette démonstration vaut donc pour la compensation multilatérale de 500 banques aussi bien. Cette démonstration prouve que l’existence d’une chambre de compensation n’influe en rien sur la compensation « naturelle » des paiements contrairement à ce que l’on m’a opposé maintes fois au cours de cette discussion.

Quel but poursuivais-je en tentant de démontrer que paiements en temps réel et paiements par chambre de compensation sont équivalents ?

Je tentais de montrer l’équivalence des deux écritures qui correspondent aux deux cas, à savoir, dans le cas du temps réel :

Dû par Trésorerie (Caisse ou Banque de France)

………………à Client Untel

et dans le cas de la compensation :

Dû par Compte d’attente de compensation

………………à Client Untel.

Pourquoi ? Parce que la première écriture est la preuve que l’argent déposé par M. Étienne Chouard, par virement ou par chèque, passe immédiatement dans la trésorerie de la banque, dans les livres de la Banque de France et que par conséquent la somme créditée au compte Client Chouard ne dénote pas de l’argent.

Si paiements en temps réels et paiements par chambre de compensation sont équivalents, alors l’écriture :

Dû par Compte d’attente de compensation

………………à Client Untel.

prouve aussi que l’argent versé par M. Étienne Chouard par chèque ou virement passe directement dans la trésorerie de la banque, c’est à dire sur le compte courant de celle-ci dans les livres de la banque de France, compensation ou pas compensation, ne serait-ce que parce que la compensation a lieu « naturellement », par les paiement eux-mêmes.

Si, lorsque M. Étienne Chouard fait un véritable dépôt d’argent, la somme qui crédite le compte Client Étienne Chouard ne dénote pas de l’argent, comment pourrait-elle dénoter de l’argent quand M. Chouard fait un emprunt dont l’écriture correspondante sera :

Dû par Créance sur Client Chouard

……………..à Client Chouard

écriture dans laquelle il n’y a pas la moindre trace d’argent.

 Ah ! ah ! ah ! Les officiers supérieurs de l’armée anglaise doivent voyager en seconde classe dans des trains qui déraillent plus souvent qu’à leur tour. S’ils étaient mercenaires aux Indes aujourd’hui, ils auraient leur éléphant personnel avec cornac. Ce Brown manie parfaitement le non sense. Et ce n’est qu’un début. La suite promet.

HUMILIATION DES GENERAUX ANGLAIS PAR GORDON BROWN
du 29 au 31 mars 2010 : Dingue. Surréaliste. Fou et effet de la crise des vampires. Imaginez que pour économiser le budget des militaires, Gordon Brown a ordonné aux généraux et amiraux anglais de voyager désormais en... 2e classe, ainsi que tous les officiers! Cela vous montre où ce gouvernement corrompu et vendu aux américains en est arrivé. Et pourquoi ne se déplaceraient-ils pas en trotinette ?
"GORDON BROWN has delivered a final humiliation to the armed forces by ordering admirals, generals and air chief marshals to travel second class to help cut costs. All armed forces personnel must now sit in standard class on trains and planes, whatever their rank, under a new rule that has provoked anger across the political parties". Des hommes qui ont risqué leur vie sur tous les fronts, ayant les manettes de la force de frappe nucléaire, obligés de voyager en 2e classe. Brown n’a pas réalisé qu’il vient de mettre le feu aux poudres. Il ne fait pas bon d’avoir l’armée contre soi. "Surely there are limits to how much humiliation we impose on senior officers" a déclaré un député anglais... Lire le Times de Londres pour le croire... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010

● On en apprend des choses sur le blog de Paul Jorion par Cédric Mas.

● Les illogiques et déraisonnables exigences des Palestiniens

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 23.03.10 | 19h51

À quelques heures d’un entretien très attendu à la Maison Blanche avec Barack Obama, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou est resté inflexible sur la question de Jérusalem. Devant des dirigeants démocrates et républicains du Congrès, il a estimé mardi 23 mars que l’insistance des Palestiniens à obtenir un gel de la colonisation juive est « déraisonnable » et de nature à retarder le processus de paix.

« Nous ne devons pas être piégés par des exigences illogiques et déraisonnables », a-t-il lancé, avant d’ajouter que l’insistance des Palestiniens à obtenir un gel de la colonisation juive « pourrait suspendre les négociations de paix pour un an encore ». La veille au soir, il avait déclaré devant l’Aipac, le principal groupe d’influence américain pro-Israël : « Le peuple juif a construit Jérusalem il y a trois mille ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd’hui [...]. Jérusalem n’est pas une colonie. C’est notre capitale. »

C’est le culot sans frontières, la logique et la raison mêmes, sans parler du droit. C’est le super hôpital de dix mille lits qui se moque de l’infirmerie de trois lits… dans les gravats.            

 

● L’apparition est un miracle permanent. Ce qui fait que l’apparition est un miracle permanent est exactement l’inverse de ce que l’on tient habituellement pour des miracles dont on dit qu’ils sont des apparitions. Quand la Sainte vierge ou son fils apparaissent, l’on crie miracle ! miracle ! Or l’apparition, elle, contrairement à Jésus ou à sa mère, ne paraît jamais. C’est là que réside le miracle. L’on crie miracle ! miracle quand la Saine vierge apparaît mais personne ne crie miracle ! miracle ! alors que l’apparition n’apparaît pas. C’est parce que « personne » est du bétail. Meuh !

● La réponse de la Banque de France à la bergère

La phase de compensation et de règlement permet aux établissements bancaires ou aux institutions assimilées de s’échanger leurs créances respectives nées des paiements scripturaux et de payer le solde net de ces créances. En France, les flux de paiement dit de détail – car ils sont unitairement de montant peu élevé – sont échangés soit de manière bilatérale soit grâce à une infrastructure mutualisée comme CORE. Les soldes nets calculés sont ensuite réglés dans le système de paiement de gros montant TARGET2- Banque de France

C’est bien ce que je disais : ce sont les établissements bancaires qui échangent leurs créances respectives et qui se payent entre elles le solde net des créances. Cela ne demande pas même de démonstration. Le système de compensation abouti au même résultat qu’un supposé (expérience de pensée) système en flux brut (via la BDF) étant donné que dans un cas et dans l’autre ce sont les mêmes ordres de paiement qui, soit entraînent des règlement bruts par leur exécution, soit une compensation des ordres de paiement (la BDF dit « échanges »), le solde seul étant payé. Les établissements bancaires et assimilés et eux seul sont concernés, et tout cela se passe dans leur trésorerie, c’est à dire parmi les nombres d’or.

● Les vases communicants

RÉTICENCE DES RENTIERS FACE À LA PERSPECTIVE DE LEUR PROPRE EUTHANASIE.

En supprimant d’un coup sa dette, un État au bord de l’asphyxie retrouve immédiatement un bol d’oxygène conséquent, correspondant au montant annuel des intérêts versés à ses créanciers. C’est-à-dire presque de quoi reprendre une vie normale, si l’économie réalisée est à la hauteur de son déficit courant. Pour les prêteurs, le moment serait certes dur à passer : il consisterait en effet à payer d’une seule traite le montant des arriérés d’impôt qu’ils ont accumulés depuis vingt ans en préférant des gouvernements qui s’endettent auprès d’eux plutôt que des gouvernements qui lèvent l’impôt sur eux.

LAURENT CORDONNIER (Monde diplomatique)

● Il faut interdire que l’on puisse prendre une assurance sur la voiture du voisin [à son insu]. Si vous assurez la voiture du voisin, il y a un conflit d’intérêt : vous avez intérêt à ce qu’il y ait un accident par Paul Jorion

● Un message de Messer Christophe 8 mars 2010

« … car un nombre de plus en plus grand d’Athéniens devenaient esclaves pour dette. C’est lui le véritable fondateur de l’Athènes que nous admirons] »

Je pense c’est plutôt Solon qui est plus connu pour l’abolition de l’esclavage pour dette. Clisthène est connu pour sa réforme des dèmes qui s’est faite au détriment des anciennes structures claniques, la réforme du corps civil, celle des droits du citoyen et d’autres choses encore. Mais il n’est pas particulièrement connu pour la levée des bornes hypothécaires.

Personnellement je pense qu’on ne peut pas relier Clisthène à l’annulation des dettes. Après quelques recherches sur internet pour vérifier les souvenirs que m’ont laissé une bonne dizaine d’ouvrages sur la Grèce antique, je n’ai pas pu trouver une page qui relie Clisthène à une annulation de dettes. Par contre Solon me semble un candidat plus sérieux dans le rôle du grand annulateur de dettes.

Maintenant, j’ai peut être tort, mais la chose reste à vérifier.

Sinon, mon père m’avait affirmé que les banques ne pouvaient créer d’argent. En effet, je m’étais un peu avancé en citant les thèses de Chouard. Après coups, je me suis aperçu que je n’ avais pas tout compris. C’est à dire que je m’imaginais la création d’argent par les banques par un autre processus que celui décrit par monsieur Chouard, c’est dire la bévue. Mais comme mon père a 25 ans de banque derrière lui… le mot de la fin reste quand même aux professionnels de la profession. Ceci dit, grâce à vous j’y vois un peu plus clairement.

Veuillez agréer mes salutations les plus cordiales.

Messer Christophe.

Cf. « Comment s’élabore un mythe politique : Solon, “père fondateur” de la démocratie athénienne » par Mme Claude Mossé

 

● Magnifique

« La tradition institutionnaliste européenne », par Claude Roche

3/ L’amoralisme de la science économique et sociale

Si l’analyse est juste, reste alors à comprendre un véritable paradoxe : comment se fait-il que cette tradition [l’institutionalisme européen] pourtant si efficace soit devenue si faible chez les intellectuels européens (on la disait, quand j’étais jeune, « confinée chez les mandarins de Sciences Po » !) ?

Poser cette question est encore une fois revenir sur l’idée de la science ou plutôt sur le projet de construire un savoir scientifique dans le domaine de la société. Car on l’a dit ci-dessus le propre de notre tradition c’est de considérer le plus grand nombre – « même les femmes » disait Descartes – comme capable de juger des choses politiques et morales. Or le projet d’une science sociale va s’opposer explicitement à cette idée : c’est même là son origine. Pour être très précis, il va poser comme une nécessité que seuls des êtres raisonnables (les futurs experts) puissent orienter l’action des politiques, et plus encore qu’ils le fassent en s’appuyant sur les mauvais penchants de l’homme : il faut pouvoir canaliser les passions dira Hume, ce qui ipso facto dévalorisait toute référence à la moralité [sale con d’Anglais so comfortable]. D’où ce projet de la science de donner à ceux qui savent et à eux seuls le droit (moral) de juger des actions à réaliser. Mais d’où aussi ce parti pris théorique de ne considérer les hommes que dans la seule recherche de leur intérêt matériel : l’homo oeconomicus. On est bien sûr ici aux sources des idéologies qui deviendront hégémoniques au XXème siècle

On ne sera donc pas surpris : c’est Smith qui, après Hume, lèvera le premier cet étendard. Mais il était encore trop tôt. En fait ce sont Marx et Comte qui auront le plus fait pour cette idée (J.-S. Mill père de « l’homo oeconomicus » est un disciple d’ A. Comte) : l’écho de tels auteurs va créer le terreau sur lequel les sciences sociales modernes vont se développer [hélas ! c’est bien ce que j’ai toujours dit : Marx a porté à son zénith cette prétention, ce qui me permettait d’affirmer en 1978 que Marx n’avait jamais été critiqué, ce qui déplut fort aux crétins Debord et Lebovici (l’affaire est bien connue) ; et cela me donne raison]. Et avec elles ces deux idées si ancrées chez les intellectuels qu’ils les croient naturelles (avec la morgue qui convient pour le « bon peuple ») : « qu’économie et politique n’ont rien à voir avec la morale » (« je suis un amoraliste » dira Keynes [heureusement pour sa réputation, il a dit aussi : « Il faut empaler les rentiers (c’est à dire les propriétaires d’actifs financiers])… et que « la voix du peuple, quand on l’écoute ne mène qu’au populisme » [le populisme t’encule, comme à Athènes. Le grand réformateur démagogue Clisthène, aristocrate snobé par son parti, épousa la cause du peuple et fit, notamment, la remise de toutes les dettes (un sujet d’actualité !), car un nombre de  plus en plus grand d’Athéniens devenaient esclaves pour dette. C’est lui le véritable fondateur de l’Athènes que nous admirons]

De telles idées sont largement admises de nos jours et là aussi elles semblent naturelles. Mais comme pour le marché il faut bien voir qu’elles sont datées et même plus : historiquement erronées. Quoi qu’il en soit et si on les accepte, alors il faut en accepter la contrepartie : au mieux il est vain, au pire liberticide de vouloir introduire de la morale dans l’économie.

L’écho de la thèse de Paul Jorion

La boucle est alors tout près d’être bouclée et c’est par là que je voudrais conclure. Car en défendant l’idée d’institution économique, en le faisant au nom de la raison (du bon sens) et plus encore « de l’éthique », Paul Jorion s’est de nouveau inscrit dans notre tradition institutionnelle. Il l’a même reprise – par sa critique de la spéculation – là où elle s’était arrêtée (et ou Milton Friedman avait lui-même échoué).

Il ne faut pas chercher ailleurs l’origine de l’écho qu’il a reçu : ce n’est pas tant l’individu, ni même son côté prophétique qui ont pu résonner. C’est cet ancrage dans notre tradition de pensée à laquelle inconsciemment nous sommes attachés… et dont on sent confusément que nous l’avons oubliée.

Reste alors à cheminer sur cette voie.

Sachez également que ces tyrans en Grèce étaient en faveur du peuple et promulguèrent à plusieurs reprises le partage égalitaire des terres assorti de mesures vexatoires pour l’aristocratie, mais aussi le législateur spartiate légendaire Lycurgue. Deux mille ans avant Keynes, Lycurgue luttait déjà contre la thésaurisation (remplacement des monnaies d’or et d’argent par des monnaies de fer). Vieille histoire. Ces tyrans et législateurs étaient les présidents Chavez de l’époque. Le populisme t’encule, mon pote et j’espère que bientôt il t’enculera stricto sensu. Madame Parisot fait pipi dans sa culotte ; et le pelvis ou le périnée de notre petit président se porte à merveille.

Cf. également :

♦ « Une métaphysique qui voulait se présenter comme une science » ;

♦ « A propos d’un parallèle entre L’argent, mode d’emploi et Some Considerations Upon Interest de John Locke (1692) » 

● Quelques nouvelles des trous-du-cul par Naomi Klein. C’est certain, Milton Friedman est mort de joie.

● Une erreur commune, très commune, je dirais presque universelle

Étienne Chouard dit :

10 février 2009 à 06:40

Bonjour,

(…)

Comme je le dis depuis des mois, ce dialogue de sourds repose à l’évidence sur un malentendu.

Un malentendu sur la définition de la monnaie.

« Moi » parle d’« apparence » là où de nombreux terriens vivent une réalité bien concrète (une réalité qui dure et se renouvelle toute une vie) : le chiffre que la banque a fait apparaître sur mon compte il y a une quelques années à l’occasion du crédit qu’elle a bien voulu me consentir pour acheter ma maison, ce chiffre a toute la saveur d’une réalité : la réalité de l’appropriation d’un bien réel dont la jouissance exclusive est garantie à ma famille depuis cette création des chiffres si utiles, garantie grâce aux signes monétaires (créances transmissibles, réutilisables) que j’ai pu donner en échange, très en avance sur le travail qui m’a permis finalement de solder l’affaire. Ces chiffres fonctionnant comme n’importe quelle autre monnaie, sous le couvert de la loi (loi qui interdit même parfois, pour les gros paiements, l’usage des billets et nous oblige à utiliser une « monnaie scripturale »), il n’y a aucun abus, je trouve, à y voir de la monnaie, une monnaie légale, même si, vous l’avez compris je ne m’encombre pas de cette légalité pour en contester la légitimité.

Il me semble que ma contestation de la légitimité (politique et économique) de la monnaie-crédit des banques commerciales — cette « chose qui peut être utilisée comme de la monnaie » par un mécanisme qui ressemble fort à de la cavalerie, c’est-à-dire à une escroquerie — cette contestation converge avec la dénégation de Paul que cette « chose scripturale » puisse même être considérée comme « de la monnaie ».

M. Chouard, vous avez fait un emprunt. Cela signifie que votre banque s’est engagée à payer à votre place pendant un certain temps, le temps qu’il vous faudra pour lui rembourser ce qu’elle a payé pour vous. C’est tout. C’est ce que signifie le solde créditeur de votre compte dans les livres de cette banque. C’est un engagement de payer à vue pour une certaine somme quoique vous n’ayez rien déposé dans ce cas. C’est tout.

Votre banque s’est donc chargée de payer pour vous, ce qu’elle fait d’ailleurs pour tous les bénéficiaires d’un compte à vue chez elle et ce qu’elle fait pour vous aussi quand vous y déposez votre salaire. Mais dans le cas de votre emprunt, vous n’avez rien versé à votre banque pour la construction de votre maison.

Or, lors de la construction de votre maison, votre banque n’a pas payé l’architecte, le terrassier, le maçon, le charpentier, les couvreurs, le menuisier, le plombier, l’électricien, le carreleur….

Votre banque a payé la banque de l’architecte, la banque du terrassier, la banque du maçon, la banque du charpentier, la banque des couvreurs, la banque du menuisier, la banque du plombier, la banque de l’électricien, la banque du carreleur…. qui créditeront leurs client après qu’elles auront été elles-mêmes payées par votre banque.

Or les banques se payent entre elles uniquement par virement de compte à compte dans les livres de la banque centrale. La compensation n’y change rien. Ce n’est pas le nombre qui est inscrit sur votre compte qui a payé les banques des artisans, c’est votre banque avec son argent (emprunté), son argent qui est sur son compte à la banque centrale.

François Grua le dit bien : ce qui caractérise le contrat de dépôt à vue, c’est que vous perdez la détention de votre argent en échange d’un droit de disposer de l’argent de la banque comme s’il était le vôtre (novation, échange d’un droit contre un autre). C’est ce que votre banque vous autorise à faire  quand vous empruntez, bien que vous n’ayez rien déposé. Vous réglez vos fournisseurs avec l’argent de la banque et non avec le vôtre (que vous n’avez pas). Or l’argent de la banque est situé physiquement dans les machines de la banque centrale.

En déposant son argent à la banque sur un compte à vue, chacun perd la détention et donc la disposition de son argent en échange d’un droit de disposer de celui de la banque (novation). Comme le signale Paul Jorion, dans le cas d’un dépôt en espèces, vous disposiez immédiatement de votre argent tant que vous ne l’aviez pas déposé tandis qu’après le dépôt vous n’en disposez plus que par l’intermédiaire de la banque. Vous êtes donc soumis au bon vouloir et surtout à la fortune de la banque. C’est la raison pour laquelle les comptes à vue des clients des banques sont dans la classe 2 du plan comptable des banques, à cause de cette non immédiateté, de cette non détention, de cette dépendance. Achetez de l’or.

L’argent liquide, de classe 1, est soit les espèces, si vous les détenez, soit l’argent scriptural des comptes courants des banques (parce que la banque centrale est infaillible), mais… liquide seulement pour les banques qui seules ont un accès direct à cet argent scriptural. Les particuliers, eux, n’ont accès à cet argent-là que par l’intermédiaire des banques, aussi leurs comptes à vue sont-il en classe 2. Leur compte à vue est la porte étroite par laquelle ils peuvent disposer de l’argent des banques, c’est à dire de l’argent scriptural central.

Curieux paradoxe : l’argent scriptural dans les livres de la banque centrale est en fait l’argent des banques et non celui de la banque centrale. La banque centrale détient l’argent des banques ; mais… elle ne peut en disposer. Étonnant, nan ?

Quand vous faites un dépôt à votre banque par chèque ou virement, où va l’argent qui vous était destiné ? Sur le compte courant de votre banque dans les livres de la banque centrale, la compensation n’y change rien. Et d’où vient-il ? D’un autre compte courant d’une banque dans les livres de la banque centrale. (Je réponds à la question de Galbraith : d’ou vient l’argent, où va-t-il ? Et de ce fait votre banque a le droit d’en disposer comme bon lui semble tant qu’elle tient, cependant, son engagement de payer à vue ce que vous lui demandez de payer, avec son propre argent, évidemment.

Il n’y a aucun mystère. Il n’y a d’argent que dans les machines de la banque centrale, dans les caisses des banques et dans les lessiveuses des particuliers. Il n’y a pas de monnaie crédit des banques commerciales, il n’y a que l’argent des banques commerciales qui est situé dans les machines de la banque centrale. Les banques commerciales n’ont pas deux argents, le leur et le vôtre, elles n’en ont qu’un auquel vous pouvez accéder par leur intermédiaire ou bien par des retraits d’espèces à leurs caisses. Achetez de l’or.

Dura lex sed lex

 

CODE MONÉTAIRE ET FINANCIER

TITRE PREMIER : LES OPÉRATIONS DE BANQUE

Chapitre II : Comptes et dépôts

Section 1 : Droit au compte et relations avec le client.

Section 2 : Fonds reçus du public

Section 3 : Garantie des déposants.

Article L311-1

Les opérations de banque comprennent la réception de fonds du public, les opérations de crédit, ainsi que la mise à la disposition de la clientèle ou la gestion de moyens de paiement.

Section 3 : Définition des moyens de paiement.

Article L311-3

Sont considérés comme moyens de paiement tous les instruments qui permettent à toute personne de transférer des fonds, quel que soit le support ou le procédé technique utilisé.

Section 2 : Fonds reçus du public

Article L312-2

Sont considérés comme fonds reçus du public les fonds qu’une personne recueille d’un tiers, notamment sous forme de dépôts, avec le droit d’en disposer pour son propre compte, mais à charge pour elle de les restituer. Toutefois, ne sont pas considérés comme fonds reçus du public :

1. Les fonds reçus ou laissés en compte par les associés en nom ou les commanditaires d’une société de personnes, les associés ou actionnaires détenant au moins 5 % du capital social, les administrateurs, les membres du directoire et du conseil de surveillance ou les gérants ainsi que les fonds provenant de prêts participatifs ;

2. Les fonds qu’une entreprise reçoit de ses salariés sous réserve que leur montant n’excède pas 10 % de ses capitaux propres. Pour l’appréciation de ce seuil, il n’est pas tenu compte des fonds reçus des salariés en vertu de dispositions législatives particulières.

● Je n’ai pas terminé la lecture de l’article, mais je ne voudrais pas vous priver plus longtemps, chers lecteurs, de l’étonnante charge du métisse Claude Ribbe (je sais, il en veut à Dieudonné qui a 16 quartiers de négritude tandis que lui peine à afficher 8 quartiers. Mais ce n’est-là que querelles de nègres. Le petit duc, de Saint Simon, nous en a donné un exemple inoubliable. Pour ce petit duc — de duché récent — il n’était de noblesse que des ducs français ; à ses yeux, la grande noblesse européenne était notable quantité d’importance nulle).

Oui, je m’en souviens. Aristide était accusé de mettre un pneu au cou de ses opposants enchaînés et d’y mettre le feu. Je l’avais surnommé à l’époque : Aristidès pneumatikos (Cf. Limites de conversation).

● Plus con, tu meurs !

Travailler plus pour avoir plus de chômeurs

Au-delà de cette question, le gouvernement ne semble pas avoir pris la pleine mesure des conséquences de la dégradation du marché du travail. Nous vivons dans un pays qui consacre toujours 4 milliards d’euros d’argent public, 0,2 % des richesses produites chaque année, à inciter salariés et entreprises à faire des heures supplémentaires au lieu d’embaucher des jeunes et des chômeurs. Un emploi coûte en moyenne 40 000 euros par an, y compris les charges sociales. Avec ces 4 milliards d’euros, l’État pourrait donc financer entièrement 100 000 emplois nouveaux. Au lieu de cela, grâce à ces subventions massives, on a enregistré 167 millions d’heures supplémentaires au troisième trimestre 2009, soit l’équivalent de 420 000 emplois à temps plein... Tout simplement aberrant.

● Déclaration du polytechnicien Henri Sterdyniak au moment des évènements Je ne mettrais pas même vingt francs pour voir l’altercation entre Paul Jorion et le polytechnicien chez Scheiβerman. À Scheiβerman, je dis Prout, comme P sur un air de Mathieu Chédid. Voici une déclaration du polytechnicien en 2007 :

roma dit :

20 février 2010 à 12:53

Henri Sterdyniak, au moment des prédictions de l’OFCE [de mon cul évidemment. Ah ! ça fait plaisir de parler librement sur son propre site] à la date de parution de l’ouvrage de Paul Jorion [2007, le livre fut écrit en 2005] : « Le modèle qui a fondé la croissance mondiale ne sera pas remis en cause par le ralentissement américain. Les pays asiatiques et les pays producteurs de pétrole continueront à recycler une partie de leurs importants excédents courants dans le financement de la dette extérieure américaine, prévenant la remontée des taux longs. La crédibilité des autorités monétaires rassure sur leur capacité à maîtriser les dérapages inflationnistes et contribue aussi à la sagesse des taux longs, peu sensibles au resserrement monétaire engagé il y a un peu plus de deux ans aux états-Unis. La crise immobilière en resterait alors au stade de l’ajustement d’un marché momentanément en excès d’offre, et ne se transformerait pas en un krach aux conséquences dévastatrices pour la croissance. » [bla bla bla bla…] Dans : Revue (N°276, « Perspectives 2006-2007 pour l’économie mondiale ») et Lettre (N°99 « Perspectives 2006-2007 pour l’économie mondiale par le département d’analyse et prévision de l’OFCE [mon cul] »). On aimerait que des types comme Henri Sterdyniak qui nous éclairent loin devant eux puissent perdre un peu de leur superbe pour se retourner. [ils ne font que ça d’ailleurs, ils tournent selon le vent] Ce serait déjà un gage pour comprendre le présent. mais ils ne préfèrent pas perdre de leur superbe, c’est d’habitude, le roi est nu.

On comprend donc aisément que ce monsieur invoque le hasard pour les prédictions de Paul Jorion documentées par un livre de 350 pages portant sur les causes de ce « hasard ». Il pense que Paul Jorion fait comme lui-même et s’en remet au hasard. L’impudence de ces nuisibles n’a plus de bornes. Cette impudence dure depuis deux cents ans, depuis l’invention par leur saint patron (il a écrit un catéchisme) Jean-Baptiste Say, imbécile notoire, de la science économique et de son objet… l’économie. Ce n’est pas lui qui aurait pu inventer le sucre en poudre, ni même son frère.

● Le théorème de Voyer Le théorème de Voyer peut s’énoncer très simplement sous une forme accessible à tout le monde : « Schumpeter était un con » (private joke). La démonstration est ici.

Ayant brillamment démontré les erreurs manifestes de Schumpeter* dans son livre Théorie de la monnaie et de la banque, tome 2 , pages 211 à 220, intitulé « Compléments pour l’étude de la monnaie et de la banque : L’expansion du crédit » que les lecteurs intéressés pourront trouver sur :  J.A. Schumpeter.

Je propose que nous fassions tous nominer J-P Voyer pour le « Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel » [inutile, tel que je le connais, Voyer refusera ; il chie sur le prix banque de Suède et pas seulement sur la banque de Suède. Il lui arrive même de monter sur la table, de baisser son pantalon et de chier sur la table]

* (ainsi que de quelques autres dont Caire, Plihon, Chaîneau (André ? professeur à Lausanne ? théoricien des groupes de pression ?), Clerc, La Banque de France, Morin, Derudder, Brana, Galand, etc… je pense qu’Étienne Chouard en a plusieurs autres dans sa bibliothèque.

J’emmerde supérieurement tous ces gens-là (à l’exception de Chouard dont je me demande ce qu’il vient faire ici) y compris la Banque de France et le « Manuel de l’Intersyndicale pour le concours de secrétaire-comptable ». À tous, sur un air de Mathieu Chédid, je lis « M » comme Merde. Ce crétin ne se rend même pas compte de ce que l’article wiki joue contre  lui : « Le prétendu multiplicateur des dépôts est logiquement égal à 1 ». Et quand les banques « créent de la monnaie », ce n’est certainement pas en faisant des crédits, mais en diffusant le produit des rachats de bonds par la banque centrale. C’est la banque centrale qui crée. Il lui suffit de faire un chèque. C’est simplissime. Cependant, c’est bien de la dette qui permet à la banque centrale de passer son écriture (les bonds sont la contrepartie du chèque et le tour est joué), mais non pas de la dette des banques commerciales, mais de la dette d’État. Quand les bonds viennent à échéance le Trésor paye la banque centrale qui passe une écriture qui annule celle de la création. L’argent créé sort de la circulation.

Multiplicateur de crédit,
pas multiplicateur de dépôt, crétins !

 

Toute Neuve

6 février 2010 à 08:26

Ayant brillamment démonté les erreurs manifestes de Schumpeter * dans son livre « Théorie de la monnaie et de la banque », tome 2 , pages 211 à 220, intitulé « Compléments pour l’étude de la monnaie et de la banque : L’expansion du crédit » que les lecteurs intéressés pourront trouver sur : http://monnaie.wikispaces.com/J.A.+Schumpeter, je propose que nous fassions tous nominer J-P Voyer pour le « Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel »

* ( ainsi que de quelques autres dont Caire, Plihon, Chaîneau, Clerc, La Banque de France, Morin, Derudder, Brana, Galand, etc … je pense qu’Étienne Chouard en a plusieurs autres dans sa bibliothèque)

Toute Neuve

6 février 2010 à 10:15

En ce qui concerne l’Encyclopédie Universalis, c’est ici: http://monnaie.wikispaces.com/Encyclop%C3%A9die+Universalis

 

Encyclopédia Universalis

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Encyclopédia Universalis

Le « multiplicateur des dépôts »

Une question qui a longtemps obéré l'analyse monétaire est celle du « multiplicateur des dépôts ». Suivons toujours le même exemple simple. La banque B1 a recueilli le dépôt de 100 francs constitué par l’agent A ; B1 doit donc 100 francs à A, dette inscrite au passif de la banque ; mais quelle est la définition de l’actif correspondant ? Les auteurs avaient pensé qu’il s’agissait d’une somme de monnaie ; on le constate, pensaient-ils, dans le cas suivant : A retire son dépôt sous la forme de billets de banque, et son fournisseur le reconstitue (dans la même banque ou dans une autre) sous cette même forme ; les billets déposés chez B1 constituent un actif dans sa caisse ; on voit ainsi, semble-t-il du moins, que la contrepartie de la dette des banques envers le public est une somme de monnaie équivalente qui serait déposée par le public dans les banques. Si la contrepartie de la monnaie était la monnaie elle-même, on conçoit aisément que les dépôts pourraient se multiplier ; les banques seraient à même de prêter simultanément à un nombre indéfini de clients chaque dépôt reçu par elles. La dette des banques serait en quelque sorte fictive si elles trouvaient à leur actif les sommes de monnaie qu’elles doivent au public ; elles pourraient s'engager à hauteur de trois fois 100 francs, par exemple, sur le fondement d’un dépôt de 100 francs seulement, puisque les sommes de monnaie prêtées en surplus seraient, elles aussi, déposées chez elles.

Dans la réalité des faits, les choses se passent tout autrement. Lorsque les banques créent une somme de monnaie, elles « monétisent » une partie équivalente de la production de leur pays ; ce faisant, les banques reçoivent en dépôt un produit équivalent, qui est en attente d'être écoulé. C’est le produit nouveau de chaque période qui est la contrepartie des nouvelles créations monétaires. Il en résulte ― ce qui est beaucoup plus satisfaisant pour l'esprit ― que les banques ne peuvent en aucun cas prêter plusieurs fois un même produit, déposé chez elles. Le prétendu multiplicateur des dépôts est logiquement égal à 1. La monnaie est l'objet d'une création [par la banque centrale et seulement par la banque centrale. La multiplication des crédits ne crée aucune monnaie ; tous les paiements son effectués par compensation et les soldes sont réglés en monnaie centrale. Le montant total des règlements est énorme par rapport aux soldes de compensation, mais ces règlements n’ont pas demandé un seul centime. La compensation est faite pour ça, pour qu’il n’y ait pas besoin de sortir d’argent pour des montants de règlements énormes] et non d'une multiplication.


Notes [assasines]

Nous sommes bien d'accord qu'il faut parler de multiplicateur des crédits (et non de multiplicateur des dépôts), celui ci étant très limité pour une seule banque et fonction des paramètres de :
- demande de monnaie centrale (billets) de la part des agents non financiers (variable suivant les habitudes de paiement, le lieu et l'époque)

- taux des réserves obligatoires (fixés par la banque centrale: 2% actuellement dans la zone euro)
- nécessité de compenser en monnaie centrale les soldes de compensations (égal à zéro si « les banques marchent au même pas »).

● Charte du réseau international juif anti-sioniste (IJAN)

● Note d’information n° 3 de Gilles Bonafi

● L’Europe est une grosse connasse par Jean-Claude Werrebrouck

● La prétendue science économique est une pathologie

● Le capitalisme a fait et fera plus de millions de morts que le soviétisme

● Renaud Revel, chien de garde de camp de concentration Je décerne une croix gammée d’honneur à Taddeï. Lire ici.

 

La nouvelle pensée inique par Bruno Lemaire. Voyer, il diavolo ; là où Voyer paraît surgit al zizanie (je la laisse celle-là, elle est trop belle : al zizanie, « la mauvaise herbe » en arabe, semer al zizanie. Ne pas confondre avec al Zanini célèbre auteur arabe contemporain né, comme son nom l’indique, dans la ville de Zanine en Palestine). Surtout dans les détails. Voyer est amoureux des détails. Voyer est un grammairien. La grammaire est dans les détails. DOC 2014-05-06

● Mesrine atteint 48.000 euros. C’est donc moins que l’honneur de Jacques Langue (76.200 euros. Allusion au procès Langue — pendante — contre Hallier) dont l’anus est extrêmement dilaté, mais cela indique que personne n’a oublié Mesrine. Son fils se réjouit que la vente ait échoué car, selon lui, ces lettres doivent demeurer patrimoine familial. Tel père, tel fils. D’autre part, il y a  un certain honneur chez « la famille » qui aurait pu accepter la transaction (à 2.000 euros près. Un petit bourgeois aurait transigé) : « Salaud de cave, tu banque 50.000 ou tu vas te faire foutre. » La « famille » interprète comme une insulte que la demande bourgeoise mégote à deux mille euros près. C’est une insulte, en effet, et accepter ce marché d’épicier eut été accepter une insulte. J’interprète généreusement le comportement de « la famille » comme un test pour connaître la cote du pater familias. Plus cette cote est haute, plus Mesrine est sacré bandit d’honneur. Il a quand même atteint 48.000 euros et il n’avait pas le cul dilaté, lui.

● Hélas ! je me suis trompé Je me suis réjoui trop tôt. Il n’y a pas seulement trois millions de sales cons en France comme je l’avais espéré suite à la vaccination ; mais bien au moins huit millions qui ont regardé le petit président à la télévision. Je me trompe encore. J’oublie les rieurs et les masochistes, mettons trois millions. Ça fait quand même cinq millions de sales cons en France.

● La dictature qui vient

DEMANDEZ LA PERMISSION DE BERLUSCONI POUR METTRE UNE VIDEO SUR YOUTUBE
du 20 au 23 janvier 2010 : Cela fait maintenant 4 ou 5 mois que je vous annonce ici la montée du fascisme européen, eh bien voici la dictature digitale puisque l’Italie a décidé de mettre en oeuvre une directive européenne 2007/65/CE qui oblige les internautes à demander l’autorisation pour mettre une video en ligne... "Les vidéos sur Internet connaissent leurs dernières heures en Italie. D’après un décret adopté par le Parlement italien et qui entrera en vigueur le 27 janvier prochain, une autorisation auprès du ministère italien des communications est désormais obligatoire pour "diffuser et distribuer sur Internet des images animées, accompagnées ou non de son". "La loi assujettie la retransmission d’images sur le web aux mêmes règles caractéristiques que la télévision, qui requièrent une autorisation préalable à toute diffusion par le ministère de la Communication, c’est une limitation incroyable de la façon dont l’Internet fonctionne", a rappelé l’ancien ministre des Communications et membre de l’opposition Paolo Gentiloni sur son blog. "Ce décret est un véritable scandale", a-t-il ajouté. Des sites de partage de vidéo, comme YouTube, seront ainsi soumis aux mêmes obligations que la RAI". Lire L’Obs. Revue de Presse par Pierre Jovanovic

NOUS SOMMES TOUS DES SERFS DE NICOLAS SARKOZY
du 20 au 23 janvier 2010 : "Rappelons qu’au Moyen-Age, un homme était considéré comme serf lorsqu’il devait plus de 40 jours d’impôts à son Seigneur..." peut-on lire sur le site de Liberté Chérie. Bien vu. Le même site nous rappelle que "Les dépenses publiques dévorent cette année 53,6% du PIB. Si l’on rapporte cette statistique au calendrier, il apparaît qu’en 2007 les Français auront consacré 196 jours sur 365, soit jusqu’au 16 juillet, à financer le secteur public. Les Français travaillent donc plus d’un jour sur deux pour l’Etat". C’est trop drôle ! Seul problème, à l’époque le Seigneur avait le droit de battre monnaie, le droit de cuissage et bien sûr de faire la guerre au premier voisin trop encombrant. Le serf, lui, attendait que le Seigneur parte finalement à Jérusalem pour faire les yeux doux à sa dame laissée en plan avec ou sans une ceinture de chasteté... Ce qui avait donné naissance à la littérature romantique avec lesquels des hommes sans trop de condition, des serfs, des manants, pouvaient faire la cour, via des poèmes, à la dame en question. Bon... Pourquoi pas ? Il serait temps alors que Sarkozy parte à Jérusalem. Je suis sûr que la littrétaure française aura beaucoup à y gagner... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2010

● John Christensen, combattant infiltré dans les paradis fiscaux « la crise à venir sera, elle, démocratique…» Ça serait très bien en effet. La présente crise est déjà la crise de la démocrachie. Ce serait très bien qu’elle devienne démocratique cette crise. Qui sait ?

[zSionisme]

Le problème, c’est le sionisme

● Gilad Atzmon en grande forme Righteous murderers. Pourquoi faut-il autant d’agents du Mossad pour étouffer un Palestinien avec un oreiller ?

● Je lis sur la quatrième de couverture du livre de Yacov M. Rabkin Au nom de la Torah : Une histoire de l’opposition juive au sionisme : « L’association des Juifs avec l’État d’Israël est facile, presque automatique. “L’État juif” et “L’État hébreu” sont devenus des termes courants. Pourtant, parmi les partisans inconditionnels d’Israël, il y a moins de juifs que de chrétiens. » Bon sang, mais c’est bien sûr. Je n’y avais jamais pensé. Cela ressemble à ces gens dont parle Jorion qui assurent la voiture du voisin (à son insu) afin d’empocher des dédommagements si le voisin a un accident (quel vice !).

● Banalité du symbolisme juif par Gilad Atzmon. Je n’ai jamais lu de tel réquisitoire contre le sionisme. DOC 2010-03-11-2

● Hegel et l’esprit juif Par Gilad Atzmon (via alterInfo) DOC 2010-03-11

L’échec du sionisme à créer un juif civilisé et humaniste est patent. En lieu et place, le sionisme a réussi à produire une version extrêmement brutale du sujet tribal diasporique qu’il entendait amender. Inutile de dire que les crimes de guerre israéliens ne sont pas des événements rares et épisodiques : ils sont, de fait, institutionnels. Ils sont perpétrés par une armée populaire [« Tsahal »] qui obéit aux ordres que lui donne un gouvernement démocratiquement élu. Par-dessus le marché, les crimes d’Israël sont approuvés par l’immense majorité des Israéliens. Le fait qu’en pleine guerre contre Gaza 94 % de la population juive d’Israël a soutenu le crime génocidaire suffit plus qu’amplement à incriminer la totalité de la société israélienne, en tant que collectif.

● La vallée des loups Par Gilad Atzmon

Le divorce diplomatique actuel entre Israël et la Turquie n’est qu’un symptôme d’un phénomène qui ne fait que s’amplifier : Israël, les lobbies juifs et les propagandistes racistes juifs dans le monde entier sont en train de recourir à divers moyens pour tenter de dissimuler la vérité du projet national juif et ses implications inhumaines gravissimes. Ainsi, un responsable officiel israélien recourra à un siège surbaissé, agrémenté d’un arsenal d’incivilités outrageantes, afin d’humilier un diplomate étranger, tandis que les propagandistes juifs ethniques, au sein de la mouvance de gauche, auront tendance à crier à l’antisémitisme afin de tenter de paralyser totalement le discours antisioniste. Dans leur univers, les juifs n’assument jamais aucune responsabilité. Sur leur planète ségréguée, les juifs ne regrettent jamais rien : ils ne se repentent jamais de rien. Les Goyim, de l’autre côté, sont soumis à un flot incessant d’insultes au seul motif qu’ils ont dit la vérité, voire même simplement qu’ils ont été associés à la vérité. Si Israël et ses séides pensent qu’ils pourront poursuivre dans cette tactique encore longtemps, ils se gourent gravement.

Le vent est, en effet, en train de tourner.

L’authenticité est le pilier porteur de l’humanité. L’espoir est alimenté par notre capacité à dire les choses telles que nous les voyons. A cet égard, la Turquie est une lumière, au bout du tunnel. En l’occurrence, c’est la télévision et les dirigeants turcs qui sont déterminés à dire ouvertement ce que nos dirigeants « libéraux » refusent d’admettre, non seulement en paroles mais même en pensée.

Ce n’est pas du côté israélien que se trouve la vérité. De fait, la vérité est en passe de devenir le pire ennemi du projet national juif, de sa narration phantasmatique et de sa notion totalement fictionnelle de l’Histoire. Les Israéliens savent, confusément, que la vérité finira par s’imposer. Ils ont bien des motifs pour paniquer.

Le mur de la défiance commence tout juste à sortir de terre autour d’eux et des lobbies qui les soutiennent.

● Defamation Ligue Par Gilad Atzmon

● Les analyses de Gilad Atzmon

● Douze articles en français de Gilad Atzmon Selon Atzmon, Israël est une perversion sans aucune comparaison possible. Autrement dit, Israël innove dans la barbarie. Au début du siècle dernier se posait la question : comment encore écrire de la musique après Wagner. Aujourd’hui s’est posée la question : comme encore innover dans la barbarie après Hitler. C’est chose faite selon Atzmon car, tandis que le nazisme était une dictature, Israël est une démocratie. Il ne s’agit pas de banalisation du mal, mais de démocratisation du mal. C’est le mal pour tous. C’est la barbarie à visage démocratique.

Maintenant, ça suffit : il faut se lever et dire qu’à la différence des Nazis, qui respectaient les autres mouvements nationalistes – y compris le sionisme – Israël n’a strictement aucun respect pour quiconque, y compris ses voisins de palier. Il faut prendre conscience du fait que le comportement israélien est le summum de la barbarie biblique, après lequel il n’y a plus que le cannibalisme. Israël n’est rien d’autre que le mal pour l’amour du mal. C’est une perversion sans aucune comparaison [la vertu outragée selon Ilan Pappe].

Dès lors, entre Israël et les Nazis, il n’existe plus la moindre différence qui permettrait de procéder, à proprement parler, à une comparaison. Et si comparaison il devait y avoir, ce serait alors les Israéliens qui remporterait le championnat de la brutalité, pour des raisons évidentes. L’Allemagne nazie était une tyrannie, alors qu’Israël est une démocratie, gouvernée par un gouvernement d’union nationale majoritairement de centre gauche. Si nous n’avons à notre disposition aucun instrument objectif précis permettant de mesurer l’approbation des crimes nazis par le peuple allemand (pour commencer, les Allemands n’étaient pas informés des crimes homicides nazis. Ensuite, il n’existait en Allemagne, à l’époque, aucun organisme de sondage indépendant), la population israélienne, elle, approuve collectivement les crimes de son gouvernement au Liban, et ce fait est surabondamment attesté par une foultitude de sondages.

    

Le mur de Fer  Vladimir Jabotinski  →

● Quand le moment sera-t-il venu pour nous, Palestiniens ? Mustafa Barghouthi  (The New York Times) Relayé par AlterInfo

♫ Musique« Ainsi Obama finance le terrorisme juif » d’Akiva Al-Dar (Haaretz) Relayé par Alterinfo.

♫ Quand je pense à Fernande, je mange, je mange ; quand je pense à Félicie, je mange aussi.

● Le vol d’organes sur des Palestiniens, c’était donc vrai (Loubnan ya Loubnan) 22 décembre 2009

● « Un soldat mort vaut mieux qu’un soldat captif » Jonathan Cook (Info-Palestine.net) 16 décembre 2009

● Étonnant ! Quelle mouche a piqué la baronne. (Info Palestine relayé par AlterInfo) Voilà donc une nouvelle Dame de Fer ?

La femme d’État britannique, qui a aussi servi comme Commissaire pour le Commerce dans la Commission Européenne, a dit que d’après l’UE, « Jérusalem Est est un territoire occupé, comme la Cisjordanie ».

Mme Ashton a réclamé qu’Israël lève immédiatement son blocus de la bande de Gaza et a rappelé que l’UE s’oppose à l’existence de la barrière de séparation comme aux démolitions de maisons et aux expulsions de Palestiniens de leurs foyers à Jérusalem-est.

   

De la liquidité par Frédéric Lordon  → 

Efficace allocation du capital, mon cul. Les miracles de la liquidité. Magistrale leçon : Combien de temps faut-il enfermer les furieux ? Tout le temps, ce n’est pas bien. Temps nul, c’est ce qui a lieu. Donc… un certain temps. C’est encore l’histoire du canon qui se refroidit après qu’il a tiré un coup. Il n’y a plus qu’un petit détail à régler. Afin que quoi que ce soit change, il faudra passer sur le ventre de ces gens-là. Qui s’en chargera ? [DOC 2010-01-21]

● Les Hamerloques envahissent Haïti Le petit président se couche devant le grand président Obama. Il lèche ses bottes.

● Perceval : le rap de la sorcière

● L’avis d’un ajusteur mécanicien  Alien est un film sur la machine à coudre. Je l’ai revu en tout petit petit format récemment ; c’est ridicule (seul le chat est à la hauteur) ; mais je maintiens mon jugement. Les formes du mécanisme de la machine à coudre sont des formes organiques. Le gars qui a inventé ça n’avait pas les deux pieds dans le même sabot.

● Notre petit président n’aime pas du tout Obama Il est trop grand pour lui. Va-t-il ramener Haïti dans son escarcelle ?

● La communauté internationale est une grosse salope par Mireille Fanon-Mendès France

Rien ne peut dire les 1 400 morts, les quelque 5 000 blessés dont certains ont dans leur chair, à tout jamais, le bruit des bombes et la violence de l’agression terrestre, rien ne peut dire les années d’embargo qu’une communauté internationale n’a pas été capable d’interdire, tout simplement en rappelant à l’État d’Israël qu’il a des obligations internationales qu’il se doit, au regard du pacta sunt servanda, de respecter. Rien ne dira jamais assez les soixante-deux ans d’occupation de la Palestine avec l’aval de cette même communauté internationale.

Ces incapacités ne font que confirmer la représentation que se donne l’Occident de lui-même, « blanc », sûr de lui et dominateur, Occident de la crise organisée et utilisée à son seul bénéfice, parangon de l’esprit sécuritaire, un Occident qui met à genoux un continent entier comme l’Afrique et qui nie aux peuples leurs droits à disposer librement de leurs ressources.

Sarkozy fait ses voeux à la Santé (Sarkofrance)

La compensation et les règlements interbancaires de Jean Bayard → 

Une étude de Heil Myself sur la question de la création monétaire non centrale.

● Le président Medvedev et le colonel Poutine, quel beau couple !

● Un Afghan infiltre la CIA Mais où va-t-on ? C’est la fin de la Prout Civilization.

● Le faux-jeton socialiste avec sa gueule de travers par Greg Palast

● Merry Christmas colonel Lawrence ! par Gideon Levy

● Je constate avec plaisir que les Français ont voté NON au vaccin, NON à Sanofi et le reste. Il n’y a donc que 4,6 millions de sales cons dans ce pays (si l’on excepte les enfants vaccinés de force, le corps médical vacciné par devoir et les militaires vaccinés sur ordre, le nombre réel est peut-être de 3 millions seulement. Le plus grand parti de France, le parti des abstentionnistes intervient certainement pour beaucoup dans le résultat de cette votation. Ils ont voté comme d’habitude, avec leurs pieds, en restant chez eux). Bonne nouvelle.

Ça y est ! pour la première fois de ma vie, et peut être la dernière, j’ai voté.

● Sarközy est un hongrois qui n’a jamais bu une goutte de Tokay. Ainsi, tout s’explique. Il n’a de cesse de mettre à bas la France viticole, la France gallo-romaine de Clovis, la France du corton-charlemagne qui ne tachait pas la barbe du Grand Charles avant la lettre. Notre grand Charles à nous fumait comme un pompier, mais buvait-t-il ? Aujourd’hui, la doctrine est celle de la vie zéro fumeur, la vie zéro mort, la vie zéro vie. Zeroviskaïa ! Na Zdarovié. с новым годом

Le Dépôt de monnaie en banque par François Grua  → 

Magnifique texte signalé par nuknuk66 at Jorion’s

● Les pauvres sont de sales cons et les riches de gros salauds (Mais aussi de gros cons, évidemment) par Henry Liu (ContreInfo)

● La bourre caca va noyer l’OUMP dans la merde

● Algarade at Jorion’s place

Pour son malheur, M. Casanova a lancé un défi à Paul Jorion : « Je vous défie de me donner une phrase de Keynes sur ce sujet [la condamnation par Keynes de la spéculation et des spéculateurs sous prétexte que Keynes fut lui-même un grand spéculateur avisé]. Le chevalier Chouard s’y colle et relève le défi. Dans ses mémoires, Casanova nous dit qu’il fut surpris, quand il arriva à Paris, par la politesse des Français. Il expliquait celle-là par le fait que si l’on n’était pas strictement poli, on avait vite fait d’avoir une affaire (entendez, un duel. À moi, comte deux mots… À deux pas d’ici je vous le fais savoir... Roger de Beauvoir, qui en réalité se nommait Roger de Bully, avait déjà tué plusieurs hommes en duel quand il faillit expédier notre grand Balzac. Heureusement Balzac présenta des excuses. Tout cela mettait Schopenauer  en rage. Et pourquoi donc ?). Je reproduis cela ici parce que ça en vaut la peine. J’avais été étonné, il y a un an environ, quand je lus la Théorie générale de Keynes, ainsi qu’un recueil de quelques uns de ses textes, qu’il fît grand cas du pasteur Malthus que je déteste pour d’autres raisons.

Étienne Chouard dit :

20 décembre 2009 à 01:52

Bonjour Paul.

J’étais là, ce midi, rivé à mon poste radio, te supportant et t’encourageant : « Vas-y, mets-lui une droite, à ce prétentieux, voilà… Ah ! Comme il ment, le Tartuffe ! Réponds-lui, voilà, bien dit ! Mais que vient faire ici Rousseau, espèce de sophiste ?! Ah, mais ce Casanova est hautain à vomir, on voit bien qu’il n’est pas assez souvent contredit en public… Ah, mais tu t’étrangles enfin, Casanova, l’ami des spéculateurs, accusé de la plus vile propagande devant tout le monde… tu fais moins le mariole quand on t’oppose un contradicteur qui connaît son affaire et qui a du courage, hein ?… »

Je pense que nous avons été nombreux ici à t’écouter avec plaisir.

Casanova : — (…) Vous comprenez parfaitement le fonctionnement des marchés à terme, ce qui pour un anthropologue est parfaitement louable, mais… (…) Keynes a été le plus grand spéculateur de sa génération (…) donc, la condamnation… grossière de la spéculation pour en appeler au sentiment populaire contre la spéculation n’est pas un raisonnement digne d’une personne qui réfléchit.

Jorion : — Oui, c’est parce que Keynes connaissait si bien la spéculation qu’il en a demandé l’interdiction lui aussi.

Casanova : — Non non il n’a demandé aucune interdiction de la spéculation : je vous défie de me donner une phrase de Keynes sur ce sujet (…)

[Source : France Culture, La Rumeur Du Monde, 19/12/2009.
Les passages surlignés le sont par É Chouard]

Paul, pour t’aider à répondre au défi de Casanova Le Fier-à-bras, voici quelques extraits de la Théorie générale qui disent, directement ou indirectement, le plus grand mal des spéculateurs, comme tu le résumais à ta manière.

Mieux : Keynes ne s’en prend, finalement, pas seulement aux spéculateurs, mais plus généralement à tous les rentiers… et il ne se contente pas de les interdire : il envisage carrément, sans sa conclusion devant l’Histoire, de les euthanasier… (Bon, par mansuétude, une inflation soutenue fera l’affaire, pas de massacre pour le moment…)

Dans ces conditions, est-ce que le défi casanovesque est relevé ?

Extraits de la Théorie générale de Keynes : [Les passages surlignés le sont par É Chouard]

(p. 170) « Pour l’investisseur professionnel, c’est donc une obligation impérieuse de s’attacher à anticiper ceux des changements prochains dans l’ambiance et l’information que l’expérience fait apparaître comme les plus propres à influencer la psychologie de masse du marché. Telle est la conséquence inévitable de l’existence de marchés financiers conçus en vue de ce qu’on est convenu d’appeler « la liquidité ». De toutes les maximes de la finance orthodoxe, il n’en est aucune, à coup sûr, de plus antisociale que le fétichisme de la liquidité, cette doctrine selon laquelle ce serait une vertu positive pour les institutions de placement de concentrer leurs ressources sur un portefeuille de valeurs « liquides ». Une telle doctrine néglige le fait que pour la communauté dans son ensemble il n’y a rien qui corresponde à la liquidité du placement. Du point de vue de l’utilité sociale l’objet de placements éclairés devrait être de vaincre les forces obscures du temps et de percer le mystère qui entoure le futur. En fait l’objet inavoué des placements les plus éclairés est à l’heure actuelle de « voler le départ », comme disent si bien les Américains, de piper le public, et de refiler la demi-couronne fausse ou décriée. »

______________

(p. 173) « S’il nous est permis de désigner par le terme spéculation l’activité qui consiste à prévoir la psychologie du marché et par le terme entreprise celle qui consiste à prévoir le rendement escompté des actifs pendant leur existence entière, on ne saurait dire que la spéculation l’emporte toujours sur l’entreprise. Cependant le risque d’une prédominance de la spéculation tend à grandir à mesure que l’organisation des marchés financiers progresse. Dans une des principales Bourses des Valeurs du monde, à New York, la spéculation au sens précédent du mot exerce une influence énorme. Même en dehors du terrain financier la tendance des Américains est d’attacher un intérêt excessif à découvrir ce que l’opinion moyenne croit être l’opinion moyenne, et ce travers national trouve sa sanction à la Bourse des Valeurs. Il est rare, dit-on, qu’un Américain place de l’argent « pour le revenu » ainsi que nombre d’Anglais le font encore ; c’est seulement dans l’espoir d’une plus-value qu’il est enclin à acheter une valeur.

Ceci n’est qu’une autre façon de dire que, lorsqu’un Américain achète une valeur, il mise moins sur le rendement escompté que sur un changement favorable de la base conventionnelle d’évaluation, ou encore qu’il fait une spéculation au sens précédent du mot. Les spéculateurs peuvent être aussi inoffensifs que des bulles d’air dans un courant régulier d’entreprise. Mais la situation devient sérieuse lorsque l’entreprise n’est plus qu’une bulle d’air dans le tourbillon spéculatif. Lorsque dans un pays le développement du capital devient le sous-produit de l’activité d’un casino, il risque de s’accomplir en des conditions défectueuses. Si on considère que le but proprement social des Bourses de Valeurs est de canaliser l’investissement nouveau vers les secteurs les plus favorables sur la base des rendements futurs, on ne peut revendiquer le genre de succès obtenu par Wall Street comme un éclatant triomphe du laissez-faire capitaliste. Et il n’y a là rien de surprenant, s’il est vrai, comme nous le pensons, que les meilleurs esprits de Wall Street étaient en fait préoccupés d’autre chose.

De telles tendances sont une conséquence presque inévitable du succès avec lequel on a organisé la « liquidité » des marchés de capitaux. Il est généralement admis que, dans l’intérêt même du public, l’accès des casinos doit être difficile et coûteux. Peut-être ce principe vaut-il aussi en matière de Bourses. Le fait que le marché de Londres ait commis moins d’excès que Wall Street provient peut-être moins d’une différence entre les tempéraments nationaux que du caractère inaccessible et très dispendieux de Tlirogmorton Street pour un Anglais moyen comparée à Wall Street pour un Américain moyen. La marge des jobbers, les courtages onéreux des brokers, les lourdes taxes d’État sur les transferts, qui sont prélevés sur les transactions au Stock Exchange de Londres, diminuent suffisamment la liquidité du marché (l’usage des règlements de quinzaine agissant d’ailleurs en sens inverse) pour en éliminer une grande partie des opérations qui caractérisent Wall Street. La création d’une lourde taxe d’État frappant toutes les transactions se révélerait peut-être la plus salutaire des mesures permettant d’atténuer aux États-Unis la prédominance de la spéculation sur l’entreprise. »

___________________

(p.174) « Devant le spectacle des marchés financiers modernes, nous avons parfois été tentés de croire que si, à l’instar du mariage, les opérations d’investissement étaient rendues définitives et irrévocables, hors le cas de mort ou d’autre raison grave, les maux de notre époque pourraient en être utilement soulagés ; car les détenteurs de fonds à placer se trouveraient obligés de porter leur attention sur les perspectives à long terme et sur celles-là seules. Mais il suffit d’un instant de réflexion pour comprendre qu’une telle méthode pose un dilemme ; car, si la liquidité du marché financier contrarie parfois l’investissement nouveau, en revanche elle le favorise le plus souvent. Le fait que chaque investisseur individuel se flatte de la « liquidité » de sa position (ce qui ne saurait être vrai de tous les investisseurs pris collectivement) calme ses nerfs et lui fait courir plus volontiers les risques. Si on enlevait aux achats individuels de valeurs leur caractère liquide, il en résulterait un sérieux obstacle à l’investissement nouveau tant que s’offriraient aux individus d’autres moyens de conserver leurs épargnes. C’est là que gît le dilemme. Tant que les individus auront l’alternative d’employer leur richesse, soit à thésauriser ou a prêter de l’argent, soit à acheter des biens capitaux réels, on ne pourra rendre le second terme de l’alternative assez attrayant (surtout pour ceux qui n’administrent pas les biens capitaux et qui n’ont aucune connaissance spéciale à leur sujet) qu’en organisant des marchés où ces biens puissent être aisément transformés en espèces.

Le seul remède radical aux crises de confiance qui affligent la vie économique moderne serait de restreindre le choix de l’individu à la seule alternative de consommer son revenu ou de s’en servir pour faire fabriquer l’article de capital réel qui, même sur la base d’une information précaire, lui paraît être l’investissement le plus intéressant qui lui soit offert. Peut-être, à certains moments, lorsqu’il serait plus que de coutume harcelé par des doutes au sujet de l’avenir, l’incertitude le conduirait-elle à consommer plus et à investir moins. Mais on éviterait par ce moyen les répercussions désastreuses, cumulatives et presque illimitées du fait que les personnes envahies par le doute peuvent s’abstenir de dépenser leur revenu d’une façon ou d’une autre. »

______________

(p. 368) « Mais il y a une seconde partie de notre analyse dont les conséquences sont beaucoup plus importantes pour l’avenir des inégalités de fortune ; c’est notre théorie du taux de l’intérêt. On justifiait jusqu’ici une certaine élévation du niveau de l’intérêt par la nécessité de fournir à l’épargne un encouragement suffisant. Mais nous avons démontré que le montant effectif de l’épargne est rigoureusement déterminé par le flux de l’investissement et que l’investissement grossit sous l’effet d’une baisse du taux de l’intérêt, pourvu qu’on ne cherche pas à le porter au delà du montant qui correspond au plein emploi. La politique la plus avantageuse consiste donc à faire baisser le taux de l’intérêt par rapport à la courbe de l’efficacité marginale du capital jusqu’à ce que le plein emploi soit réalisé.

Ce critère conduira, sans aucun doute, à un taux de l’intérêt beaucoup plus faible que celui qui a régné jusqu’ici, et pour autant qu’on puisse faire des conjectures au sujet des courbes de l’efficacité marginale qui correspondent à un équipement en capital de plus en plus développé, il y a lieu de croire que le maintien plus ou moins continu d’une situation de plein emploi exigera une baisse profonde du taux de l’intérêt, sauf toutefois si dans la communauté tout entière (État compris) il se produit une forte variation de la propension à consommer.

Nous sommes convaincu que la demande de capital est strictement limitée, en ce sens qu’il ne serait pas difficile d’accroître l’équipement jusqu’à ce que son efficacité marginale tombe à un chiffre très faible. Ceci ne veut pas dire que l’usage des biens de capital ne coûterait presque plus rien, mais seulement que le revenu qu’on en tirerait aurait tout au plus à couvrir la dépréciation due à l’usure et à la désuétude, et une certaine marge destinée à rémunérer les risques ainsi que l’exercice de l’habileté et du jugement. En bref, les biens durables de même que les biens éphémères fourniraient au cours de leur existence un revenu global couvrant tout au plus le coût du travail nécessaire à les produire, augmenté des coûts de l’habileté et de la surveillance et d’une allocation correspondant aux risques.

Cet état de choses serait parfaitement compatible avec un certain degré d’individualisme. Mais il n’en impliquerait pas moins l’euthanasie [la disparition progressive ÉC] du rentier et par suite la disparition progressive chez le capitaliste du pouvoir oppressif additionnel d’exploiter la valeur conférée au capital par sa rareté. L’intérêt ne rémunère aujourd’hui aucun sacrifice véritable non plus que la rente du sol. Le détenteur du capital peut obtenir un intérêt parce que le capital est rare, de même que le détenteur du sol peut obtenir une rente parce que le sol est rare. Mais, tandis que la rareté du sol s’explique par une raison intrinsèque, il n’y a aucune raison intrinsèque qui justifie la rareté du capital. Il n’existerait de façon durable une raison intrinsèque de cette rareté, c’est-à-dire un sacrifice véritable que l’offre d’une récompense sous forme d’intérêt pourrait seule faire accepter, que si la propension individuelle à consommer était assez forte pour que l’épargne nette en situation de plein emploi devienne nulle avant que le capital fût suffisamment abondant. Et, même dans ce cas, les Pouvoirs Publics auraient encore la ressource d’entretenir une épargne commune assez importante pour permettre au capital de se développer jusqu’à ce qu’il cessât d’être rare.

Dans l’évolution du capitalisme, la présence de rentiers nous semble marquer une phase intermédiaire qui prendra fin lorsqu’elle aura produit tous ses effets. Et la disparition du rentier entraînera bien d’autres changements radicaux dans ce régime. Le grand avantage du programme que nous préconisons, c’est que l’euthanasie du rentier ou du capitaliste oisif [sans profession ÉC] n’aura rien de soudain, qu’elle n’exigera aucune révolution, qu’elle résultera de la simple persistance pendant un certain temps de l’évolution graduelle que la Grande-Bretagne a connue récemment.

Dans la pratique on pourrait donc se proposer (tout ceci n’a rien d’irréalisable) d’une part d’augmenter le volume de l’équipement jusqu’à ce qu’il cessât d’être rare, de manière à supprimer la prime attribuée au capitaliste oisif ; d’autre part d’aménager les impôts directs de manière à affecter au service de la communauté sur la base d’émoluments raisonnables l’intelligence, le dynamisme et la capacité administrative des financiers, entrepreneurs et tutti quanti (qui certainement aiment assez leurs métiers pour que leur travail puisse être obtenu à bien meilleur marché qu’à présent). »

[Source: J .M. Keynes, « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie »
 (1936), Payot 2005. Les passages surlignés le sont par É Chouard]

Pour vos recherches en plein texte, voyez aussi : Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. (1936)

Bon. Merci Paul. Tu as été très bien.

Malheureusement, tu as oublié (ou tu n’as pas eu l’occasion), cette fois, de parler (comme tu le fais souvent, et tu es un des seuls « économistes » à le faire avec force) de la NÉCESSAIRE HAUSSE DES SALAIRES, de la nécessaire RELANCE PAR LA DEMANDE (au lieu de cette véritable escroquerie libérale — dénoncée comme escroquerie par Galbraith lui-même— qu’est la « relance par l’offre », technique d’enfumage qui n’a JAMAIS marché, comme on peut s’en douter quand on est de bonne foi). Tu n’as pas pu en parler cette fois, c’est dommage, ça manquait au tableau de la contradiction du chroniqueur-officiel-des-spéculateurs-et-des-privilégiés.

Car le niveau des salaires est bien l’enjeu central, l’enjeu de société que révèlent toutes ces crises : le capitalisme permet aux plus riches de trop accumuler et donc de ne pas distribuer assez de pouvoir d’achat, ce qui voue le système à la ruine (mais pas pour tout le monde) de temps en temps.

D’ailleurs, comme l’histoire le montre toujours et partout, la hantise éternelle des industriels et des banquiers, leur priorité absolue, au point de massacrer s’il le faut, c’est le niveau de salaires, salaires qu’ils tiennent par-dessus tout à garder le plus BAS possible. Vomitif. Tout part de là, tout s’explique par là, toute la théorie prétendument « classique » repose (sans le dire) sur cet objectif central injuste et révoltant.

L’union européenne sert ce même objectif lamentable, d’ailleurs, à mon avis.

Keynes lui-même soulignait cette mauvaise foi des prétendus « économistes », manifestement complices « professionnels » à la solde d’une classe privilégiée dont ils sont chargés d’assurer le fondement théorique, « scientifique », des privilèges.

Exemple (extrait tiré de la Théorie générale, Payot, p. 58 et s.) :

« Dans l’Économie ricardienne, qui est à la base de tout ce qui a été enseigné depuis plus d’un siècle, l’idée qu’on a le droit de négliger la fonction de la demande globale est fondamentale.

À vrai dire, la thèse de Ricardo que la demande effective ne peut être insuffisante avait été vivement combattue par Malthus, mais sans succès. Car faute d’expliquer (si ce n’est par les faits d’observation courante) comment et pourquoi la demande effective pouvait être insuffisante, Malthus n’est pas parvenu à fournir une thèse capable de remplacer celle qu’il attaquait ; et Ricardo conquit l’Angleterre aussi complètement que la Sainte Inquisition avait conquis l’Espagne. Non seulement sa théorie fut acceptée par la Cité, les hommes d’État et l’Université, mais toute controverse s’arrêta ; l’autre conception tomba dans l’oubli le plus complet et cessa même d’être discutée. LA GRANDE ÉNIGME DE LA DEMANDE EFFECTIVE, à laquelle Malthus s’était attaqué, disparut de la littérature économique. On ne la trouve même pas mentionnée une seule fois dans toute l’œuvre de Marshall, d’Edgeworth et du Professeur Pigou, qui ont donné à la théorie classique sa forme la plus accomplie. Elle n’a pu survivre qu’à la dérobée, sous le manteau et dans la pénombre de Karl Marx, de Silvio Gesell et du Major Douglas.

Une victoire aussi décisive que celle de Ricardo a quelque chose de singulier et de mystérieux. Elle ne peut s’expliquer que par un ensemble de sympathies entre sa doctrine et le milieu où elle a été lancée.

Le fait qu’elle aboutissait à des conclusions tout à fait différentes de celles qu’attendait le public profane ajoutait, semble-t-il, à son prestige intellectuel. Que son enseignement, appliqué aux faits, fût austère et souvent désagréable lui conférait de la grandeur morale. Qu’elle fût apte à supporter une superstructure logique, vaste et cohérente, lui donnait de l’éclat. Qu’elle présentât beaucoup d’injustices sociales et de cruautés apparentes comme des incidents inévitables dans la marche du progrès, et les efforts destinés à modifier cet état de choses comme de nature à faire en définitive plus de mal que de bien, la recommandait à l’autorité. Qu’elle fournît certaines justifications aux libres activités du capitalisme individuel, lui valait l’appui des forces sociales dominantes groupées derrière l’autorité.

Jusqu’à une date récente la doctrine elle-même n’a jamais été contestée par les économistes orthodoxes, mais son inaptitude remarquable à servir à la prédiction scientifique a fini par diminuer grandement le prestige de ses adeptes. Car depuis Malthus les économistes professionnels paraissent avoir été insensibles au désaccord entre les conclusions de leur théorie et les faits d’observation. Le public au contraire n’a pas manqué de relever ce désaccord et c’est ce qui explique sa répugnance croissante à accorder aux économistes le tribut de respect qu’il alloue aux autres catégories de savants dont les conclusions théoriques sont confirmées par l’expérience, chaque fois qu’elles sont appliquées aux faits.

Quant au fameux optimisme de la théorie économique traditionnelle, optimisme en raison duquel on a fini par considérer les économistes comme des Candide, qui, ayant abandonné le monde pour cultiver leur jardin, enseignent que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles pourvu qu’on le laisse aller tout seul, il a pour origine, selon nous, la méconnaissance de l’obstacle qui peut être opposé à la prospérité par l’insuffisance de la demande effective. »

[Source : J .M. Keynes, « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » (1936), Payot 2005, p. 58 et s.]

J’entends ici et là parler de relance keynesienne. Mais où est-elle cette relance keynesienne, cette relance  par le salaire ? Où est-telle donc. Cela dit, tant mieux qu’elle ne soit nulle part, sinon ces salauds seraient encore capables de s’en tirer.

● À bas la reductio ad hitlerum Hitler eut l’intelligence de s’entourer de ministres kénésiens. Merci Iduunderstandanditsimpple !

L’antisémitisme ne connaît plus de bornes

♫ ♫ ♫ The kicky girl and the quiqui man revisited (kinky en fait, perverse, kicky c’est bandante, se prononce ki en hamerloque et kiki en english) (MP3) Funky Ricky James (♫ Live, 1981. Bisous, bisous, Ricky. Toi qui es aux cieux, délivre nous du mal). (Hip Hop MC Hammer ♫ U Can’t Touch This из России. S’il vous plaît M. Marteau — Mr Super Hero Loge —, ne les frappez pas. Il existe aussi une version en complet-veston très élégante, mais je ne l’ai pas retrouvée) Ah ! ces Nègres, ils ont le ryzeum dans le sang (j’ai vainement cherché une vidéo des tambours royaux tutsi  — Tutsi Royal Drums —, mais je n’ai rien trouvé d’intéressant — j’ai un disque vinyl de l’OCORA de 1960, mais je n’ai plus d’appareil pour le jouer.—. Cependant, j’ai trouvé cela. Et ♫ puis cela ; ils ne sont pas royaux, mais ça ira quand même, c’est sans chiqué. Voilà des gens heureux, malgré tout « Aujourd’hui, les tambours ne sont plus ni royaux ni sacrés. Les tambourinaires créent leurs propres rythmes et ont troqués leurs vêtements traditionnels en écorce de ficus pour des tenues blanches et rouges. » — hélas !). Bravo les gars (et les filles). ♫ Once again (de Roumanie). Il existe de par le monde des milliers de parodies de ce tube.

♫ Paco de Lucia - Almoraima Falseta - Bulerias

♫ Camarón de la Isla y Paco de Lucia

♫ Ah ! Sabicas, Sabicas ! Il apporta la técnica classica à la guitarra flamenca.

♫ Confession d’un haïdouk Very nasty little gypsy song. Quant à l’accompagnement — quel bonheur manifeste cet accordéoniste, malgré tout —, ce n’est autre que l’air de ♫ Cunégonde, veux-tu du fromage ; oui papa avec du sucre dessus ; mais ma fille ce n’est pas l’usage ; bien papa mets-toi le au Cunégonde veux-tu du fromage… J’ignorais l’origine lointaine de cette mélodie.

♫ Le chat et les sortilèges

♫ Keith Jarrett - I Loves You Porgy

♫ Rachmaninoff avait de grandes mains.

♫ Honneur aux dames    

♫ Liszt Totentanz. Je découvre Rachmaninoff. C’est très beau. De lui, je ne connaissais que ses grandes mains, ses yeux cernés et sa cantine dans les sous-sols de l’institut qui porte son nom à Paris. ♫ At Valentina’s (Valentina enregistre). Oh ! Valentina, ♫ comme vous avez de grandes mains ! C’est pour mieux te fesser, mon enfant ! ♫ Hyun-Jung LIM - Rachmaninoff Etude "Little Red Riding Hood" Op. 39 No.6 / op.39. n.2. — ♫ Hyun-Jung LIM plays the World’s fastest version (the real one) of the flight of the bumble bee (1’28"). — ♫ Rachmaninoff plays Rachmaninoff (Petit chaperon bleu) — ♫ Prokofiev plays Rachmaninoff Prelude op. 23 No 5 (Piano enregistreur)

♫ Improvisation at village in Rwanda

♫ Uyghur (yogurt selon Kushniac) Traditional Orchestra in Urumqi, China

Beatfreakz - Superfreak

She’s alright, she’s alright, she’s alright

That girl’s all right with me, yeah

Superfreak, superfreak (3x)

The girl’s a superfreak

Superfreak, superfreak

Superfreaky

 

She’s a very kinky girl

The kind you don’t take home to mother

She will never let your spirits down

Once you get her off the street, ow girl

 

She likes the boys in the band

She says that I’m her all-time favorite

When I make my move to her room it’s the right time

She’s never hard to please

 

She’s alright, she’s alright, she’s alright

That girl’s all right with me, yeah

 

She’s a superfreak, superfreak, she’s superfreaky (2x)

Oh oh oh... superfreak, superfreak

Oh oh oh... she’s a superfreak, superfreak, superfreaky

 

She’s a very special girl

The kind of girl you want to know

From her head down to her toenails [foot sucking, rubber wearing, pee on me, and so on]

Down to her feet, yeah

And she’ll wait for me at backstage with her girlfriends

It’s such a freaky scene, ow girls

 

She’s alright, she’s alright, she’s alright

That girl’s all right with me, yeah

 

Superfreak, superfreak, the girls a superfreak

Superfreak, superfreak

Superfreak, superfreak, the girls a superfreak

Superfreak, superfreak, she’s superfreaky

Superfreak, superfreak (2x)

Superfreak, superfreak, the girls a superfreak

Superfreak, superfreak, she’s superfreaky

Oh oh oh... she’s a superfreak, superfreak, she’s superfreaky

Oh oh oh... superfreak, superfreak, the girls a superfreak

Superfreak, superfreak, she’s superfreaky, ow

 

U can’t touch this

U can’t touch this

U can’t touch this

U can’t touch this

 

My-my-my-my (U can’t touch this) music hits me so hard

Makes me say,"oh my lord thank you for blessing me

With a mind to rhyme and two hyped feet"

It feels good

When you know you’re sown

A superdope homeboy from the Oaktown

And I’m known as such

And this is a beat-uh!

U can’t touch this

 

I told you homeboy

U can’t touch this

Yeah, that’s how we livin’ and you know

U can’t touch this

Look in my eyes,man

U can’t touch this

Yo, let me bust the funky lyrics

U can’t touch this

 

Fresh new kicks and pants

You got it like that now you know you wanna dance

So move out of your seat

And get a fly girl and catch this beat

While it’s rolling

Hold on

Pump a little bit and let ‘em know it’s going on

Like that

Like that

Cold on a mission so fall on back

Let ‘em know that you’re too much

And this is a beat

They can’t touch

 

Yo! I told you

U can’t touch this

Why you standing there, man?

U can’t touch this

Yo, sound the bells, school is in, sucker

U can’t touch this

Give me a song or rhythm

Making ‘em sweat

That’s what I’m giving’em

Now they know

You talk about the Hammer, you’re talking about a show

That’s hyped and tight

Singers are sweating so pass them a wipe

Or a tape to learn

What it is going to take in the ‘90s

To burn the charts

Legit either work hard or you might as well quit

 

That’s the word,because you know

U can’t touch this

U can’t touch this

 

Break it down

 

Stop. . . Hammer time

 

Go with the flow

It is said

That if you can’t groove to this

Then you probably are dead

So wave your hands in the air

Bust a few moves, run your fingers through your hair

This is it for a winter

Dance to this an’ you’re gonna get thinner

Move slide your rump

Just for a minute, let’s all do the bump

Bump bump bump

 

Yeah, U can’t touch this

Look man, U can’t touch this

You better get hyped

Boy ‘cause you know ya can’t

U can’t touch this

Ring the bell, school’s back in

Break it down

 

Stop. Hammer time

 

U can’t touch this

U can’t touch this

U can’t touch this

U can’t touch this

Break it down

 

Stop. Hammer time

 

Every time you see me

The Hammer’s just so hyped

I’m dope on the floor

And I’m magic on the mike

Now why would I ever

Stop doing this?

When others making records

That just don’t hit

I’ve toured around the world

From London to the Bay

It’s Hammer, go Hammer, M.C.Hammer, Yo Hammer

And the rest can go and play

Can’t touch this

 

U can’t touch this

U can’t touch this

U can’t touch this

Yeah,U can’t touch this

I told you, U can’t touch this

Too hype, can’t touch this

Yo, we outta here, can’t touch this

● L’actualité de la prophétie d’Oded Yinon par Richard Labévière — Al-Ahram/hebdo

● Piqûre de rappel (Podhorez) Va te faire enculer, salope, ça te fera du bien. On rêve, n’est-ce pas ♫ un rêve passe…

● Mais jusqu’où ira l’antisémitisme ? C’est terrifiant !

Une décision de justice a été émise à Londres pour l’arrestation de Tzipi Livni, ancien ministre des Affaires étrangères israélien, sous le chef d’inculpation de crimes de guerre.

La police britannique a effectué effectivement la nuit dernière des recherches pour arrêter Livni, mais n’a pas réussi à la localiser sur le territoire britannique. Aucune réaction officielle n’a émané du gouvernement britannique autour de cette affaire.

  

Le Syndrome de la monnaie Helmut Creutz  → 

 

Le Syndrome de la monnaie

Helmut Creutz

 

Deuxième partie

Les intérêts et autres égarements

 

Chapitre 11

Création et approvisionnement monétaire
par les banques d’émission

 

(…) /165/

Pourquoi les banques ont-elles besoin de monnaie centrale ?

Toutes les opérations entre les banques et le grand public, mais aussi entre les banques elles-mêmes, sont directement ou indirectement tributaires de la monnaie centrale. Cette règle ne s’applique pas seulement aux versements et aux retraits effectués aux guichets des banques, et donc aux modifications intervenant dans le potentiel de disponibilités et de crédit, elle vaut aussi, ce dont on ne tient généralement pas compte, pour toutes les opérations scripturales.

Si quelqu’un, par exemple, fait un virement bancaire de 100 euros à un fournisseur, sa banque a besoin pour cela non seulement d’un ordre de virement, mais aussi d’un montant de monnaie centrale correspondant à la somme virée. En effet, la banque destinataire qui gère le compte du fournisseur ne porte le montant viré au crédit de son client que si le même montant en monnaie centrale a été encaissé sur son propre compte de monnaie centrale.

Pour leurs transactions courantes, les banques ont donc besoin d’un certain stock de monnaie centrale, non seulement sous forme liquide, mais aussi sous forme d’avoirs en monnaie centrale, pour les virements. Comme tout participant à l’économie qui entretient un compte courant à titre de réserve pour ses versements ou ses retraits courants, les banques le font également pour leurs opérations courantes. De même, comme tout participant à l’économie ne peut réapprovisionner son compte de règlement qu’avec de l’argent liquide ou par un crédit (ou bien par des transferts d’autres comptes ou avoirs qui ont été un jour ou l’autre approvisionnés avec de l’argent liquide), les banques ne peuvent également réapprovisionner leurs avoirs en clearing qu’avec de l’argent liquide ou de la monnaie centrale.

Comme dans le cas des comptes de règlement du grand public, les stocks des comptes de compensation (comptes clearing) des banques sont eux aussi variables. Néanmoins, les banques ne disposent pas d’avances à découvert automatiques, au pire elles doivent réapprovisionner leur trésorerie sur le marché monétaire. Mais d’un autre côté, elles s’efforcent aussi de maintenir leurs avoirs en monnaie centrale au niveau le plus bas possible pour économiser les intérêts sur crédits.

Les réserves en monnaie centrale entretenues par les banques servent donc avant tout à traiter ou à compenser les rentrées et les sorties en virements. Les banques peuvent d’ailleurs compenser ces rentrées et ces sorties entre elles le soir, selon la méthode dite /166/ « système à règlement net » (netting) de manière à ne compenser que les soldes avec de la monnaie centrale. Ou bien elles peuvent appliquer le « système à règlement brut » (RTGS), en accompagnant chaque virement directement de monnaie centrale. Cette dernière méthode est surtout appliquée dans le cadre de gros transferts de fonds ou de titres, donc dans le cas des opérations finales de compensation des banques centrales et des organismes de compensation aménagés par le Système européen de banques centrales (SEBC) pour les opérations transfrontalières. /157/

 

Chapitre 12

LA « CRÉATION MONÉTAIRE » PAR LES BANQUES COMMERCIALES

 

« En fait, cela ne fait pratiquement aucun doute que le système bancaire ne peut, en fin de compte, créer une masse monétaire plus élevée que celle compatible avec la masse monétaire de la banque centrale. »

Deutsche Bundesbank, juillet 1971

 

La Deutsche Bundesbank se tire d’affaire avec cette déclaration presque sibylline. En effet, si elle répondait affirmativement à la question de savoir si les banques ont la possibilité de créer de la masse monétaire, elle serait obligée de remettre en question son monopole de la création de masse monétaire et tous ses efforts de modulation n’auraient en fin de compte aucun sens. Si elle contestait clairement que les banques ont la possibilité de créer de la masse monétaire, elle se retrouverait en conflit avec les économistes dominants. En outre, elle se priverait de la possibilité, le cas échéant, de mettre sur le dos des banques tous les excès inflationnistes et autres dysfonctionnements monétaires.

Que faut-il penser des théories ?

Les théories sont pratiques et utiles dès lors que l’on n’a aucune possibilité de vérifier ou de comprendre sans leur aide ce qui se passe dans la réalité. Mais même quand ces possibilités existent et mènent clairement à d’autres conclusions, les théories ont souvent la vie dure. Il suffit de penser à la théorie selon laquelle la terre serait au centre du système planétaire. Pendant des siècles, on a essayé de maintenir cette idée fausse en l’étayant sans cesse par de nouvelles théories et de nouveaux calculs. Il semble qu’il en aille /168/ de même, de nos jours, quant à la théorie de la création monétaire ou la création de crédit par les banques. Certes, la presse et la littérature spécialisées de gestion bancaire n’en parlent pratiquement plus. Il n’empêche que dans tous les ouvrages d’enseignement d’économie on s’y attarde encore avec force détails, en l’étayant par différentes explications.

Certains de ces ouvrages accordent, par exemple, à chaque banque la possibilité de créer individuellement de la masse monétaire, d’autres, par contre, estiment que pour cela, plusieurs banques doivent agir conjointement. Certains expliquent cela par des modèles de cycles, d’autres se contentent de modèles de comptabilité et de bilans. Certains, encore, considèrent que le montant des bénéfices réalisés par les banques ou l’existence et le montant des avoirs à vue prouvent qu’il y a bien une création monétaire. Or, on n’y explique généralement pas si l’on entend par création de masse monétaire ces avoirs à vue, nommés monnaie scripturale, ou si elle se rapporte à l’octroi de crédits. Mais autant les déclarations et les preuves à l’appui diffèrent, autant elles se rejoignent sur certains points : elles demeurent immuablement du domaine de la théorie et n’essayent pratiquement jamais de vérifier les avis avancés au moyen des réalités économiques. De plus, on ne regarde presque toujours que les opérations bancaires comptabilisées à l’actif, c’est-à-dire l’octroi de crédits, sans aller voir le passif qui renseigne sur l’origine des fonds affectés aux crédits.

Il arrive aussi que, dans les livres d’enseignement, l’effet de la création monétaire soit ramené à une bagatelle. En faisant remarquer, par exemple, que tout pouvoir d’achat créé se transformera un jour ou l’autre en dépôt, c’est-à-dire que la création monétaire s’auto-couvre en quelque sorte. Cette argumentation est toutefois aussi peu convaincante que celle d’un homme d’affaires mettant des faux billets en circulation en affirmant que cela ne pose aucun problème, parce qu’un jour ou l’autre les clients utiliseront ces faux billets pour s’approvisionner dans son magasin aussi.

Il est bien clair que ces deux créations monétaires, les faux billets comme les crédits non associés à de l’épargne, font augmenter la demande potentielle sans être couverts par une production. En effet, seuls les crédits qui proviennent d’une épargne résultant d’une production sont couverts par des valeurs correspondantes réelles sur le marché. Donc, si les banques créaient véritablement des crédits sans disposer de dépôts des épargnants ou multipliaient le pouvoir d’achat d’un dollar, cela serait tout aussi répréhensible que la mise en circulation de faux billets. /169/

Comment fonctionne la « surmultiplication de la création monétaire » ?

La plupart des livres d’enseignement affirment que les possibilités de création monétaire des banques sont en principe illimitées. Elles ne sont restreintes que par des ratios d’encaisse ou de réserves bancaires qu’elles doivent entretenir auprès des banques centrales ou d’émission, soit de plein gré, soit parce qu’elles y sont obligées. Et cette relation entre le montant des réserves et l’accroissement monétaire est même calculée par les théoriciens de la surmultiplication de la création monétaire avec une grande exactitude mathématique. Si les réserves se montent en tout à 5 % du portefeuille des dépôts, les banques peuvent, à partir de chaque dépôt bancaire effectué, créer un montant de crédit dix-neuf fois supérieur, neuf fois supérieur en cas de réserves de 10 % et quatre fois supérieur en cas d’une réserve de 20 %. Le résultat de la création monétaire est donc inversement proportionnel au montant des réserves retenues.

Ces possibilités de dépôts et d’octrois de crédit qui se répètent, dont on déduit qu’il y a création monétaire, sont, par dessus le marché, le plus souvent illustrées par des graphiques dans les ouvrages spécialisés. La figure 31 ci-dessous reproduit le schéma d’un tel cycle, qui reprend l’exemple plus simple donné dans le livre de Bernhard Lietaer, Das Geld der Zukunft (L’argent de l’avenir). On y explique qu’à partir de 100 millions provenant d’une banque d’émission, on crée des « fonds de crédit » de 900 millions.

En additionnant les crédits accordés en chaîne dans ce schéma, on arrive dès la troisième étape à un montant de 244 millions. En continuant ainsi la série infinie où les valeurs diminuent d’étape en étape, effectivement on arrive arithmétiquement à une somme de 900 millions, soit neuf fois plus que l’apport initial de 100 millions.

Mais si l’on reprend les opérations, pas à pas, en laissant la théorie de côté, on constate

1°) que lors de chaque réutilisation du premier dépôt supposé de 100 millions, suite au crédit qu’il a permis d’accorder, il se produit à chaque fois un nouveau dépôt d’un quelconque client de la banque, dépôt qui, bien entendu, peut être de nouveau prêté ;

2°) que l’enchaînement des octrois de crédits et des constitutions de réserves par les banques tel qu’il est décrit ne peut se faire qu’aussi longtemps qu’aucun des déposants ne dispose de son avoir en effectuant un retrait ou un virement  ; /170/

♦ de l’ignorance de ce fait provient l’erreur dans le raisonnement des créationnistes. Cf. plus bas. Cf. également at Jorion’s Étienne Chouard et Julien Alexandre et la réponse de Jorion qui n’est autre que celle exposée ici par Creutz. Tout s’éclaire si l’on songe que les banques ne prêtent pas le dépôt de Pierre, Paul ou Jacques mais puisent dans la masse des dépôts consolidés et compensés. L’argent (central, forcément central) des déposants perd son individualité en entrant dans la banque ; il la retrouve seulement en sortant.

— L’écriture qui enregistre le versement doit ressembler à cela :

Journal

 

Débit

 

Crédit

Dû par Trésorerie

100

 

 

 

 

à Client Untel

100 

Il y a augmentation de la trésorerie de la banque. Dans ce cas, c’est bien le dépôt qui fait le crédit.

L’argent du client est noyé dans la masse de la trésorerie, il ne lui appartient plus, il y a novation — voilà pourquoi le banquier a le droit de dépenser l’argent d’Étienne Chouard sans lui demander son avis. ÉC a échangé le fait de détenir contre un droit de tirer (Je lui conseille vivement la Winchester 300 magnum) et un droit de protection : si la banque fait de mauvaises affaires avec « son » argent, Étienne Chouard n’en entendra pas parler, s’agirait-il de milliards (à moins que la banque ne fasse faillite), ce qui n’est que justice puisque les comptes courants ne sont pas rémunérés (mais ce serait la même choses avec six certificats de dépôt à vue de un million chacun qui rapportent 5 %) —. Afin de prêter, la banque ne regarde pas dans le compte « Client Untel » mais dans le compte « Trésorerie ». S’il n’y a pas assez de trésorerie, elle devra emprunter, sur le marché interbancaire (généralement, un tiers de ses ressources, un tiers pour les dépôts à vue, le reste ailleurs : cela souligne bien que le rôle de la banque est de faire circuler l’argent qui, sinon, demeurerait là où il est et manquerait bigrement ailleurs — question de communication, donc —. Non seulement les banques ont le droit, non pas de « dépenser », mais d’« employer » l’ex-argent d’Étienne Chouard ; mais elles en ont le devoir. Sinon, à quoi serviraient-elles ?) ou auprès de la Banque centrale ou émettre des obligations.

À part ça, quelles sont les ressources des banques commerciales ? 1) émission d’obligations ; 2) dépôts à vue et dépôts à terme (bons de caisse, certificats de dépôt etc., comptes sur livret etc.) ; 3) emprunts  auprès des banques, centrales ou non. C’est tout. La fabrication de fausse monnaie  ne figure pas dans leurs ressources. Remarque : les fonds propres ne sont pas des ressources

Actuellement, il y a fabrication de monnaie… par les banques centrales qui acceptent de prendre en contrepartie les actifs complètement pourris des banques d’affaires (en fait banque des affaires pourries ; c’est ça l’industrie financière, c’est l’industrie des actifs pourris, l’industrie des chevaliers d’industrie). Donc, les apparences (les formes plutôt) sont sauves : il y a toujours emprunt… en peau de lapin. La banque centrale accepte en garantie des peaux de lapin. L’argent qu’elle émet vaut donc ce que valent les peaux de lapin ; de simple jetons pour jouer au casino. ♫ Peaux de lapin, peaux (les cris de Paris).

— Dans le cas d’un prêt on a :

Dû par Créances sur les clients

100

 

 

 

 

à Client Untel

100 

Il n’y a pas du tout d’augmentation de la trésorerie ; c’est l’actif de la banque qui gonfle, ce n’est pas sa trésorerie ; quoique lorsque sa trésorerie gonfle, son actif gonfle aussi. Si la trésorerie peut faire gonfler l’actif, l’actif ne peut pas faire gonfler la trésorerie ; ce serait trop facile ! Dans ce cas c’est bien le crédit qui fait le « dépôt », mais ce « dépôt » est un faux dépôt car la trésorerie n’est pas concernée et demeure donc inchangée. Ce sont les comptes de trésorerie, et eux seuls, qui enregistrent les gonflements et dégonflements de la trésorerie. C’est la moindre des choses. Sinon, pourquoi les appellerait-on les comptes de trésorerie (Classe 5 du plan comptable) ?

L’appellation « dépôt » dans ce cas est tout à fait abusive puisqu’il n’y a pas de dépôt de la part du client. La banque ne crée pas un dépôt, mais… un solde créditeur, du fait d’une créance sur le client. Dans le cas d’un vrai dépôt, le fait enregistré dans les comptes est un dépôt effectué par le client et la pièce comptable qui justifie l’écriture passée est, par exemple, un chèque endossé par le client à l’ordre de la banque. Dans le cas d’un faux dépôt, le fait enregistré est la création par la banque d’une créance sur le client et la pièce comptable qui justifie l’écriture passée à cette occasion est une reconnaissance de dette signée par le client. C’est exactement le contraire d’un dépôt pour lequel c’est la renonciation à la détention de l’argent de la part du client au profit de la banque qui crée un droit de tirage sur la banque. La grammaire n’est pas comprise, comme d’habitude. Tout ça, c’est de la métaphysique. La guérison intervient dès que la grammaire est comprise : regardez l’usage.

● Un peu de grammaire (après lecture de F. Grua) : un solde créditeur sur un compte courant peut résulter de deux événements (à condition que le compte soit auparavant soldé) : un dépôt ou un crédit. Un dépôt ou un crédit produisent tous deux un solde créditeur. Il est donc abusif de désigner l’événement dans les deux cas par le mot « dépôt » et de dénommer les comptes courants « compte de dépôt à vue ». Un dépôt du client produit une dette de la banque à l’égard du client. Un crédit produit une dette du client à l’égard de la banque. Mais le dépôt et le crédit produisent tous deux un droit de tirage sur la banque par le client, c’est à dire le droit pour le client d’utiliser l’argent de la banque comme si c’était le sien. Dans le cas du dépôt, c’est le dépôt, c’est à dire le renoncement à la détention de l’argent, qui confère ce droit ; dans le cas du crédit, c’est le crédit qui confère ce droit. Le solde créditeur du compte courant n’est pas l’enregistrement de la présence de l’argent, comme la petite lumière rouge de l’autel dans les églises est l’indicateur de la présence du Saint sacrement, mais l’enregistrement du droit et de son montant. Dans le cas du dépôt, la contrepartie est la Trésorerie (la petite lampe rouge est allumée) ; dans le cas d’un crédit, la contrepartie est Créances sur les clients.

Dans tous les cas, lorsque le client veut disposer de son argent et qu’il tire sur la banque par chèque ou par virement, ou bien se présente à la caisse, son compte est soldé, le dépôt disparaît ; mais dans le cas du faux dépôt … la dette demeure ! La banque a donc produit de la dette et non  pas de l’argent. C’est la masse des dettes (hors de la banque) qui a gonflé, ce n’est pas la masse de la monnaie. Enfin, puisque cette dette sera éteinte quand M. Untel la remboursera avec de l’argent, c’est bien la preuve que la créance n’est pas de l’argent. À la fin, il y a toujours paiement, avec de l’argent. L’argent est seul capable de payer. Ce peut être une définition de l’argent : « ce qui est capable de payer », ce qui est une autre manière de dire : « ce qui a cours »).

M. Untel a remis à son fournisseur M. Trucmuche un chèque de 100 tiré sur notre banque. M. Trucmuche, client de la banque Neuflize et Schlumberger a remis le chèque à sa banque pour encaissement. Neuflize adresse ce chèque à notre banque pour paiement. Voici les écritures dans le journal de notre banque :

Journal – écritures 213, 214

 

Débit

 

Crédit

Dû par Client Untel, Chèque n°xxxx

100

 

 

 

 

à Chèques à payer, Neuflize

100

Dû par Chq à payer, virement à Neuflize

100

 

 

 

 

à Banque centrale

100 

J’abrège, évidemment car mon but est seulement de montrer d’où vient l’argent afin de savoir s’il y a création d’argent : il vient de la banque centrale (du dépôt de la banque commerciale sur son compte courant à la banque centrale), donc il n’y a pas de création. 

En fait, les chèques sont compensés par les chambres de compensation et seuls les soldes des compensations sont portés sur les comptes des banques dans les livres de la Banque de France (les banques communiquent entre elles par l’intermédiaire des livres de la Banque de France grâces aux chambres de compensation et aux centres de traitement des virements. C’est par les livres de la Banque de France que transite l’argent scriptural. Je vous demande : où est la création d’argent dans tout ça ? Il y a au contraire un rigoureuse conservation de la masse). Je ne connais pas le plan comptable des banques (voici le plan algérien). J’ignore totalement comment se passe la compensation et je vais donc lire : Fédération bancaire française. L’Échange Image Chèque (EIC) et la gestion des chèques par les entreprises bancaires.(Cocorico, en France les chèques sont dématérialisés par la banque réceptrice, qui archive également les chèques après dématérialisation, et il n’y a plus de chambres de compensation (108) [et pendant que nous y sommes : Histoire des banques en France, Alain Plessis, Professeur émérite à l’Université de Paris X Nanterre] — combien de chômeurs en plus ? Bien fait ! Ça vous apprendra.. On n’arrête pas le progrès). Puis je veillerai après à passer les écritures correctes. Plus haut, pour la clarté de mon exemple, je fais comme si les chèques étaient traités un à un, individuellement. Ce serait parfait si un lecteur, comptable dans la banque, me communiquait les écritures qui précèdent la compensation. C’est chose faite ici. L’écriture qui suit est très simple : c’est un simple ordre de virement ou un chèque de la Banque de France.

Je trouve cela sur Internet (Le Forum économie, aide aux devoirs des écoliers, merci ! Comme l’a dit Dantec, je suis un écolier attardé). Je ne sais pas ce que cela vaut, mais je le publie parce qu’il expose clairement — plus clairement que je n’ai pu le faire — mon propre point de vue sur la chose (point de vue basé sur mon expérience de dix-huit ans comme commerçant, trésorier et comptable). Cela correspond bien aux écritures 213, 214, que j’ai passées ci-dessus.

(…)

La monnaie fiduciaire (du latin fiducia, confiance) désigne les billets de banque. Ils ne représentent plus qu’une partie minime de la masse monétaire. Il est rigoureusement impossible que les banques effectuent les opérations de compensation en billets, les montants en jeu sont trop énormes. Elles procèdent autrement : vu qu’elles disposent toutes (de par la loi) d’un compte dans les livres de la Banque centrale, les banques procèdent à des virements entre elles pour équilibrer leurs opérations. Cette monnaie scripturale particulière (les dépôts des banques à la Banque centrale) est de la Monnaie Banque Centrale, au même titre que les billets.

Concernant la première question, les banques utilisent leurs avoirs à la Banque centrale pour régler les opérations de compensation : tu distingues ce que tu appelles les « comptes perso des banques » (ce que je traduis par leurs réserves à la Banque centrale [je traduis par « compte courant à la Banque centrale » comme vous avez pu le constater dans mes écritures]) et les « comptes des clients concernés » (ce que je traduis par les dépôts à vue, DAV).

Pour une banque, les DAV de ses clients consituent une DETTE (elle leur « doit » cet argent, et le leur « donne » quand ils font un chèque par exemple). Donc la Société générale « doit » de l’argent à Dupont, qu’il a le droit (!) d’utiliser pour acheter un ordinateur. A charge pour la Société générale de « payer » le Crédit lyonnais, banquier du commerçant en matériel informatique.

Comment la Société générale va-t-elle « payer » le Crédit lyonnais ? Dans une monnaie commune aux deux banques, à savoir leurs comptes à la Banque centrale (réserves). Maintenant imagine qu’il n’y a non pas une opération (Dupont achetant un ordinateur) mais des centaines de milliers par jour ! Imagine que la somme de tous les paiements que la Société générale doit faire au Crédit lyonnais à la fin de la journée se monte à 67 765 230 € (y compris le PC de Dupont), et que la somme que le Crédit lyonnais doit à la Société générale le même jour soit de 67 645 456 €.

Les deux montants se compensent en partie, la différence entre les deux étant de 119 774 € en faveur du Crédit lyonnais. Comment la Société générale va-t-elle payer cette somme (modeste, grâce au mécanisme automatique de compensation) ? En débitant ses réserves à la Banque centrale et en créditant les réserves à la Banque centrale du Crédit lyonnais [en fait, la Banque centrale fait un virement de compte à compte, sur ordre de la Société générale, de la Société générale au Crédit lyonnais].

Donc en réponse à ton second message, si beaucoup de M. Dupont font des chèques (plus que n’en font les clients des autres banques), les banques des M. Dupont devront faire face à plus de fuites et verront leurs avoirs à la Banque centrale diminuer à cause des compensations auxquelles elles auront à faire face.

(…)

Le cas du retrait d’espèces au guichet est plus simple :

Journal

 

Débit

 

Crédit

Dû par Client Untel, Retrait d’espèces

100

 

 

 

 

à Caisse

100 

Dans tous les cas, le compte du client est soldé et la caisse ou le compte de la banque à la banque centrale sont crédités. La trésorerie de la banque a dégonflé de 100, caisse ou compte à la Banque de France. Où est la création d’argent ? Il y aurait création d’argent si l’argent venait d’ailleurs que d’une Trésorerie, c’est à dire d’ailleurs que du crédit d’un compte de trésorerie. Billets ou provisions des chèques, tout vient de la banque centrale, in fine. Pour parler comme F. Grua : grâce à leurs dépôts à la banque centrale, les banques commerciales disposent des espèces de la banque centrale comme si c’étaient les leurs. C’est donc du bel et bon argent..

Résumé : l’attribution d’un crédit à un client par la banque se fait effectivement par le crédit du compte courant du client ; mais il n’y a pas de dépôt du client. Le client se voit doté d’un droit de tirage sur la banque. C’est la banque qui devra trouver l’argent nécessaire pour honorer le droit de tirage du client dès que celui-ci fera usage de son compte (très bientôt étant donné que des intérêts courent — dans ce cas, ce sont les intérêts qui jouent le rôle du fouet — tandis que dans la cas du dépôt le client n’est pas rémunéré, certes [c’est le fameux « Votre argent m’intéresse. Donnant, donnant !  Je vous prête ma banque, vous me prêtez votre argent. » de la BNP transformé par Baudrillard en : « Vous me prêtez vos fesses, je vous encule. »], mais il ne paye pas non plus d’intérêt. Il peut donc laisser son argent aussi longtemps qu’il le veut et même l’oublier complètement. Un crédit n’est pas un dépôt, un dépôt n’est pas un crédit).

La banque se charge de trouver de la monnaie soit dans sa trésorerie, soit sur le marché monétaire, sinon auprès de la banque centrale. C’est un simple intermédiaire, un courtier en quelque sorte, qui ne crée pas de monnaie du tout. Il en trouve (là où elle est), il ne la fait pas. Il l’emprunte à un taux, il le prête à un autre plus élevé et de plus il prend une commission. Dès que le client crédité fait usage de son crédit, la somme correspondant à ce crédit sort immédiatement de la trésorerie de la banque. Donc, il n’y a pas création d’argent. L’argent est un jeton qui fut en or, puis en papier, puis électronique, mais ce n’est qu’un jeton qui passe de main en main. Pour qu’un jeton détenu par la banque passe dans la main d’un client crédité, il faut que ce jeton sorte de la banque. Point final. Rien n’a changé depuis le temps où fut inventée la partie double et où les jetons étaient en or, rien, absolument rien, sauf la vitesse de circulation.

D’ailleurs, Heil Myself ! Creutz ne dit rien d’autre au Chapitre 16, page 209 :

Chapitre 16

LE SURDÉVELOPPEMENT DES ACTIFS FINANCIERS

Le terme « actifs financiers » est lié à l’idée de richesse et de prospérité. On imagine des coffres pleins de pièces de monnaie ou des coffres-forts remplis de liasses de billets. Pourtant, les actifs financiers ne sont pas uniquement composés d’avoirs en espèces, ils englobent également les droits à récupérer l’argent que l’on a prêté à d’autres. Le fait que ces prêts d’argent aient été faits à longue ou à courte échéance et accordés à un voisin ou à une banque ne joue aucun rôle en l’occurrence.

On entend par « actifs financiers » le total de l’argent et des avoirs monétaires. Malgré ce regroupement courant, force est pourtant de différencier avec précision deux éléments. L’argent, en effet, est toujours l’élément primaire, la condition sine qua non qui fait que l’on peut prêter de l’argent et donc acquérir des avoirs monétaires. D’autre part, l’argent, et donc la masse monétaire, ne /210/ peut être multiplié que par la banque d’émission compétente, tandis que les avoirs financiers peuvent l’être par toute personne prenant part à l’économie du pays [y compris vous et moi].

Les avoirs augmentent aussi peu par multiplication de la masse monétaire que la masse monétaire ne le fait par multiplication des avoirs. Les retombées de ces multiplications sont, elles aussi, totalement différentes. C’est ainsi que la surmultiplication de la masse monétaire mène à l’inflation, celle des avoirs au surendettement.

1) Les avoirs augmentent aussi peu par multiplication de la masse monétaire que la masse monétaire ne le fait par multiplication des avoirs [c’est bien ce que je disais plus haut]. 2) la surmultiplication de la masse monétaire mène à l’inflation, celle des avoirs au surendettement

1) Il est possible de créer des avoirs à foison comme on le voit tous les jours ces derniers temps ; 2) il est impossible de créer de la monnaie à foison si l’on n’est pas une banque émettrice.

La preuve que les avoir monétaires ne sont pas de l’argent (des avoirs en espèce ou scripturaux), c’est que leur excès ne mène pas au même mal, mais à des maux distincts : l’inflation pour l’argent, le surendettement pour les avoirs monétaires. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ici, il y deux effets différents ; il y donc deux causes différentes.

Comme le dit si bien Robert Mittelstaedt, 21 décembre 2008 à 09:14 at Jorion’s : “Please keep in mind that, if you read textbooks on economy, economists tend to – deliberately or not – neglect or forget the real sphere in economy! [1] Credits have no influence on the price level whatsoever.[2] It’s only the real money supply (argent) reflecting goods and services in the market that can have an influence on the price level Très bien ! Bravo ! Un peu de logique, quand même ! Merde à la fin !

Si les crédits étaient de la monnaie, 1) les créateurs de crédits ne feraient jamais faillite ; 2) l’empilement vertigineux des crédits (des actifs monétaires) créeraient une inflation fantastique. Or ce n’est pas le cas. Osez-vous affirmer le contraire ? Weimar, ça peut être demain (quand les jetons de casino retourneront au monde réel) ; mais ce n’est pas aujourd’hui. Donc les créances ne sont pas de la monnaie (mais des valeurs, comme on dit dans le métier) ; par contre, elles ont besoin de recourir à de l’honnête monnaie d’origine centrale (c’est à dire la monnaie dans laquelle tout le monde a confiance et non pas seulement quelques uns. C’est à la fois de l’anthropologie et de la logique) pour se réaliser. Là est le problème. Pour prêter, la banque emprunte. Les crédits ne font pas les dépôts. Les crédits font les dettes.

Il n’y a pas de complexité des mécanismes monétaires car il n’y a pas de mécanismes monétaires (plus simple, tu meurs). Vous employez le mot « mécanisme » comme tous les mots que vous employez de manière fort cavalière (vous avez de la merde dans la bouche et vous ne le savez pas. Mais ce qui a lieu défie votre entendement et le mien. De toute façon, il est dans la nature du mécanisme d’être… simple (la preuve, on peut l’analyser, si difficile que soit cette analyse). Il n’existe aucun mécanisme complexe. Ce qui est complexe est… vivant.

● Je lis at Jorion’s (Dav, 21 décembre 2008 à 18:43 ) : « quand vous créez une ligne de crédit, vous gonflez la masse monétaire ». Non ! quand vous créez une ligne de crédit, cette ligne il va falloir que vous la financiez , c’est à dire que vous ayez accès à la masse monétaire existante, dans votre propre trésorerie ou dans celle des autres banques, par emprunt. Ce n’est pas la masse monétaire que vous gonflez, mais seulement la masse des actifs monétaires. La masse monétaire et la masse des actifs monétaires sont deux choses absolument séparées. Ce qui existe entre la création de la dette et son remboursement n’est pas quelque chose qui circule. C’est seulement un actif monétaire. N’importe qui — et non pas seulement les banques — est capable de créer un actif monétaire, ainsi quand vous prêtez de l’argent à un ami. Créez-vous de la monnaie pour autant ?

Il y a une seule chose que fasse gonfler le crédit : c’est l’endettement. L’endettement est la véritable contrepartie du crédit. Et l’endettement est producteur d’intérêts, ce qui n’est pas le cas de la masse monétaire. L’endettement se nourrit de lui-même, il croît de lui-même. Heil Creutz !

● Je lis, at Jorions, Chouard, 21 décembre 2008 à 20:48  : « En ouvrant différents livres de technique bancaire ou des livres d’économie financière, on trouve la création monétaire partout [pas chez Schumpeter, en tous cas et, Schumpeter, ce n’est par rien]. Ont-ils tort ? » Oui, c’est possible, cela n’aurait rien d’étonnant. Quand ont-ils jamais eu raison, depuis deux siècles, depuis le premier professeur d’économie pour qui une chaire de science économique (1820, il me semble) fut crée (JB Say — il n’avait pas inventé le sucre en poudre celui-là) ? Du temps de Smith et Ricardo, c’étaient les banquiers et financiers qui écrivaient eux même les livres et non pas les lauréats du prix de la banque de Suède.

● Je lis également (Rambo, 22 décemtre 2009) : « J’ajouterai après Étienne que la masse monétaire n’a cessé d’augmenter toutes ces dernières années sans qu’il y ait eu d’inflation (presque rien pour ainsi dire). Mais, c’est sûr, cette augmentation de la masse monétaire n’était ni pour soigner, ni pour éduquer, ni pour loger, etc, etc, — [ce qui serait alors véritablement un plan keynésien ; regardez quel succès a connu Hitler grâce à un plan keynésien : zéro chômeur en 1939, tout le monde logé, nourri, soigné, des autoroutes partout, des avions dans le ciel, un miracle ! avec un peu trop d’armement, il est vrai]mais pour courrir après les bulles tant qu’elles n’éclataient pas… » C’est le parfait contre-exemple. C’est justement parce que les jetons émis par les banques centrales vont directement au casino pour gonfler des actifs monétaires — et non dans la circulation monétaire, les prêts interbancaires sont gelés ! — qu’il n’y a pas inflation. Les émetteurs espèrent que l’orage passé, les jetons voudront bien rentrer chez l’émetteur, ce qu’ils nomment « sortie de crise ». Si les jetons ne veulent pas y retourner, il y aura alors une terrible inflation. Quant à leurs surplus pharamineux de trésorerie, ces banques, à part ça insolvables, les placent à petit taux à la banque centrale (ce qu’elles font toujours avec leurs excédents de trésorerie, d’ailleurs) pour « se refaire » (se faire des fonds propres) avec les intérêts de l’argent qui leur fut prêté à taux zéro. Canailles. J’espère que quoi qu’il en coûte, tout cela va crever.

Pourquoi les banques aiment bien gonfler leurs actifs monétaires ? Parce que la trésorerie, ça ne rapporte rien (quoique la ressource solde créditeur de tous les comptes courants — une fois déduits, donc, les soldes débiteurs — soit gratuite, quoique fluctuante), tandis que les actifs monétaires, ça rapporte. L’argent paye, les créances rapportent. Il faut donc « employer » la trésorerie. Plus simple, tu meurs. Mais de tout cela on retire : il n’y a qu’une monnaie, c’est la monnaie de la trésorerie. Sans trésorerie, tu meurs ! L’âne de Buridan de la banque est toujours partagé entre trésorerie qui donne le confort et emploi de la trésorerie qui donne les pépettes. Malheureux animal. Il y a une loi bancaire qui correspond à la loi de moindre action des physiciens, c’est la loi de moindre trésorerie avec risque de plantage permanent. Les banquiers sont des acrobates. Dans les grosses boîtes, la règle, c’est trésorerie zéro et à la production : flux tendu. Pas de trésorerie, pas de stocks. Et maintenant, pas d’usines parce que dans les usines il y a des ouvriers et c’est bien embêtant, les ouvriers.

D’où proviennent les fonds propres des banques ? Il n’y a pas trente-six solutions 1) des actionnaires ; 2) des bénéfices réinvestis (auto financement). Ce qui explique pourquoi ces messieurs font grise mine quand on leur parle d’augmentation des fonds propres : adieu les bénéfices distribués mirobolants. Élémentaire mon cher W.

● Je lis, Étienne Chouard (p=1067#comment-11283) : « Les deux montants sont égaux, équilibrés, et ce tour de magie [il n’y a vraiment aucune magie dans cela. Les comptables ne sont pas des magiciens] (cette création de pouvoir d’achat immédiat pour le client [ce n’est pas une création, c’est seulement le prêt d’un jeton qui se trouve dans notre trésorerie]) n’est possible que grâce à la certitude (au moins la conviction) de la banque d’être remboursée (par une prochaine destruction de pouvoir d’achat du client au moment du remboursement). » Erreur : la destruction du pouvoir d’achat du client Untel n’a pas lieu au moment du remboursement (dans six mois par exemple), mais presque immédiatement car M. Untel n’aura rien de plus pressé que de courir chez son créancier et de lui remettre un chèque de 100 tiré sur notre banque car ce créancier l’a déjà menacé avec son bullmastiff. Voilà donc détruit son « pouvoir d’achat » sitôt le chèque dans la main de ce créancier irascible. Ce créancier n’aura rien de plus pressé que de remettre ce chèque à sa banque pour encaissement ; il ne peut rien faire d’autre d’ailleurs puisque les chèques sont désormais pré-barrés. Et le compte de M. Untel est soldé, son créancier payé (voir les écriture 213, 214, ci-dessus). Le chèque est revenu dans notre banque (ce qui n’est plus le cas aujourd’hui puisque la banque du remettant doit se charger de la vérification, de la copie numérique recto-verso du chèque et de son archivage. Le chèque demeure pour le reste des temps à venir chez la banque du remettant. Seule une image numérisée du chèque revient dans notre banque) par l’intermédiaire de la banque Neuflize. Ce chèque a été payé. Donc le solde créditeur du client disparaît et notre trésorerie diminue, celle de Neuflize gonfle (où est la création d’argent ?) Mais notre créance sur M. Untel est toujours là. Si M. Untel veut un nouveau « pouvoir d’achat » (autrement dit encore de l’argent) il devra nous demander un nouveau crédit dont la contrepartie sera une nouvelle créance sur lui. Et de deux ! La vie est belle ! Mais où est cette création de monnaie par une banque commerciale ? Je n’en trouve pas trace dans la comptabilité (sauf erreur de ma part dans mes écritures) qui enregistre les événements. S’il y a effectivement création, quelque chose m’échappe. Il y aurait création d’argent et l’on n’en trouverait aucune trace dans la comptabilité ! À quoi, dans ce cas, pourrait servir la comptabilité en partie double ? Pour me convaincre, il faudrait soit me montrer les écritures qui enregistrent les opérations de création, soit m’expliquer pourquoi de telles opérations, si elles existent, ne sont pas enregistrées dans les écritures.

 

AdDendum

[Début de citation. Les CAP sont de BLF]

Brieuc Le Fèvre dit :

9 décembre 2008 à 19:29

@ Nadine, @ moi:

Nadine écrit: « Donc une banque lorsqu’elle accorde un crédit à un client crée simplement une créance avec tout les risques et les contraintes associés à celle-ci mais certainement pas de la monnaie ex nihilo.

D’ailleurs s’il était si simple de créer de l’argent ex-nihilo comme vous le dites il y aurait des banques partout à chaque coin de rue et pour les régles prudentielles il suffirait trés simplement de les contourner en créant de la monnaie ex-nihilo en achetant un titre coté AAA et ensuite le déposer en caution à la BCE pour obtenir la réserve obligatoire correspondant à cette création. »

Le fait est qu’une banque crée effectivement une créance  [et seulement une créance. Vous pouvez- en créer vous même, je vous le signale,  rien ne vous empêche : n’avez-vous jamais prêté d’argent à un ami.  JPV]. Seulement, celle-ci [non pas celle-ci mais du bon argent d’origine centrale en espèce ou scriptural] va être transférée  à un autre acteur économique (par exemple, le concessionnaire vendeur de la voiture que l’emprunteur désirait acheter, ce pour quoi d’ailleurs il a contracté un emprunt). Une fois transférée sur le compte du concessionnaire, puis distribuée comme taxes, cotisations, prestations, salaires, etc, cette créance [non, pas la créance mais l’argent de la banque tirée. Pince mi et pince moi sont dans un bateau. Pince mi tombe à l’eau, qu’est-ce qui reste ? C’est la même chose ici : créance sur le client et solde créditeur du compte du client sont en bateau. Le compte du client est soldé par sa disposition de l’argent. Qu’est-ce qui reste ? La dette du client. Le fameux « dépôt » qui n’en était pas un est tombé à l’eau ; qu’est-ce qui reste ? La dette (la tête ? la livre de chair ?) du client. JPV] se comporte EXACTEMENT COMME UNE MONNAIE, c’est-à-dire un pouvoir d’achat [C’est la monnaie de la banque tirée qui se comporte comme de la monnaie. Quoi d’étonnant ? U are wrong, mister Brieuc. JPV]. La seule différence avec une « vraie » monnaie, i.e. une monnaie fiduciaire à cours légal ET forcé, c’est que la convertibilité en monnaie fiduciaire est aléatoire. Il suffit de savoir que 5 % seulement de la « monnaie » disponible est de la monnaie fiduciaire (i.e. une créance contre l’État ou la BCE, qui assure le porteur qu’il pourra la refourguer comme paiement à ses propres créanciers). Le reste est de la créance sous contrat privé qui circule par des moyens scripturaux. [non la créance ne circule pas, elle demeure à la banque fabricatrice de la créance, jusqu’à son remboursement éventuel. Si ce remboursement n’a pas lieu, la banque créatrice de créance fait une perte. Mais rassurez vous, aucun des autres clients de la banque ne le saura, ni n’en pâtira (à moins que la banque ne fasse faillite) du fait de la novation. La circulation de la monnaie créeé scripturalement par la banque centrale circule par des moyens eux-mêmes scripturaux. Quoi d’étonnant ? JPV]

[Fin de citation]

Cher monsieur,

Voilà une erreur flagrante : ce  n’est pas la créance qui va être transféré à qui que ce soit mais bel et bien du bel et bon argent d’origine centrale, que le transfert soit fait en billets, par virement, par chèque. Pour voir cela, il suffit de passer au journal les écritures qui retracent les événements. Je ne peux le faire ici pour des questions typographiques, je le ferai donc aujourd’hui, dès que possible, sur mon site.

JP Voyer

En fait, certaines créances (créances négociables) peuvent être transférées, mais dans ce cas, ce transfert se nomme « une vente ». Qu’est qu’une vente ? C’est l’échange de « quelque chose » contre de l’argent. Si les créances étaient de l’argent, il serait parfaitement absurde de les échanger contre de l’argent (sauf dans le cas des devises, qui de toute façon ne sont pas des créances). Et comme le signale Jorion, vous pouvez vendre votre créance au-dessus ou au-dessous de sa valeur nominale. Et dans ce dernier cas, vous vendez parce que vous avez un pressant besoin d’argent. Vous vendez une créance de 100 au prix de 80. C’est un escompte. C’est la preuve qu’un risque est associé à toute créance. Il faut décider l’éventuel acheteur. Mais pourquoi celui-ci achète-t-il alors ? Parce que l’argent ne rapporte rien tandis que les créances, si. D’autant plus si l’on achète 100 au prix de 80 car l’intérêt continue à courir sur 100.

Notons, au passage avant plus amples développements, que ce n’est pas la masse monétaire qui devrait être conservée pour que la monnaie joue pleinement son rôle, mais la quantité de mouvement, le moment, de la monnaie : Masse monétaire x vitesse de circulation (MV). Cela explique l’impuissance des banques centrales à contrôler cette grandeur car, étant déjà incapables d’évaluer la masse monétaire, comment pourraient-elles évaluer la vitesse de circulation. Autrement dit : la banque centrale est maîtresse de la masse monétaire ; les banques commerciales sont maîtresse de la vitesse de circulation (tout ça à l’aveuglette). Mieux encore : non seulement les banques commerciales ; mais les emprunteurs auxquels elles prêtent. S’ils tardent à faire usage de la monnaie mise à leur disposition par le crédit (monnaie préexistante), ils ralentissent la vitesse de circulation [en fait non]. Cela revient au même, quant à la masse monétaire, que de brûler un billet de cinq cents francs à la télévision (réduction illégale de la masse monétaire, tandis que la thésaurisation — réduction de la masse monétaire circulante —  est, elle, légale : à qui le crime profite ?), comme le fit Gainsbourg ! Ce dernier cas est d’ailleurs un délit, moins grave que la fabrication de fausse monnaie qui, elle, est un crime sévèrement puni (autrefois, c’était perpète ; comme pour l’incendie volontaire).

Je donnerai bientôt quelques exemples à moins que d’ici là, je ne pense à autre chose. Toutes ces questions me font perdre beaucoup de temps dans mes recherches (ainsi que la martyrisation des Palestiniens par les Juifs sionistes d’ailleurs qui m’empêche même de dormir. Comment tant de criminelle impudence peut-elle être tolérée dans ce monde).

Le mode de Venise. Luca Paciolo: La Summa

L’origine de la partie double Double enregistrement au journal et au Grand livre. Je vous en prie, ne retournez pas au temps de la partie simple (le seul livre des comptes ou Grand livre). Passez les écritures au journal et vous verrez qui paie et comment et avec quoi.

Lexique bancaire

Les comptes de la banque de France

Le plan comptable

Plan comptable d’une banque (en Algérie)

Un bilan de banque Vous remarquerez que les soldes débiteurs des comptes de trésorerie : Caisse (espèces), Banque centrale (monnaie scripturale), Trésor (idem), CCP (idem), ne figurent pas dans les actifs financiers quoiqu’ils gonflent l’actif du bilan.

Le bilan des banques

Actif

Passif

Classe 1
Comptes de trésorerie et d’opérations interbancaires

  • Instituts d’émission, Trésor public
  • Banques, organismes et établissements financiers
  • Valeurs reçues en pension
  • Bons du Trésor
  • Instituts d’émission, Trésor public
  • Banques, organismes et établissements financiers
  • Valeurs données en pension

Classe 2
Comptes d’opérations avec la clientèle

C’est la partie principale du bilan d’une banque « classique ». À l’actif, les crédits accordés à la clientèle ; au passif, les dépôts de la clientèle. C’est ici que sera directement visible l’Intermédiation ! Les fonds prêtés par les banques proviennent habituellement des dépôts des clients, si bien que la sécurité des dépôts dépend de la solvabilité des emprunteurs. Il s’agit bien de « L’argent des autres… » !

 

  • Crédits à la clientèle
  • Comptes créditeurs de la clientèle

Classe 3
Autres comptes financiers

  • Chèques, effets en recouvrement ou à l’encaissement
  • Comptes de régularisation
  • Opérations sur titres
  • Comptes exigibles après encaissement
  • Créditeurs divers
  • Comptes de régularisation
  • Opérations sur titres

Classe 4
Valeurs immobilisées

Classe 5
Capitaux permanents

  • Titres de participation
  • Immobilisations
  • Frais d’établissement
  • Obligations
  • Provisions
  • Réserves
  • Capital

Comptes de Hors bilan

 

Catégories d’opération avec la clientèle

Actif – (emplois)

Passif – (ressources)

  • crédits à court, moyen et à long termes
  • créances commerciales
  • comptes ordinaires débiteurs
  • comptes ordinaires créditeurs
  • comptes créditeurs à terme
  • comptes d’épargne à régime spécial
  • bons de caisse

Cf. Dictionnaire Electronique pour la Finance et l’Informatique

Le dinar algérien vaut environ un centime d’euro

 

3°) qu’en réalité, au fil du processus, on n’assiste nullement à un accroissement de la masse monétaire mise en circulation, de quelque manière que ce soit, mais toujours à une réutilisation tandis que, à chaque étape, la masse monétaire réellement existante, est irrémédiablement le résultat de l’addition des réserves constituées jusque-là et du crédit accordé en dernier, et équivaut au montant initial de 100 millions ;

4°) que non seulement il ne se produit pas d’accroissement de la masse monétaire mais, qu’en fait, en ce qui concerne la masse monétaire active et axée sur la demande, elle diminue même constamment, étant donné que sur les 100 millions initiaux, des montants de plus en plus élevés disparaissent dans les réserves des banques où ils sont finalement complètement absorbés ;

5°) que l’utilisation répétée de la monnaie, que ce soit pour procéder à des achats, la prêter ou en faire cadeau, n’accroît jamais sa masse mais uniquement les opérations d’achats, de prêts ou de dons ainsi effectuées, qui, bien entendu, additionnées, donnent des montants de plus en plus élevés (cf. l’exemple inverse du clown dans le chapitre 3).

Les faits énumérés ci-dessus sont encore plus clairs, lorsqu’on se représente cet enchaînement, non pas au niveau des banques, mais au niveau des opérations commerciales, et qu’il s’agit non plus de prêts répétés mais de ventes répétées  Là aussi, on peut /171/ supposer que chaque commerçant met dix pour cent de sa recette de côté et qu’il dépense le reste directement ou indirectement dans un autre magasin pour faire des achats. Là encore, l’addition des opérations d’achat donnerait le même résultat que celle des opérations de crédit dans le cas de la « surmultiplication de la création monétaire ». Et pourtant personne n’irait dire que la masse monétaire a été multipliée par neuf ou que les commerçants ont créé 900 millions.

Où est donc l’erreur de raisonnement des théoriciens ?

L’erreur de la théorie classique de la création monétaire réside dans le fait qu’on additionne les avoirs ou les crédits se reconstituant l’un et l’autre au fil du temps, ou les postes de crédit, aux montants reçus au départ et qu’on déduit de cette addition qu’il y a une création monétaire ou une création de crédit. En d’autres termes : cette théorie assimile l’utilisation multiple de l’argent à un accroissement, elle confond moyen de transport et opération de transport. Mais, pas plus que l’utilisation répétée de wagons ou de camions pour des transports n’entraîne un accroissement du nombre de wagons ou de camions, l’utilisation répétée d’argent pour des achats ou des prêts n’entraîne un accroissement de son montant [de même, plus les trains et les camions circulent vite ; plus le temps perdu en rupture de charge est réduit grâce aux containers ; plus un même nombre de camions et de trains permet de transporter de marchandises].

L’erreur de raisonnement et d’interprétation des théoriciens de la création monétaire est sans aucun doute due en grande partie au fait que l’on continue à considérer les avoirs et les portefeuilles de crédit comme du numéraire. Or, en fait, il ne s’agit que de postes de comptabilisation qui documentent, comme cela a été dit plusieurs fois, le montant des prêts d’argent et les obligations de remboursement qui en résultent, sans que ceux-ci fassent augmenter la masse monétaire en circulation. C’est pourquoi tous les regroupements de numéraires et de dépôts sous la rubrique « masse monétaire » sont si discutables. Cela vaut surtout pour l’addition des M1 et M3 décrite plus haut.

Quels sont les autres arguments censés étayer la théorie de la création monétaire ?

Ceux qui estiment qu’il y a création monétaire avancent généralement les arguments suivants :

Dès le Moyen Âge, les orfèvres avaient l’habitude, en échange ses pièces d’or données en garantie, de délivrer plusieurs certificats /172/ de dépôt négociables, l’expérience ayant montré qu’ils ne seraient pas tous présentés simultanément à l’encaissement.

Cet exemple ne serait approprié que si, de nos jours, les banques après avoir pris un dollar en dépôt en mettaient plusieurs en circulation, en liquide ou par transfert d’avoir. Là, encore une fois, on ne tient pas compte du fait que les banques, comme cela est décrit dans le chapitre 11, doivent disposer de monnaie centrale non seulement pour faire face aux utilisations de crédit par prélèvement de numéraires mais aussi à tous les virements. C’est d’ailleurs ce que confirmait Wendelin Hartmann, membre du Directoire de la Deutsche Bundesbank, en 1994 : « Entre elles, les banques n’acceptent pas d’argent scriptural mais attendent que leurs créances sur le marché monétaire soient compensées par de la monnaie centrale ».

La transformation de numéraire en monnaie scripturale augmente la masse monétaire totale, étant donné que l’argent est alors là deux fois, en tant que monnaie scripturale et en tant que numéraire.

Là, on oublie que le numéraire versé à une banque et se trouvant dans les caisses de celle-ci ne compte plus comme masse monétaire en circulation ou ayant une influence sur la demande. Ce n’est que par le prélèvement de celui-ci par un autre client de la banque dont le dépôt à vue diminue d’autant, que ce numéraire redevient un moyen d’échange actif. Donc, peu importe que l’on prenne du numéraire ou de la monnaie scripturale pour les modèles de surmultiplication de création monétaire ou que l’on change entre-temps de forme de moyen de paiement. En effet, le versement de numéraire sur un compte courant « ne change rien à la masse monétaire totale, étant donné que l’on ne procède en l’occurrence qu’à la transformation d’une sorte de monnaie en une autre sorte ». *

*. Otmar Issing, chef des Études économiques à la BCE, dans son ouvrage d’enseignement Einführung in die Geldtheoric (Introduction à la théorie de la monnaie).

Les déposants tout comme les banques peuvent disposer des dépôts à vue, ce qui double les possibilités de demande au sein d’une économie.

Il n’est pas tenu compte ici du fait que les banques ne peuvent disposer des dépôts que pendant une période intermédiaire, c’est-à-dire jusqu’au moment où les déposants le font eux-mêmes. Il ne /173/ s’agit donc pas d’une utilisation simultanée par deux intéressés, mais bien d’utilisations consécutives. Cela n’entraîne pas l’augmentation de la masse monétaire, mais en tout et pour tout une utilisation plus effective ou une augmentation de la fréquence d’utilisation pour laquelle ont emploie habituellement un terme relativement impropre : la vitesse de circulation de la monnaie.

La surmultiplication de la création monétaire n’est certes pas possible avec du numéraire mais bien avec de la monnaie scripturale.

Mais là, un fois de plus, on ne tient pas compte du fait que les virements des clients à partir de leur compte courant ne sont en quelque sorte que l’ombre des opérations précédentes accompagnées de transferts de monnaie centrale.

Concrètement : lorsque la banque A représentée en figure 31 effectue un virement de 90 millions à la banque B sur ordre de son client emprunteur, ceux-ci ne seront crédités au destinataire que lorsque la banque B aura reçu le même montant de monnaie centrale.

Le dépassement de la quantité de numéraire par les dépôts à vue est une preuve de la création monétaire des banques.

En réalité, l’augmentation des dépôts à vue n’est que la preuve que le public a toujours préféré les paiements de compte à compte pour des raisons pratiques, comme il a préféré, par le passé, les pièces aux billets. Si les habitudes de paiement se renversaient demain, les avoirs à vue diminueraient de nouveau et en compensation, les banques centrales seraient obligées d’imprimer plus de billets.

Lors d’un tel renversement le recul de l’utilisation de la monnaie scripturale ne détruirait pas de monnaie, pas plus qu’à l’inverse, il n’en aurait été créé ou qu’elle aurait été accrue.

Les divergences d’opinion en ce qui concerne la création monétaire résultent des avis divers quant à ce qui doit être considéré comme de la monnaie.

En réalité le choix de la notion de monnaie est sans importance quant au problème qui nous occupe. En effet, peu importe à quelle masse monétaire on attribue les dépôts qui se constituent les uns après les autres, ce qui est primordial, en ce qui concerne la question de la création monétaire, c’est uniquement de savoir si les banques peuvent doubler voire multiplier le pouvoir d’achat à /174/ partir des dépôts de leurs clients. D’ailleurs, les crédits, qu’ils soient créés ou non, ne sont jamais pris en compte dans quelque masse monétaire que ce soit. Seuls les dépôts des clients comptent, comme le montrent les définitions des masses monétaires Ml, M2, etc.. Non seulement l’exemple de cycle donné dans la figure 31 mais aussi les expériences vécues par n’importe quel possesseur d’un dépôt montrent que ces dépôts ne sont pas « créés » par les banques mais, si toutefois quelque chose est créé, c’est bien par les déposants.

Les banques peuvent élargir leurs possibilités d’accorder des crédits par des écritures comptables augmentant ainsi la somme de leur bilan.

Retenons d’abord que par des écritures comptables on ne crée jamais rien de réel, même dans un bilan, mais qu’on ne fait que consigner ce qui s’est véritablement produit, sauf à falsifier le bilan. Mais dans la pratique, même avec des crédits qui, sans dépôts, seraient créés à partir de rien dans les bilans, on ne peut rien faire car que l’emprunteur fasse un prélèvement ou un virement de son pouvoir d’achat emprunté, la banque qui effectue ces opérations a besoin, comme cela a été dit à maintes reprises, du même montant de monnaie centrale.

La création n’est, certes, pas possible entre banques, mais bien au sein d’une banque parce que lorsque celle-ci procède à un virement interne, le transfert de monnaie centrale n’est pas nécessaire.

Cette supposition est, elle aussi, un coup d’épée dans l’eau. En effet, dans ce cas, les portefeuilles de dépôts de la banque ne varient pas non plus : le compte de la personne qui ordonne le virement diminue d’un montant égal à celui dont augmente le compte du destinataire.

La théorie des réserves de plus-value souvent avancée de nos jours n’a rien à voir, elle non plus, avec de la création. Elle signifie uniquement que les excédents de monnaie centrale donnent la possibilité aux banques d’accorder des crédits supplémentaires même si elles n’ont en compte aucun dépôt de client. Cela va de soi. Tant que les banques auront encore des demandes de crédit, elles utiliseront ces excédents de monnaie centrale pour financer des crédits, sinon elles les rendront très vite à d’autres banques ou à la banque centrale, ne serait-ce que pour en économiser les intérêts. Le fait que les réserves excédentaires, que la Bundesbank /175/ comme, de nos jours, la BCE définissent comme étant l’excédent par rapport à la réserve obligatoire, sont presque nulles le prouve aussi.

Si ces réserves excédentaires étaient véritablement la clé d’une surmultiplication de la création monétaire, les banques ne les réduiraient certainement pas mais les augmenteraient. En effet, par ces créations soit disant possibles elles pourraient encaisser des intérêts bien plus élevés sur que ceux qu’elles doivent payer aux banques d’émission en échange de cette monnaie centrale supplémentaire nécessaire.

● Ils ne vendront pas la corde pour les pendre, ils se pendent eux-mêmes  (Jovanovic)

UNE BOMBE A EXPLOSE A WALL STREET: ELLE S’APPELLE MEREDITH WHITNEY
du 9 au 12 décembre 2009 : Si vous suivez ce blog depuis un an, vous la connaissez, c’est Meredith Whitney, ou l’Oracle de Wall Street. D’une simple phrase, elle fait et défait les marchés, et ce qu’elle a déclaré mardi "there are no places to hide", plus d’endroits où se cacher, fait froid dans le dos, d’ailleurs ses déclarations devraient se trouver à la une de toute la presse. Quand elle a été "bullish" sur Goldman Sachs, elle a été reprise pour toute la presse. En revanche hier, ses déclarations sont tombées à plat, pour les journalistes, mais pas pour les traders et les banquiers. Eux, ils la connaissent bien. Et l’écoutent bien plus que la presse...

Déclaration No 1: "ils n’ont plus de munitions".
Déclaration No 2: "malgré leurs emprunts à presque 0%, les banques ne remettent pas l’argent dans le système économique. La Fed a déclaré lundi que le prêt aux particuliers a baissé de 1,7% en octobre, pour le 9e mois consécutif".
Déclaration No 3: "2010 est tellement perturbant, et à tant de niveaux avec tellement d’Américains éjectés du système bancaire... leurs conséquences aussi bien politiques qu’économiques est le vrai problème. Vous ne pouvez pas les éviter. Cela ne s’est jamais passé dans ce pays".

Vous avez compris : a moins d’un miracle, une guerre par exemple :-) le système va vers l’effondrement, quel que soit le côté duquel vous regardez... Et c’est Meredith Whitney qui vous l’annonce avec ses chiffres. Sachez aussi qu’en Californie, vous avez des milliers de groupes de 4, 10 et parfois 20 personnes qui vivent en clan le long des palissades, au bord d’un mur derrière un restaurant ou station service, etc. ne sachant pas où aller. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

● Le ministre des Armées, maire d’Épaignes, a du souci à se faire (Jovanovic)

SHEIKS SANS PROVISION: ET MAINTENANT LES SAOUDIENS
du 9 au 12 décembre 2009 : Rien ne va plus dans le monde des pétrodollars, car la chute du dollar est telle que tous les revenus sont amputés... N’OUBLIEZ PAS: LE DOLLAR A PERDU 30% DE SA VALEUR EN 10 ANS, et en ce moment, cela s’accélère quelque peu... Donc, les Saoudiens qui vendent leur or noir se mordent les doigts d’être obligés de le commercialiser en billets Monopoly. Ils sont coincés avec 30% de valeur en moins, plus 30% de consommation en moins!!! Lisez ça: "les banquiers sont furieux que deux conglomérats saoudiens aient fait défaut (de paiement) sur leurs échéances de 20 milliards de dollars, et qu’ils favorisent leurs créditeurs locaux au détriment des occidentaux.
State-owned Royal Bank of Scotland, HSBC and Standard Chartered are all understood to have exposure to Saad Group and Ahmad Hamad Algosaibi & Bros (Ahab). Dozens of other Western banks are also owed money, including Citigroup and BNP Paribas". Allô, la presse ? C’est une info qui aurait dû être à la une de tous les journaux !!! 20 milliards de dollars ! Remarquez, si cela ne parle à personne, vous au moins cela vous confirme, une fois de plus, que l’or est plus que jamais le seul refuge avant l’explosion finale... Mais écoutez la suite dans le Times de Londres: "le ministre du commerce Lord Davies of Abersoch s’envole de toute urgence en Arabie Saudite pour que les créditeurs soient traités à égalité"... Il s’envole de toute urgence, en pleine nuit, déguisé en femme (non je plaisante) dans l’avion ministériel anglais avec une équipe de 40 banquiers et fonctionnaires, C’EST DIRE SI LA SITUATION EST GRAVE !!!! "the Trade Minister flew to Saudi Arabia last night ... The dispute, unless resolved soon, is certain to trigger fresh concern about doing business in the Gulf in the wake of the Dubai calamity". CELA FAIT DEUX EXPLOSIONS dans les coffres vides des banquiers! Dubaï World et les Saad + Algosaibi. Les Saoudiens avaient promis de payer en septembre une dette renégociée. A ce jour, rien n’a été fait :-) En plus, écoutez ça "The dispute is diplomatically sensitive, coming after allegations of corruption involving British Aerospace and Saudi officials. An investigation by the Serious Fraud Office was dropped in December 2006 on the ground of national security". On dirait que les Anglais aussi ont leur affaire des frégates... (pour 10 milliards de dollars). "Bankers are hoping that the potential damage to the reputation of Saudi Arabia will convince ministers there to put pressure on the companies to treat all creditors equally". Et en plus ils font du chantage! Cette revue de presse, vraiment, elle est trop drôle. Ah petit détail: Bernard Krief qui a repris Heuliez "doit apporter 16 millions de fonds propres avec des investisseurs des Emirats Arabes Unis"... Ils sont à Dubaï? A ce propos, notre lecteur Sébastien, nous rapporte des détails du Canard:

"une filiale de Dubai World a investi dans les 2 plus importants ports de l’Hexagone: 25% de Manutention Générale de Méditerranée à Marseille et 50% du Terminal Noth Developement au Havre. Avec la CMA-CGM, 3eme armateur mondial installé à Marseille, Dubai a créé une société commune, Manutentionnaire Port Sinergy. Un problème de plus pour CMA-CGM, propriété de la famille Saadé, qui en pleine discussion avec ses banquiers pour restructurer sa dette et en est réduite à faire la manche auprès de l’Etat." "Dubai World est aussi présent sur les marchés financiers, en acquérant des paquets d’actions de sociétés cotées. Jean Arthuis, président de la commission des Finances a souligné dans un rapport qu’une "fraction significative des sociétés du CAC 40 est détenue par ces fonds mais nul n’en sait davantage"". "Dubai World a multiplié les prises de participation à visage découvert", il a acheté 25% de la Bourse à Londres, le magasin de luxe Barneys à New York, en investissant dans des casinos à Vegas. Le fonds détenu par le Cheik Mohammed Al Kathoum, seigneur de Dubaï, possède la plus grande écurie de pur-sangs du Monde et fait "tourner" le marché des ventes en étant "un des meilleurs clients des ventes de yearlings" en Normandie, donc panique des propriétaires de Haras près de Deauville et de Pont-Audemer. Dubai est aussi "propriétaire de la riche compagnie Emirate Airlines", sponsor du PSG, et "le partenaire de la toute puissante... FIFA, organisatrice du Mondial de Football." Il est actionnaire d’EADS à hauteur de 3,12 % et le plus gros client d’Airbus...Il possède 6 exemplaires de l’A380 et leur intention était d’acheter près de 200 avions de la meme famille. "Sans doute quelques annulations en perspective".

Ah j’ai oublié un détail: ils ont aussi acheté une partie du cirque du Soleil! Pour un cirque, ça va être vraiment chaud... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

● Deux approches conflictuelles pour la gravité (Paul Jorion)

● Les douze impasses de l’UE 1 / Les douze impasses de l’UE 2 / Les douze impasses de l’UE 3 / Les douze impasses de l’UE 4 / Les douze impasses de l’UE 5 / Les douze impasses de l’UE 6 / Les douze impasses de l’UE 7 (François Asselineau)

● Qui gouverne la France 1 / Qui gouverne la France 2 / Qui gouverne la France 3 / Qui gouverne la France 4 / Qui gouverne la France 5 / Qui gouverne la France 6 / Qui gouverne la France 7 (François Asselineau)

● Punir (et faire payer) les pauvres (Seb Musset) Bien fait, ça vous apprendra ! Les pauvres font trop confiance aux riches. Je vous l’avais bien dit : les pauvres sont de sales cons.

● En Europe, seuls les Suisses ont encore le droit et le pouvoir de voter NON. Bravo !

[zSionisme]

Le problème, c’est le sionisme

● L’Horreur ! Un ballet antisémite ! Mais où allons-nous ? C’est Le Lac des cyonistes par M’Béjar M’Bala M’Bala. Ah ! ces Nègres, ils ont le rythme dans le sang.

● La doctrine militaire israélienne est de s’attaquer délibérément aux populations civiles Comité public contre la torture en Israël, 2 Décembre 2009.

● Le fatras de mensonges de Thomas Friedman par Khaled Amayreh, 4 Décembre 2009.

● Encore un article antisémite ! C’est effrayant. Où allons nous ?

(…)

J’avoue également avoir un petit problème avec la notion d’extrême droite en France. Pour les « antifascistes », l’extrême droite, ce sont exclusivement les gens qui sont supposés être nostalgiques de Vichy, de la monarchie, de l’Algérie française, qui sont trop souverainistes à leur goût, ou encore, pour certains, les « islamo-fascistes ».

Mais pourquoi la censure n’est-elle pas d’extrême droite ? Pourquoi l’apologie de la guerre (et la négation de crimes de guerre) à Gaza, au Liban, en Afghanistan et en Irak ne l’est-elle pas ? Pourquoi le fait de considérer qu’un peuple a le droit de s’installer sur la terre d’un autre et de l’en chasser à jamais (c’est-à-dire en lui refusant tout droit au retour) n’est-il pas d’extrême droite ? [n’est-ce pas là pur antisémitisme ?] Pourquoi n’est-il pas d’extrême droite de célébrer comme démocratique (avilissant ainsi ce concept) un état défini explicitement sur une base ethnique ? [n’est-ce pas là pur antisémitisme ?] (5) Pourquoi la notion de culpabilité collective (appliquée au peuple allemand, français etc.) n’est-elle pas de « l’essentialisme raciste » et donc d’extrême droite ? N’est-ce pas encore plus le cas quand cette culpabilité devient transmissible aux descendants ?

Si l’on veut bien élargir ainsi la notion d’extrême droite (ce qui me semble justifié d’un point de vue conceptuel et historique), on se rend compte que le gouvernement français, la plupart des médias et des intellectuels, et bien sûr, une bonne partie de la « gauche antifasciste » sont d’extrême droite, ce qui complique considérablement la nécessaire « lutte contre l’extrême droite ». Il ne suffit pas de ne pas « ouvrir son antenne » à Soral ou à de Benoist, mais il faudrait la refuser à pratiquement tout le monde. De plus, l’extrême droite la plus dangereuse est-elle celle de la « nostalgie », ou celle qui influence la politique et la pensée occidentale actuelles ?

Finalement, il est regrettable de voir que des articles comme celui de REFLEXes sont repris par des associations pro-palestiniennes comme l’AFPS (ou Bellaciao). Bien sûr, ils ont le droit de le faire, là n’est pas la question. Mais le fait de diffuser certains articles plutôt que d’autres est un choix politique, et ce choix peut être discuté. Or ce choix signifie que la priorité, pour ces organisations, n’est pas de défendre la liberté d’expression mais bien de hurler avec les loups dans la dénonciation des « méchants » (Dieudonné, Blanrue etc.).

Comment ne pas voir que le discours sur l’holocauste est instrumentalisé pour soutenir Israël et pour faire taire les critiques (la question n’étant pas de « mettre en cause » l’holocauste, mais de se demander pourquoi cet événement doit déterminer notre politique étrangère [n’est-ce pas là pur antisémitisme ?]) ? Le temps où une majorité de gens aimaient réellement Israël, « la seule démocratie au Moyen-Orient », « la villa au milieu de la jungle » etc. est passé [n’est-ce pas là pur antisémitisme ?]. Mais l’étape qui reste à franchir, pour qu’une autre politique envers le Moyen-Orient soit possible, est de libérer la parole et de faire cesser l’intimidation et la culpabilisation à propos de tout ce qui concerne Israël et le sionisme[n’est-ce pas là pur antisémitisme ?].

La « solidarité avec la Palestine » commence ici, principalement dans la lutte contre les réseaux pro-israéliens. Diffuser et faire connaître le livre de Blanrue, ou celui de Mearsheimer et Walt, défendre la liberté d’expression, aider à libérer le discours et à ouvrir le débat, c’est réellement « aider la lutte des Palestiniens », et c’est l’aider de façon essentielle.

Nous ne devons pas montrer aux sionistes que nous sommes « gentils », en nous « démarquant » sans arrêt de X ou de Y qui a eu une parole trop dure ou trop franche, mais montrer que nous sommes libres et que le temps de l’intimidation est passé. Heureusement, de même que les Palestiniens résistent, il existe encore des gens en France qui défendent les principes les plus élémentaires de la République et de la laïcité. Il ne reste plus qu’à souhaiter que les « antifascistes » se joignent à eux [ah ! non ! merci du cadeau !].

Jean Bricmont

● Apple ne répare plus les portables souillés par la nicotine Disparaît avec tout ce que tu contiens, moi y compris, obscène Prout World.

● La peste soit des bavards Étonnant dispositif antibavards à l’IHEST

Appuyez sur la flèche jusqu’à 2x.  Étonnant. Puis, de temps en temps, appuyez sur la flèche « à gauche » cerclée de rouge.

● Nigel Farage, il est très bien ! (Vidéo)

● Quand la pensée allemande atteint à la clarté ! Citoyens, citoyennes, il est de votre devoir de lire ce livre, toutes affaires cessantes. Helmut Creutz (ancien pilote et instructeur de la Luftwaffe), Le Syndrome de la monnaie, 450 pages, broché cousu-collé. Impression offset : il passe au scanner sans une faute (le papier bouffant est l’ennemi du scanner). La grosse salope Tina déshabillée pour les nuls (c’est beaucoup plus facile à lire que Théorie générale de la monnaie). Voici un exemple au hasard, page 324 :

Pourquoi les intérêts à faible taux déclenchent-ils également des crises ?

Personne n’ignore que, de nos jours, le taux d’intérêt et l’inflation sont là pour que les acteurs de l’économie remettent en circulation les excédents de leurs revenus. Le taux d’intérêt tient alors lieu de récompense pour le déblocage de fonds à titre de prêt, en quelque sorte un appât qui attire l’argent dans les banques. L’inflation, en revanche, agit comme un fouet qui pousse l’argent vers la demande ou vers les biens corporels. En résumé, dans nos systèmes actuels d’économie nationale, le taux d’intérêt et l’inflation sont des instruments qui assurent la circulation de l’argent. Plus ils sont élevés, plus leur impact positif sur la circulation monétaire est grand, mais aussi plus destructives sont leurs retombées. Ces conséquences destructives diminuent, il est vrai, lorsque les taux d’intérêt ou d’inflation baissent, mais cette diminution s’accompagne également, et c’est son côté fatal, d’un affaiblissement de la capacité à assurer la circulation de la masse monétaire. [c’est Charybde et Scylla]

Pourtant, lorsque l’argent ne circule plus régulièrement, il y a stagnation et le cycle de la demande est sujet à des interruptions qui auront pour conséquence l’atonie des ventes et le chômage. L’absence de demande et l’abondance de marchandises dans les magasins font chuter les prix et génèrent un grand risque de réactions déflationnistes en chaîne. Certes, il ne s’agit pas alors de déflation due à une réduction concrète de la masse monétaire par la banque centrale, comme elle a eu lieu, par exemple, au début des années 30 en Allemagne, mais d’une déflation par thésaurisation, par la retenue de l’argent opérée par les consommateurs. [Keynes]

C’est la raison pour laquelle il est faux de choisir le terme de « crise de l’offre excédentaire » pour désigner cette situation, puisqu’il s’agit d’un manque de demande. Dans des conditions normales de marché, avec une circulation de l’argent équilibrée, il ne peut jamais y avoir de crises de surproduction puisque chaque production est en vis-à-vis avec un revenu correspondant qui permettra de répondre à l’offre du marché. Il ne peut y avoir crise que si ces revenus ne sont pas utilisés dans leur montant total pour liquider les stocks du marché.

● Refroidissement du sable des plages à Dubaï ; chauffage du lac des cygnes pendant l’hiver à Hambourg.

● Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité par Jean-Claude Paye et Tülay Umay

Dans la modernité, l’idéologie victimaire présente une structure particulière : le bourreau se présente systématiquement comme la victime. On peut penser immédiatement au sionisme [encore un article antisémite !], mais il ne s’agit là que d’un exemple, bien qu’il occupe une place fondamentale dans ce renversement général de l’ordre symbolique. Les troupes états-uniennes ne sont-elles pas des victimes des populations qu’elles bombardent ? Les patrons ne sont-ils pas victimes des grévistes qui prennent « les populations en otage » ? Les porteurs de l’idéologie coloniale ne se présentent-ils pas comme stigmatisés par le racisme anti-blanc ? Le nombre d’exemples est infini. Notre vie sociale est entièrement structurée par ce déplacement pervers.

● Sarközy et sa bande (la bande du Fouquet’s) sont en train d’essorer la France Seule une catastrophe mondiale peut sauver la France et par la même occasion, le monde. Comme dit si bien Grand François, sans la crise, il nous le mettait jusqu’au trognon. Soit bénie, sainte crise.

● Les Suisses de Genève ont pété les vitres du Crédit suisse ! J’entends ça dans le poste de TSF ♫ de bonne heure ce matin (ce qu’il y a de bien à la radio, c’est que vous entendez les accents). Moi qui connais bien les Suisses (mais surtout les Suissesses. En fait je connais surtout les Vaudois) je peux vous dire que c’est significatif. Je ne peux résister au plaisir de vous raconter la blague du Nègre qui est assis sur un banc public à Genève. Un brave Genevois qui passe lui dit : « Toi, tu n’es pas d’ici, mon gars. » Ce à quoi le Nègre répond, avec l’accent traînant des Vaudois : « Eh ! non m’sieur, chui d’Lausânne ». Cette mésaventure est arrivée il y a environ une semaine à notre cher, aimé et estimé président Chirac à Bordeaux, avec un Maghrébin (littéralement un Occidental) à qui il demandait « Tu es d’où toi ? » Il lui fut répondu : « Je suis de Blagnac ».

● La présidence anecdotique La politique de l’anecdote (Sarkofrance)

[zSionisme]

Le problème, c’est le sionisme

● Schlomo Sand marque des buts contre son camp (sans le faire exprès) comme moi quand j’étais gamin et qu’on voulait m’obliger à jouer au football. Essayer de prouver que de prétendus Juifs ne seraient pas les descendants des authentiques Juifs anciens (des non convertis, eux), c’est admettre que, dans le cas contraire, dans le cas où les Askhénases seraient d’authentiques descendants, cela leur donne le droit de bizuter sévèrement les Palestiniens aujourd’hui. Ce qui n’est pas le cas. Point final. OK ?

● De mieux en mieux : une lettre antisémite d’Albert Einstein (Mounadil al DjazaïrI) Où allons-nous ? De Gaulle, Cattan, Gandhi, Freud, Einstein… à qui le tour ? Albert n’y va pas de main morte : « Je ne veux voir quiconque serait associé avec ces gens égarés et criminels. » Que dirait-il aujourd’hui ? car les choses ont crû et embelli.

● C’est la meilleure ! Une lettre antisémite du Dr Freud ! « Je ne peux éprouver la moindre sympathie pour une piété mal interprétée qui fait d’un morceau de mur d’Hérode une relique nationale et, à cause d’elle, défie les sentiments des habitants du pays. » Freud est d’accord avec Henri Cattan qui dit que ces raisons historico-religieuses sont juridiquement des niaiseries.

Prof. Dr Freud

Vienne, 19 Berggasse, 26 /2/1930

Monsieur le docteur,

Je ne peux pas faire ce que vous souhaitez. Ma réticence à intéresser le public à ma personnalité est insurmontable et les circonstances critiques actuelles ne me semblent pas du tout y inciter. Qui veut influencer le grand nombre doit avoir quelque chose de retentissant et d’enthousiaste à lui dire et cela, mon jugement réservé sur le sionisme ne le permet pas. J’ai assurément les meilleurs sentiments de sympathie pour des efforts librement consentis, je suis fier de notre université de Jérusalem et je me réjouis de la prospérité des établissements de nos colons. Mais, d’un autre côté, je ne crois pas que la Palestine puisse jamais devenir un État juif ni que le monde chrétien, comme le monde islamique, puissent un jour être prêts à confier leurs lieux saints à la garde des Juifs. Il m’aurait semblé plus avisé de fonder une patrie juive sur un sol historiquement non chargé ; certes, je sais que, pour un dessein aussi rationnel, jamais on n’aurait pu susciter l’exaltation des masses ni la coopération des riches. Je concède aussi, avec regret, que le fanatisme peu réaliste de nos compatriotes porte sa part de responsabilité dans l’éveil de la méfiance des Arabes. Je ne peux éprouver la moindre sympathie pour une piété mal interprétée qui fait d’un morceau de mur d’Hérode une relique nationale et, à cause d’elle, défie les sentiments des habitants du pays.

Jugez vous-même si, avec un point de vue aussi critique, je suis la personne qu’il faut pour jouer le rôle de consolateur d’un peuple ébranlé par un espoir injustifié.

 

Après avoir été soigneusement dissimulée, la lettre de Freud au Keren Ha Yesod connut un destin chaotique. En 1978, elle fut citée en anglais dans un article consacré à Freud et à Herlz et en 1991, après avoir été mentionnée dans un hebdomadaire algérien qui cherchait à démontrer que Freud n’avait guère de sympathie pour le sionisme, elle fut traduite en anglais intégralement par Peter Loewenberg, psychanalyste américain membre de l’IPA : celui-ci la publia accompagnée d’un commentaire de son crû, la jugeant antisioniste et assez peu lucide sur l’avenir : « Freud, disait-il, s’est trompé à propos de sa prédiction, puisque l’état juif existe vraiment… ». Loewenberg semblait oublier que si Freud était réservé quant à la création en Palestine d’un état juif, il tenait toujours à marquer sa solidarité envers ses frères sionistes : qui aime bien châtie bien. [« À propos d’une lettre inédite de Freud sur le sionisme et la question des lieux saints », Élisabeth Roudinesco]

On admire l’argument « puisqu’il existe vraiment » ; mais à quel prix ? L’État nazi de Hitler « existait vraiment » lui aussi. Était-ce cependant une preuve de son excellence ? Le fait que « l’État juif existe vraiment » est-il la preuve suffisante qu’il n’est ni colonialiste, ni criminel et ni ségrégationniste ? Oui, vraiment, Freud avait le nez creux. Plutôt que de se tromper il avait parfaitement perçu le danger, ce qui n’est pas étonnant de la part d’un homme aussi subtil. D’autre part, l’État raciste et ségrégationniste d’Afrique du sud (on ne peut même plus dire colonialiste puisque cela fait trois siècles que les Boers sont là ; ils font partie du paysage) existait réellement, lui aussi, mais cela ne l’a pas empêché de disparaître. Cependant, les Boers sont toujours là et font toujours partie du paysage, leur sort est définitivement lié à celui de l’Afrique. J’espère que ce sera une chance pour l’Afrique.

D’ailleurs les Palestiniens et leurs partisans ont tort de parler « d’entité sioniste ». Non, l’État juif, reconnu ou non par les Palestiniens, existe vraiment (hélas), c’est un véritable État et c’est là son crime. Cet État coucou a fait son nid dans celui des Palestiniens. Il n’a pas seulement volé la terre des Palestiniens mais il leur a confisqué toutes leurs chances d’émancipation après cinq siècles de domination turque. Ouf ! enfin libres et voilà que s’abat cette abomination sioniste sur ce pauvre « petit pays de merde ». La grande sagesse de Freud consiste à voir que le danger réside précisément dans le choix d’une terre trop chargée d’histoire (et de religion), cela dans un but publicitaire et vendeur (oui, Durkheim a bien raison : « La religion est faite pour inspirer des actes », que ce soit pour envahir la Palestine ou pour bombarder New York). Le baron Hirsh avait beau acheter des terres en Argentine, personne n’y serait allé. Et pourtant, quelle chance cela aurait-été pour l’Argentine même (et donc pour le monde).

● Le problème, c’est le sionisme par Pierre Stambul (UJFP). Encore un excellent article antisémite. Très bon, parfait. Lisez, lisez. DOC 2009-11-23 

● L’apartheid israélien au Moyen-Orient par Kristoffer Larsson. Encore un magnifique article antisémite. Al-Tahrir, juillet 2006. Cf. Blankfort critique Chomsky. Étonnant ! Lire également l’entretien de Blankfort avec Sylvia Cattori. DOC 2009-11-17-1

● La fin du « tout est permis » ? As’ad AbuKhalil, 5 Novembre 2009

Les votes concernant Israël à l’Assemblée générale des Nations Unies sont tout à fait indicatif. Année après année, Israël se retrouve dans un petit groupe qui comprend les États-Unis, les Îles Marshall et la Micronésie. Le reste du monde est de l’autre côté, bien que certains alliés européens des États-unis s’abstiennent souvent de voter par peur de mesures de rétorsion.

         

● J’avais quelque peine à répondre à Searle sur ce point. Duhem le fait très bien. Et Jorion encore mieux. Si j’ai bien compris, c’est le sujet de son livre (Comment la vérité et la réalité furent inventées). Jorion est un homme orchestre : il joue de tous les instruments ; mais pas en même temps, heureusement.

Les pythagoriciens et nous

/279/ Quelle est la part de l’explication scientifique qui relève d’un enchaînement logique de propositions et quelle est la part qui relève de raisonnements d’ordre mathématique ? Telle est la manière dont Émile Meyerson résumait en 1921 la question de l’explication dans les sciences. Comment, s’interrogeait-il ensuite, les différents courants épistémologiques se sont-ils situés par rapport à cette problématique ? Parmi ceux-ci Meyerson distinguait alors trois grandes tendances : l’idéalisme mathématique, héritier d’une tradition inaugurée par Pythagore et poursuivie par Platon ; la philosophie de la nature telle que l’exposèrent Schelling et Hegel, et le positivisme d’Auguste Comte, Sophie Germain et Ernst Mach.

Pour ce qui touche à la représentativité de ces courants parmi les praticiens contemporains, Meyerson constatait que, pour la quasi-totalité d’entre eux, la « philosophie spontanée des savants » –  selon l’expression introduite plus tard par Althusser – se confond avec l’idéalisme mathématique ; une poignée se déclarent positivistes, tandis que plus personne ne s’affirme « philosophe de la nature ».

En dépit de leur grand nombre, les tenants de l’idéalisme mathématique ne retiennent que très peu l’attention de Meyerson : il n’a aucune peine à mettre en évidence, comme l’avait fait avant lui Pierre Duhem – dans une perspective strictement positiviste, lui –, que l’idéalisme mathématique se confond avec la simple naïveté épistémologique : la voie qu’emprunte spontanément le sens commun lorsqu’il se complexifie sans s’interroger sur ce qui constitue ses fondements. En bon kantien, Meyerson n’a que peu de respect /280/ pour toute pensée qui se révèle non critique ; sa position est radicale, cependant, en ce qu’elle disqualifie la quasi-totalité des savants en tant que juges de la signification épistémologique de leur propre démarche.

Restent alors en lice, à ses yeux, le positivisme et la philosophie de la nature, que l’on peut brièvement caractériser comme tenant, respectivement, que l’explication dans les sciences relève essentiellement de la modélisation mathématique complétée de la confirmation expérimentale, ou qu’elle relève essentiellement de l’enchaînement logique des propositions. Le talent de Meyerson consiste à mettre en évidence que les deux positions épistémologiques fortes que sont le positivisme et la philosophie de la nature se situent sur le même axe, dont elles constituent les pôles, et à prôner pour l’explication dans les sciences une position médiane entre Hegel et Auguste Comte. Il aura au passage pu étayer sa critique de l’idéalisme mathématique en mettant en évidence la validité des arguments avancés par Hegel et par Comte lorsqu’ils soulignent les dangers auxquels expose une confiance excessive accordée aux pouvoirs de la modélisation mathématique.

La première étape consiste à observer que positivistes et philosophes de la nature sont également convaincus que l’explication scientifique se compose à la fois et nécessairement d’un apport de nature logique et d’un apport de nature mathématique. Le second pas consiste à observer que philosophes de la nature comme positivistes attribuent les mêmes « maladies infantiles » à la déduction logique et à la déduction mathématique: la logique tend à masquer les présupposés métaphysiques (ontologiques) qu’elle véhicule, c’est-à-dire les paris qu’elle fait quant à la nature ultime des choses, tandis que les mathématiques tendent toujours à suggérer que leur capacité à l’explication transcende le domaine légitime de la modélisation – qui se limite en fait à la représentation quantifiée des choses observées et des rapports que ces choses observées entretiennent entre elles. La différence fondamentale entre positivistes et philosophes de la nature se situe sur ce plan. D’un côté, pour les positivistes, le danger que représentent les /281/ « passagers clandestins » ontologiques, danger inhérent à la déduction logique, apparaît plus sérieux que celui du « débordement » intempestif de l’explication lors du recours à la modélisation mathématique. De l’autre, et à l’inverse, les philosophes de la nature sont convaincus de savoir comment tenir la métaphysique en respect en n’exerçant l’enchaînement logique des propositions qu’à partir de teintes préalablement passés au filtre de l’examen critique, à partir de termes appréhendés uniquement, selon les termes de Hegel, « au niveau du concept ».

Positivistes et philosophes de la nature s’accordent donc sur un point essentiel; ils rejettent, les uns comme les autres, le credo central à l’idéalisme mathématique : que le monde est un reflet parfait des entités mathématiques ou, formulé de manière inverse, que l’univers est entièrement modélisable à l’aide de l’outil mathématique. Pour eux, unis dans leur réponse à cette question, s’il est indéniable qu’il est possible de mesurer le monde physique – il est possible en effet de constituer ce que Kojève appelle une phénoméno-métrie » –, le développement de cette quantification selon la « déclinaison » que suggère l’objet mathématique de la modélisation (une « énergo-métrie ») ne pourra jamais se révéler fructueux que par pure coïncidence : accidentellement et accidentellement seulement. La meilleure illustration de cette position est sans doute proposée par Hegel quand il explique pourquoi, selon lui, sur la question de l’orbite des planètes, Kepler est un génie et Newton un charlatan : « Et ceci montre combien plus purs furent le talent et l’intuition spontanée de Kepler : il ne fit intervenir rien de plus que la relation entre [le temps et l’espace] susceptibles de véritablement croître et décroître et ne gâcha pas l’expression pure et réellement céleste de ces relations en déterminant des quantités de gravité, qui n’a pas de quantité. »

Kepler découvre, grâce à la mesure (effectuée par son /282/ prédécesseur Tycho Brahé) et par le calcul, trois lois, trois proportions significatives, et, parmi elles, que l’aire balayée par le rayon vecteur joignant la planète au Soleil est constante pour des intervalles de temps réguliers, ce qui établit une correspondance entre le carré des temps et le cube des distances. Évoquant cette loi dans le Précis de l’encyclopédie des sciences philosophiques, Hegel observe qu’elle « est si sublime parce qu’elle décrit simplement et directement la raison de la chose ». [Cf. extrait ci-dessous]

Newton tenta d’unifier les découvertes de Kepler en un objet mathématique unique et fut obligé, pour ce faire, d’introduire dans la modélisation ce qui, aux yeux de Hegel, apparaît comme autant de « monstres ontologiques » : les forces centripète et centrifuge  entités « spirituelles » – car agissant à distance – et donc « superstitieuses », « préscolastiques », que rien ne vient imposer comme faits, sinon la seule volonté d’établir une identité entre la forme d’un objet du monde sensible et la forme d’un objet mathématique.

. André Doz montre fort bien que Newton lui-même ne fait pas intervenir la force centrifuge dans l’explication qui lie vitesse et distance au Soleil, échappant ainsi sous ce rapport à la critique de Hegel, mais que l’ensemble de ses vulgarisateurs l’ont fait, ainsi d’ailleurs que Huygens (G. W. Friedrich HEGEL, La Théorie de la mesure, avec un commentaire d’A. Doz, PUF, 1970, pp. 182-190).

Pour les philosophes de la nature comme pour les posi­tivistes, l’étonnante harmonie préétablie que l’idéaliste mathématique ébloui croit observer de manière toujours renouvelée entre le monde de la nature et le monde des mathématiques, n’est qu’illusion : le fruit seulement de sa volonté de concevoir les choses de cette manière ; poussé au-delà de sa capacité à représenter la nature « au coup par coup », le modèle mathématique ne connaît en effet que des victoires à la Pyrrhus, apparentes mais fictives.

La classification par Meyerson de trois types élémentaires d’épistémologie devient ainsi parfaitement claire. L’idéalisme mathématique modélise la nature sur le mode /283/ mathématique mais se laisse toujours « déporter », succombant à la tentation d’attribuer à la nature, et par un effet en retour », la totalité des propriétés qui n’appartiennent qu’au modèle lui-même, alors que seules celles qui reflètent l’essence du phénomène modélisé – et qui justifièrent au départ le projet de modélisation – sont en réalité présentes.

La philosophie de la nature, elle, fait confiance, jusqu’à plus ample informé, à l’enchaînement logique des proposi­tions, ne se tournant vers la modélisation mathématique de faits d’expérimentation que pour en obtenir un « supplément d’information  ». À l’inverse, le positivisme bâtit sa demeure sur l’expérience contrôlée et soigneusement quantifiée, évitant, autant que faire se peut, la déduction logique, toujours suspectée d’implications métaphysiques mal maîtrisées. L’un et l’autre cantonnent la modélisation de la nature à sa mesure, seul mode de quantification susceptible de ne pas se laisser entraîner sur la pente d’une assimilation simpliste et hâtive de la nature aux idéalités mathématiques.

. Cela autorisait, bien sûr, les adversaires des idéalistes à ironiser sur certaines des implications de leurs vues. Ainsi Hegel marqua-t-il son irritation devant la remarque faite par Wilhelm Krug, qui avait mis en demeure l’idéaliste de d’abord « déduire sa plume », en consacrant une critique acerbe à l’un des ouvrages de ce kantien conservateur. Cf. G. W. F. HEGEL, Miscellaneous Writings, op. cit., p. 226.

On le voit, la démonstration de Meyerson est très élégante, et sa conclusion, le vœu d’une épistémologie combinant les mérites du positivisme et de la philosophie de la nature, paraît entièrement justifiée. Elle repose cependant sur le postulat d’une différence essentielle entre les principes du raisonnement logique et ceux du raisonnement mathématique. Dans De l’explication dans les sciences, Meyerson reprend la thèse centrale de son ouvrage antérieur, Identité et réalité, que « le cheminement de la pensée » (titre cette fois d’un de ses ouvrages ultérieurs) consiste dans l’identification d’entités conçues à l’origine comme distinctes et assimilées maintenant comme identiques sous un certain rapport. Ainsi, si j’ai un et trois, ce sont deux /284/ entités distinctes : un d’un côté et trois de l’autre. Mais sous un certain rapport, si j’ignore leur distinction initiale en les considérant cette fois ensemble, regroupés, un et trois font quatre.

Ce qui fait alors la distinction entre l’enchaînement logique et l’enchaînement mathématique des propositions, c’est la manière dont le premier coule de source sur le mode du « si... alors... », tandis que le second est forcé, prend le sens à contre-courant sur le mode du « bien que... néanmoins... ». En mathématiques, on ne suit pas le simple cours de la rivière, au contraire : on passe des cols escarpés qui vous font déboucher sur d’autres bassins fluviaux ; on ne passe plus de l’identique à l’identique mais désormais de l’analogue à l’analogue, toujours sous le mode d’un certain rapport.

Meyerson ne dit rien de la logique, qu’il considère comme connue de manière intuitive par son lecteur, mais il présente ce qu’il conçoit comme les principes directeurs des mathématiques. Ainsi, dans la démonstration classique du théorème de Pythagore, le « forçage » auquel pense Meyerson s’observe dans le caractère absolument arbitraire des constructions qu’exige la démonstration. Hegel avant Meyerson avait attiré l’attention sur le fait que le tracé des droites qui permettront de voir l’équivalence entre les aires des carrés construits sur les côtés de l’angle rectangle et celle du carré construit sur l’hypoténuse, implique un choix que rien ne motive a priori parmi les dizaines de droites qui pourraient être construites aussi bien et qui sont, elles, indifférentes par rapport à la preuve. Meyerson approuve ici pleinement Hegel qui considère que « la représentation mathématique est une représentation torturée » (Philosophie de la nature ; cité par Meyerson). Le débat se poursuit toujours : s’il est clair que la logique se découvre, il n’est pas /285/ certain pour autant que les mathématiques (ou toutes les mathématiques) se découvrent aussi, et si elles s’inventent, qu’est-ce qui privilégie leur fiction par rapport à d’autres fictions moins prestigieuses ? Nous tenterons plus loin d’apporter une réponse à cette question.

 

Searle : une philosophie naturelle

Searle : It’s paralélism, stupid !

Duhem : une théorie physique n’est pas une explication

Le grain de sel de Heil Myself ! 

Encyclopédie des sciences philosophiques en abrégé (1830)

Traduction Gandillac, Gallimard, pages 262-267

 

§ 270

Quant aux corps dans lesquels le concept de gravité est librement réalisé pour lui-même, ils ont pour déterminations de leur nature différente les moments de leur concept. L’un d’entre eux est ainsi le centre universel de la relation abstraite à soi-même. A cet extrême s’oppose la singularité immédiate, qui-est-hors-d’elle-même et qui-n’a-pas-de-centre, apparaissant à titre de corporéité également autonome. Mais les corps particuliers, qui sont à la fois tout aussi bien dans la détermination de l’être-hors-de-soi que dans celle de l’être-en-soi, sont des centres pour eux-mêmes et se réfèrent au premier comme à leur unité essentielle.

Remarque :

En tant qu’ils sont les corps immédiatement concrets, les corps planétaires sont les plus achevés dans leur existence. On a coutume de considérer le Soleil comme le plus excellent, dans la mesure où l’entendement préfère l’abstrait au concret, de même qu’aussi bien l’on a plus haute estime pour les étoiles fixes que pour les corps du système solaire. — La corporéité dénuée-de-centre, en tant qu’elle est soumise à l’extériorité, se particularise auprès d’elle-même pour constituer l’opposition entre le corps lunaire et le corps cométaire.

On sait bien que les lois du mouvement absolument-libre furent découvertes par Kepler (128), et cette découverte mérite une gloire immortelle. Kepler a démontré ces lois en ce sens qu’il a trouvé l’expression universelle convenant aux data empiriques (§ 227). Tout le monde répète à présent que Newton aurait été le premier à trouver les preuves de ces lois. Il n’a pas été facile de transférer indûment une gloire d’un premier inventeur à un second. Là-dessus je ferai observer :

1) que les mathématiciens accordent que les formules newtoniennes se déduisent des lois képlériennes. Or la déduction tout immédiate est simplement celle-ci : dans la troisième loi de Kepler, la constante est A³/T².  Si on la pose sous la forme A.A²/T² et qu’avec Newton l’on appelle A/T² la gravité universelle, l’expression qu’il donne à l’effet de cette prétendue gravité se trouve-présente dans le rapport inverse du carré des distances ;

2) que la démonstration newtonienne de la proposition selon laquelle un corps soumis à la loi de gravitation parcourt une ellipse autour du corps-central aboutit à une section conique en général, alors que le principe qu’on serait censé démontrer est justement que la trajectoire d’un tel corps n’est pas un cercle ou toute autre section conique, mais qu’elle est seulement l’ellipse [ce que démontrera Bernoulli me semble-t-il ; Newton prouve la condition suffisante, Bernoulli la condition nécessaire]. Au demeurant, contre cette démonstration pour elle-même (Princ. math., I, i, sect. II, prop. I) (129) il y a des objections à faire ; et au surplus cette démonstration, qui est la base même de la théorie newtonienne, n’est plus utilisée en analyse. Les conditions qui font de la trajectoire du corps une section conique déterminée sont, dans la formulation analytique, des constantes, et leur détermination se réduit à une circonstance empirique, laquelle est une situation particulière du corps à un point déterminé du temps, et la vigueur contingente d’un choc qu’il aurait reçu originairement ; si bien que la circonstance qui détermine la ligne courbe à être une ellipse reste extérieure à la formule qu’il s’agit de démontrer, et qu’on n’a pas même l’idée d’en donner une démonstration ;

3) que la loi de Newton concernant la prétendue force de gravité n’est également mise en lumière qu’à partir de l’expérience et par induction.

La seule différence est celle-ci : ce que Kepler a exprimé, d’une manière simple et sublime, sous la forme de lois du mouvement céleste, Newton en a fait la forme-réflexive d’une force de pesanteur, cette même forme sous laquelle se présente, dans le cas de la chute, la loi des grandeurs de cette chute. Si la forme newtonienne n’est pas seulement commode, mais nécessaire, pour la méthode analytique, il ne s’agit là que d’une différence de formulation mathématique ; l’analyse s’entend depuis longtemps à déduire de la forme des lois képlériennes l’expression newtonienne et les propositions corréla­tives (là-dessus je me tiens à l’exposé élégant de Francœur, Traité élémentaire de mécanique, livre II, chap. ii, n. IV) (130). — Absolument parlant, l’ancienne manière utilisée pour ce qu’on appelle une démonstration n’est qu’un tissu embrouillé, fait de lignes qui appar­tiennent à une construction purement géométrique auxquelles l’on confère la signification physique de forces autonomes, et fait de déterminations-réflexives sans contenu, cette force d’accélération et cette force d’inertie déjà mentionnées, et surtout le rapport entre la prétendue gravité et d’autre part, la force centripète et la force centrifuge, etc.

Les remarques qu’on présente ici auraient besoin d’une plus large confrontation que celle qui peut trouver place dans un abrégé. Des propositions discordantes avec ce qui est admis apparaissent comme des affirmations, et, contredisant à de si hautes autorités, comme quelque chose de pire encore, des prétentions. Mais ce qu’on a exposé, ce sont moins des propositions que des faits nus, et la réflexion qu’on réclame porte seulement sur ceci : les différences et déterminations auxquelles conduit l’analyse mathématique, et la démarche qui lui est imposée par sa méthode, doivent être totalement différentes de ce qui est censé avoir une réalité physique. Les présuppositions, la démarche et les résultats requis et fournis par l’analyse restent totalement extérieurs aux rapports qui concernent la valeur physique et la signification physique de ces déterminations et de cette démarche. C’est sur ce point que devrait se porter l’attention ; il s’agit de prendre conscience de la submersion de la mécanique physique sous une curieuse métaphysique qui — face à l’expérience et au concept — n’a d’autre source que les déterminations mathématiques dont on vient de parler.

Il est admis que, outre la base du traitement analytique, dont le développement d’ailleurs a lui-même rendu superflu, ou pour mieux dire rejeté beaucoup de ce qui appartenait aux principes essentiels de Newton et à sa gloire, le moment, riche en contenu, qu’il a ajouté à la teneur des lois de Kepler est le principe de perturbation, principe dont on doit indiquer ici l’importance dans la mesure où il repose sur la proposition selon laquelle ce qu’on nomme l’attraction est un effet de toutes les parties singulières des corps en tant que ces derniers sont matériels. Ce qui implique que la matière, absolument parlant, se pose à elle-même son centre. Il faut donc considérer la masse du corps particulier comme un moment dans sa détermina­tion locale, et tous les corps du système se posent à eux-mêmes leur Soleil, mais aussi les corps singuliers eux-mêmes, selon la situation relative à laquelle ils arrivent les-uns-à-l’égard-des-autres en vertu de leur mouvement universel, forment les-uns-par-rapport-aux-autres une relation momentanée de gravité, et ne se comportent pas uniquement dans l’abstraite relation spatiale, la distance, mais se posent à eux-mêmes, les-uns-avec-les-autres, un centre particulier, lequel cependant dans le système universel, d’une part se dissout à nouveau, mais d’autre part, au moins lorsqu’un tel rapport est durable (dans les perturbations réciproques de Jupiter et de Saturne) lui reste soumis.

Si maintenant, à partir de là, l’on indique quelques traits fonda­mentaux concernant la manière dont les déterminations principales du mouvement libre sont en corrélation avec le concept, cela ne saurait être, quant à son fondement, développé de façon plus détaillée et ne peut être qu’abandonné pour l’instant à son sort. Le principe est ici que la démonstration rationnelle portant sur les déterminations quantitatives du mouvement libre ne saurait reposer que sur les déterminations-conceptuelles de l’espace et du temps, des moments dont le rapport (non extérieur pourtant) est le mouvement. Quand la science en viendra-t-elle une bonne fois à prendre conscience des catégories métaphysiques dont elle use et à y substituer comme fondement le concept de la res ?

Que d’abord le mouvement soit de façon universelle un mouvement qui retourne en lui-même, cela est inhérent à la détermination de particularité et de singularité en général (§ 269) qui consiste pour les corps, à avoir, d’une part, un centre en eux-mêmes et une existence autonome, d’autre part en même temps leur centre dans un autre corps. Telles sont les déterminations-conceptuelles sur lesquelles se fondent les représentations de force centripète et de force centrifuge, mais qui y sont inversées comme si chacune d’elles existait pour elle-même de manière autonome en dehors de l’autre, et agissait indépendamment, et qu’elles ne se rencontrassent l’une l’autre que dans leurs effets, de façon extérieure, par conséquent contingente. Ce sont, on l’a rappelé, les lignes qui ne peuvent pas ne pas être tirées pour la détermination mathématique, mais transformées en effectivités physiques.

De plus ce mouvement est uuiformément accéléré (et — en tant qu’il retourne à lui-même — par alternance uniformément retardé). Dans le mouvement comme mouvement libre, espace et temps réussissent à se faire valoir pour ce qu’ils sont, pour des réalités distinctes, dans la détermination de grandeur du mouvement (§ 267, remarque) et à ne point se comporter comme dans la vitesse abstraite, simplement uniforme. — Dans la prétendue explication du mouve­ment uniformément accéléré et retardé à partir de la diminution et de l’accroissement alternés de la grandeur de la force centripète et de la force centrifuge, la confusion qu’entraîne l’admission de pareilles forces autonomes est à son comble. Selon cette explication, dans le mouvement d’une planète de son aphélie à son périhélie, la force centrifuge est inférieure à la force centripète, mais, en revanche, dans le périhélie, la force centrifuge est censée devenir à nouveau immédiatement supérieure à la force centripète ; pour le mouvement du périhélie à l’aphélie on admet de la même manière que les forces sont dans le rapport opposé. On le voit, une telle opération, par laquelle l’excédent atteint par une force vire brusquement en déficit au profit de l’autre force, n’est rien qui soit emprunté à la nature des forces. Au contraire l’on ne saurait éviter de conclure qu’un excédent atteint par une force au détriment de l’autre ne pourrait que, non seulement se conserver, mais aboutir à la pleine annihilation de l’autre force, et le mouvement ou bien, par excès de force centripète, passer au repos, ou bien, par excès de force centrifuge, devenir mouvement en ligne droite. On se contente de raisonner ainsi puisque le corps, à partir de son périhélie, s’éloigne davantage du Soleil, la force centrifuge s’accroît de nouveau ; puisque, à l’aphélie, il est le plus loin du Soleil, c’est là que cette force est la plus grande. On présuppose ce non-sens métaphysique tant d’une force centrifuge que d’une force centripète ; mais à ces fictions de l’entendement aucun entendement ne s’applique davantage et aucun ne se demande comment une telle force, alors qu’elle est autonome, peut d’elle-même tantôt se rendre et se laisser rendre plus faible que l’autre, tantôt se rendre, et se laisser rendre plus forte. — A examiner de plus près cet accroissement et cette diminution, alternés et sans fondement, on trouve dans l’éloignement moyen par rapport aux apsides des points où les forces sont en équilibre ; qu’ensuite ces forces échappent à cet équilibre est quelque chose d’aussi immotivé que la soudaineté du virage dont on a parlé plus haut. On découvre sans peine, absolu­ment parlant, que, dans ce mode d’explication, le remède apporté à un inconvénient par le moyen d’une autre détermination entraîne des confusions nouvelles et plus grandes. — Une confusion analogue intervient dans l’explication du phénomène qui consiste en ce que le pendule oscille plus lentement à l’équateur. Ce phénomène est attri­bué à la force centrifuge qui est censée ici s’accroître ; on peut aussi facilement l’attribuer à la plus grande force de gravité en tant que cette dernière retiendrait plus fortement le pendule vers la ligne perpendiculaire du repos.

Quant à la forme de la trajectoire, le cercle ne peut être saisi que comme la trajectoire d’un mouvement simplement uniforme. Il est bien pensable, pour reprendre le mot dont on use, qu’un mouvement qui s’accroît ou diminue uniformément emprunte, lui aussi, la forme circulaire. Mais que cela soit pensable ou possible ne signifie que la possibilité d’une représentation abstraite, qui laisse de côté le déterminé, c’est-à-dire ce qui importe, et qui est, non seulement superficielle, mais fausse. Le cercle est la ligne qui retourne sur elle­-même et où tous les rayons sont égaux ; c’est dire qu’il est parfaite­ment déterminé par le rayon ; c’est là l’unique déterminité, et cette dernière est la déterminité totale. Mais dans le mouvement libre, où détermination spatiale et détermination temporelle interviennent dans leur diversité, entrent dans un rapport qualitatif l’une avec l’autre, ce rapport ne peut que ressortir, auprès du spatial lui-même, comme une différence de ce spatial, laquelle de la sorte requiert deux déterminations. Ainsi la forme de la trajectoire revenant en elle-même est essentiellement une ellipse (131). — La déterminité abstraite qui constitue le cercle apparaît également de telle sorte que l’arc ou angle compris entre deux rayons est indépendant d’eux, est en face d’eux une grandeur pleinement empirique. Mais, dans le mouvement déterminé par le concept, la distance par rapport au centre et l’arc parcouru en un temps ne peuvent être saisis que dans une unique déterminité, ne peuvent que constituer un tout ; des moments du concept ne sont pas en situation de contingence l’un par rapport à l’autre ; ainsi se présente une détermination spatiale bi-dimensionnelle, le secteur. L’arc est de la sorte essentiellement fonction du rayon vecteur et, comme inégal dans des temps égaux, entraîne avec lui l’inégalité des rayons. Que la détermination de l’espace par le temps apparaisse comme une détermination bi-dimensionnelle, comme détermination plane, cela est en corrélation avec ce qu’on a dit plus haut (§ 267), dans le cas de la chute, à propos de l’exposition de la même déterminité une fois comme temps dans la racine, l’autre fois comme espace dans le carré. Ici pourtant le retour en elle-même de la ligne du mouvement limite au secteur la quadratique de l’espace. — Tels sont, comme on le voit, les principes universels sur lesquels repose la loi de Kepler selon laquelle dans des temps égaux sont découpés des secteurs égaux (132).

Cette loi ne concerne que le rapport de l’arc au rayon vecteur, et le temps est ici une unité abstraite dans laquelle les divers secteurs sont égalisés, car elle reste le déterminant à titre d’unité. L’autre rapport est le rapport entre le temps, non à titre d’unité, mais à titre de quantum en général, à titre de temps de révolution, et d’autre part la grandeur de la trajectoire ou, ce qui est la-même ­chose, la distance à l’égard du centre. C’est comme racine et carré que nous avons vu temps et espace se comporter l’un par rapport à l’autre dans le cas de la chute, du mouvement semi-libre, déterminé d’un côté certes par le concept, mais de l’autre côté déterminé de l’extérieur. Or dans le mouvement absolu, dans le royaume des mesures libres, chaque déterminité acquiert sa totalité. A titre de racine, le temps n’est qu’une grandeur purement empirique et, en tant que qualitatif, il n’est qu’une unité abstraite. Mais, à titre de moment de la totalité développée, il est en même temps auprès d’elle unité déterminée, totalité pour soi, il se produit et, par là, se met en relation avec lui-même ; en tant qu’il est ce qui est en soi sans dimension, il n’atteint dans sa production qu’à l’identité formelle avec lui-même, au carré ; l’espace, au contraire, en tant qu’il est le un-hors-de-l’autre positif, atteint à la dimension du concept, du cube. Leur réalisation conserve ainsi en même temps leur différence originaire. Telle est la troisième loi de Kepler, le rapport du cube des distances aux carrés des temps ; — loi qui a tant de grandeur parce qu’elle a tant de simplicité, et qu’elle représente immédiatement la raison de la res. En revanche la formule newto­nienne, qui fait d’elle une loi concernant la force de gravitation, montre le gauchissement et l’inversion de la réflexion qui reste à mi-chemin.

 

● Crédit est mort et Flouzland (ce blasphème à la face de Dieu) va crever Mais l’Iran est toujours debout (Robert Lamoureux : « mais le canard était toujours vivant »). Malgré son déguisement en femme voilée, vous reconnaîtrez aisément Tintin au bord de la piscine et dans la piscine… le général Alcazar.

● Jovanovic De plus en plus fort.

COMMENT JEAN MONNEY A VOULU VENDRE LA FRANCE A L’ANGLETERRE
du 23 au 25 novembre 2009 : J’ai regardé le DVD Le Grand Charles qui raconte la vie de De Gaulle. Indépendemment du fait que Berard Farcy est absolument époustouflant dans un rôle peu facile, je suis resté "scotché" par la très haute qualité et artistique du film, et plus encore par la scène où Jean Monney a vendu la France à l’Angleterre! Un fait historique dont personne n’ose parler, puisqu’on nous présente Monney comme le génial père de l’Europe... Pas comme celui qui a vendu la France au monde anglo-saxon et qui a tout fait dans le dos de De Gaulle. Si vous tombez sur ce coffret de 2 DVD (lien Amazon), n’hésitez pas une seule seconde... Vous passerez un très bon moment en apprennant des détails historiques toutes les 2 minutes. Ceci pour vous parler en fait des archives de Time Magazine de 1965, puisque le site 24hgold a retrouvé le numéro spécial De Gaulle versus the Dollar racontant comment il a récupéré les lingots d’or en échange des dollars (voir la video plus bas). Cliquez ici. Un petit extrait: "France converted $150 million into gold last month, plans another $150 million conversion soon. Following that lead, Spain has quietly exchanged $60 million of its dollar reserves for U.S. gold—the biggest such transaction of the Franco era. To free more gold to meet rising demand, a congressional committee last week approved President Johnson’s proposal to eliminate the 25% gold backing now legally required for deposits held in the Federal Reserve System. But concern is growing in Washington that nations that have so far refrained from converting dollars out of consideration for the U.S. may cash them in for gold once the extra bullion becomes available—and thus send still more gold-laden truckloads rolling out of Fort Knox". Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

● Considerations upon lord Sandwich Lord Sandwich qui répugnait à quitter la table de jeu se faisait servir des sandwiches (Cf. le célèbre cinéaste juif binoclard de New York : « L’invention du sandwich », Shakespeare, Dieu et moi). Il est piquant, qu’aujourd’hui, ce soient les employés de bureau qui se fassent servir des sandwiches. Les pauvres sont de sales cons ! Les pauvres ne peuvent plus s’approcher de la sainte table de la civilisation où désormais s’esbaudissent les porcs. Les pov’ cons sont contraints de jouer à la dînette. La dînette remplace le restaurant (populaire, évidemment, les restaurants de luxe se portent bien, j’y ai passé dix-huit ans de ma vie — comme client) La véritable gastronomie française se résume aujourd’hui à : saladeries, sandwicheries, pizze (dégueulasses), galettes bretonnes (la seule chose honnête qui persiste en France, grâce aux Rohan-Chabot. J’oubliais le couscous. Oui ! heureusement, il y a encore le couscous, grâce au général Bugeaud ! ♫ As-tu vu, la casquette, la casquette ; as-tu vu la casquette du père Bugeaud. Ça, c’est du vrai manger, ce n’est pas de la dînette). Crevez, sales cons de pauvres ; ou bien, comme dit le Lacédémonien à l’Athénien qui invoque la loi qui lui interdit de faire telle ou telle chose : « Renverse la table » (la table de bronze sur laquelle est gravée la loi). Les Spartiates étaient réputés pour leur laconisme. Ils ne se payaient pas de mots. Renversez la table, non de Dieu ! Chiez dans la soupe. Meuh ! (Histoire de famille : un de mes cousins qui était cuisinier, il y a longtemps, au Normandy à Deauville, aurait eu pour habitude de chier dans les épinards)


Le mystère de la pompe à phynance dévoilé

La grosse salope Tina ôte ses 666 voiles

En quatre pages, par Helmut Creutz. Étonnant ! Ce n’est pas du tout ce que nous dit le petit président : voilà pourquoi les caisses sont vides ; elle a bon dos la Sécu. Cf. Pourquoi il n’y a pas de « création monétaire » par les banques commerciales, (at Jorion’s) et Le syndrome de la monnaie de Helmut Creutz (extraits et graphiques).

Causes de la crise financière et économiqueAuto-multiplication cancéreuse des actifs financiers

Les destructions partielles des masses d’actifs financiers, vagabondant autour du globe et avides de multiplication, si discutables et lourdes de conséquences soient-elles, sont encore plus supportables que la dernière possibilité de leur destruction inflationniste par des dettes d’États, des dépenses d’armement et de guerres ! [c’est exactement ce que sont en train de faire ces salauds ; le contraire serait étonnant d’ailleurs sinon impossible. Seule une catastrophe peut mettre un terme à l’entêtement de ces gens-là] Pour éviter cette radicale alternative il faudrait, enfin, penser à stopper le surdéveloppement des actifs financiers, cette auto-multiplication cancéreuse, inhérente à notre système monétaire ! »

La situation précaire dans nos sociétés n’est pas du tout, comme on l’entend souvent, la conséquence d’exigences excessives des citoyens envers l’État Social [gna gna gna…] mais d’exigences toujours plus grandes du capital au Produit National ! Il ne s’agit pas d’abolir l’économie de marché mais de la libérer du capitalisme ! [autrement dit, d’une manière ou d’une autre, euthanasier les rentiers]

● N’écoutant que son courage, le petit président a fui en Arabie afin de ne pas être confronté à la France de terrain, à savoir les trente-six mille maires réunis en congrès. Qu’aurait-il bien pu leur dire ce baratineur des beaux quartiers. Il préfère évidemment faire blabla sous les lambris devant sept cents deux cents fayots choisis sous haute protection policière.

● Lecture de Jorion Je suis à la page 177 (je lis lentement). Tout le monde connaît le dicton : « Ceux qui parlent ne savent pas et ceux savent ne parlent pas ». C’est très bien que, pour une fois, un sweet insider parle. 

● Wall Street doit payer par Dean Baker 12 novembre 2009 (Contre Info)

● Contre Info

13 novembre 2009

Rapport Goldstone : Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de guerre, Par Dennis Kucinich

 

Début novembre, alors qu’une majorité de parlementaires américains s’apprêtaient à voter une résolution rejetant les conclusions du rapport Goldstone accusant de crimes de guerre le Hamas et Israël, le député de la gauche Démocrate Dennis Kucinich, candidat à la présidence en 2008, s’est élevé, seul ou presque contre ses collègues, pour dénoncer ce texte. « Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de guerre, en prétendant que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et n’ont pas existé », avait-il alors averti l’assemblée. Cette déclaration lui a valu d’être interdit de parole le 9 novembre lors d’une réunion des donateurs du parti Démocrate en Floride. La résolution combattue par Kucinich a été adoptée par 344 voix contre 36. --- Kucinich est une personnalité atypique et par certains aspects provocante et donc marginale. Ce positionnement, lorsqu’il s’oppose à la doxa washingtonienne concernant le Proche-Orient, l’expose évidemment à l’accusation d’antisémitisme, que d’aucuns voudront sans doute qualifier de dissimulé, latent, ou inconscient. Pourtant, lorsque l’on écoute cet homme, on ne peut être que saisi par la force de ses arguments. Lorsqu’il s’exclame « comment pouvons-nous protéger le peuple d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance, leur droit à la liberté de mouvement, » il énonce une évidence, dont les conclusions logiques ont apparemment échappé aux parlementaires américains. L’influence qu’ont su acquérir les lobbies sioniste et évangéliste sur la vie politique aux USA manifeste ainsi ses effets, selon nous. Pour une bonne part, les élus américains, quelles que soient leurs convictions profondes, hésitent à s’opposer à Israël, tant est forte la pression qui pourrait s’exercer sur eux. Affirmons-le haut et fort, il n’y a là nulle insinuation sur une éventuelle et détestable hypothèse de pouvoir occulte. Juste le constat amer d’une réalité institutionnelle et sociale dont les conséquences dépassent - et de loin - le simple cadre de la nation américaine. De la même façon, sur un tout autre plan, nous sommes persuadés que la proportionnelle en vigueur en Israël, par l’effet de levier qu’elle procure aux minorités extrémistes, est l’un des déterminants majeurs de l’échec des tentatives de paix. Dans les deux cas, notre destin commun dépend de l’accomplissement, du progrès, de sociétés autres. Qu’en conclure ? Après tant d’années où le règne de la concurrence comptable et marchande a prétendu servir d’unique boussole, il est temps, semble-t-il, d’en revenir aux humanités, ce très nécessaire art du dialogue avec l’étrange et indispensable autrui, et à l’humanisme, qui en dessine l’incertain chemin. Contre Info.

Dennis Kucinich, Intervention à la chambre des représentants, 3 novembre 2009

Aujourd’hui, nous passons de l’opération « Plomb Durci » à l’opération « Doute Insinué » [1]. Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de guerre, en prétendant que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et n’ont pas existé.

Parce que derrière chacun de ces mensonges se trouve le déni de l’humanité, l’abaissement de la dignité humaine, l’anéantissement de l’esprit humain, le triomphe de la pensée orwellienne, cette prison éternelle qui est au cœur des ténèbres du totalitarisme.

La résolution dont nous sommes saisis aujourd’hui, qui rejette toutes les conclusions du rapport Goldstone pour déterminer la responsabilité de toutes les parties dans la perpétuation de crimes de guerre, y compris le Hamas et Israël, pourrait tout aussi bien s’appeler la résolution « La Nuit c’est le Jour, le Mal c’est le Bien ».

Car si ce vote du Congrès condamne un rapport qu’il n’a pas lu, concernant des événements qu’il a totalement ignoré, décrivant des violations du droit qu’il ne connaît pas, ce sera une honte pour cette grande institution.

Comment pouvons-nous espérer une quelconque paix au Proche-Orient si nous approuvons tacitement des violations du droit international et des droits de l’homme, si nous détournons le regard, ou si nous fermons les yeux sur la douleur des gens dans chaque camp en vidant de son sens une enquête légitime ?

Comment pouvons-nous protéger le peuple d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance, leur droit à la liberté de mouvement, leur droit à la sécurité de l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé ?

Nous n’aurons la paix que lorsque le sort des Palestiniens et des Israéliens sera examiné par cette Assemblée et que sera pris en considération de façon égalitaire la reconnaissance de ce principe affirmant que tous les habitants de cette planète ont le droit de survivre et de prospérer. Il est de notre responsabilité, de notre devoir, de chercher à ce qu’aucun individu, aucun groupe, aucun peuple, ne se voie refuser ce droit humain élémentaire.

Sur le web :

Video de l’intervention de M. Kucinich à la chambre des représentants.

 

[1] « from Operation Cast Lead to Operation Cast Doubt » - ndt

Référence : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2887

Kravtchenko inconnu : J’ai choisi la justice par Slavoj Zizek

● Ils ne se sentent plus pisser : Le devoir de réserve que devrait obserber le prix Goncourt ! Edmond relate dans son journal : « Rimbaud, dans un bistroquet, disait à qui voulait l’entendre que N* l’avait tellement enculé cette nuit, qu’il ne pouvait plus retenir ses matières » (cité de mémoire). C’est plutôt le mini-président qui devrait se préoccuper de l’image de la France et de la République, lui qui s’assied dessus depuis deux ans. En fait, les propos de la Négresse goncourt sont des understatements pour parler français. C’est très bien ce qu’elle a dit, sauf qu’elle est incapable d’assumer selon Europe 1 (audio) (écrit) : « Marie N’Diaye revient sur des propos “excessifs. Marie N’Diaye, la lauréate du Goncourt 2009, vit à Berlin depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Elle avait dénoncé cet été, en des termes très critiques, une “atmosphère de flicage”. Elle n’a parlé mercredi sur Europe 1 que d’une “atmosphère morose”. Et réfuté l’idée d’un exil politique alors que la polémique monte depuis quelques jours”. »

Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ?

Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants – ndlr) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob [et pourquoi donc ?]. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgaritéBesson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus.

Je cite les Inrockuptibles. C’est très bien. Est-il possible que la Négresse goncourt ait renié ces mots ? J’en doute. Non, elle les maintient. D’ailleurs, si on lit les propos journalistiques d’Europe 1 que je cite plus haut (et encore mieux si l’on écoute la retransmission : 07:20…), on voit (on entend) bien que c’est prétendre à un exil politique qu’elle juge excessif, c’est cette manière de présenter les choses, qui n’est pas la sienne et qui est avancée par El Kabach, qu’elle juge excessive et qu’elle désapprouve. C’est vite fait avec les journalistes. Ainsi Libéramerde titre : « Marie N’Diaye juge “très excessifs” ses propos sur “la France de Sarkozy” ». Finalement, si on lit très soigneusement la déclaration d’Europe 1, on remarque qu’il n’est pas dit « ses propos » mais « des propos » (effectivement, il s’agit de propos rapportés par El Kabach – il ne sont pas d’EK – et que MN’D réprouve). Ensuite, « revenir » sur des propos n’est pas, nécessairement, les condamner. Le vice est dans la négation : « Elle n’a parlé mercredi sur Europe 1 que d’une “atmosphère morose” », autrement dit elle s’est calmée. C’est parfaitement vicieux et mensonger. C’est dire sans dire.  À part ça, « atmosphère morose » est une expression totalement inappropriée pour désigner la France de Sarkozy. Il s’agit en fait d’une atmosphère sinistre, c’est à dire de mauvais augure, de très mauvais augure. Quant à la « vulgarité », c’est un tsunami, la tinette déborde. Le luthiste ♫ Nabil Khalidi lui aussi a quitté la France en 2007 pour la même raison. D’ailleurs il est désormais impossible de s’exiler politiquement en Europe à cause du mandat d’arrêt européen. Il ne reste plus que la Suisse. Sinon il faut aller en Russie, en Iran, au Venezuela, à Cuba, au Liban, des nations indépendantes, maîtresses de leur politique étrangère.

Raoult a dit : une « personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions. » D’abord, un écrivain ne défend pas les couleurs littéraires de la France mais celles de la littérature, qui est universelle. Ensuite, c’est le mini président et ses fayots qui doivent un respect certain à nos institutions. Au lieu de quoi, ils s’asseyent dessus et ils pètent. En France (et en Europe) ils est désormais impossible de voter non, exactement comme en Hamérique (Cf. Dennis Kucinich). (D’ailleurs, il me semble que les Français ont saisi une autre occasion de voter non en refusant de se faire vacciner contre la grippe cochonne.) Raoult, dans la galerie des monstres, est une illustration « grotesque » des propos de l’écrivaine. Il les justifie à lui tout seul, Pantalon qui confond le Goncourt et la Légion d’honneur.

La question écrite

« Monsieur Eric Raoult attire l’attention de M. le ministre de la Culture et de la Communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt.

En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française.

A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays.

Les prises de position de Marie N’Diaye, prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu’elle trouve « cette France [de Sarkozy] monstrueuse », et d’ajouter « Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux », sont inacceptables.

Ces propos d’une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l’égard de ministres de la République et plus encore du chef de l’État. Il me semble que le droit d’expression, ne peut pas devenir un droit à l’insulte ou au règlement de compte personnel.

Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu’elle représente.

C’est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d’une plus grande exemplarité et responsabilité. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ce dossier, et ce qu’il compte entreprendre en la matière ? »

La France a toujours la droite la plus bête du monde et la gauche la plus salope (OMC, FMI, etc.)

● Conventionnel = coercitif = obligatoire Tous le font parce que tous savent que tous savent que tous le font et ne font que ça pour les raisons susdites (Ils refusent de faire ce qui n’est pas ça.) Lisez de toute urgence L’argent, mode d’emploi (un titre qui me rappelle quelque chose) de Paul Jorion.

● Courrier adressé à un député Européen par Werner Herrmann, 16 août 2009

● Mon opinion sur l’Iran actuel par Pierre Dortiguier, 7 novembre 2009

● Jovanovic

LE PR ANTAL FEKETE ASSASSINE LE FMI QU’IL TRAITE DE VOLEURS
du 9 au 12 novembre 2009 : Papier incroyable d’Antal Fekete, une fois de plus d’une justesse remarquable, intitulé "65 misérables années de cet esclavagiste appelé FMI"! Et on apprend ainsi que la charte du FMI "lui imposait de créer des taux de changes fixes entre devises, mais aussi des devises couvertes par l’or, bien qu’indirectement ... En moins de 25 ans, il a réussi à épuiser les réserves qui constituaient son capital de départ. Une à une, les obligations du FMI furent allégées, laissant l’institution sans mission ou objet. Le FMI aurait dû être dépouillé, et son or rendu dans sa totalité aux souscripteurs originaux quand des politiciens corrompus, conseillés par des économistes corrompus également, ont abandonné le régime de changes fixes en 1971. Mais le FMI resta en place et demeura tel un abri anti-aérien détruit par les bombes. Il continue à être utilisé comme une chaire depuis laquelle l’évangile de la rectitude monétaire est prêché – ce qui en fait la risée du monde entier". Franchement, avouez qu’il a l’art de la formule. Voyez la suite: "Cela ne veut pas dire que ce clown de Trésor Américain n’a pas fait de torts importants aux économies qui étaient occupées par les Soviets alors qu’elles reconquéraient l’indépendance après la chute du mur de Berlin ... L’une des premières choses que le FMI a faite ... a été de forcer les pays (de l’ex URSS) à se séparer de leur or en échange de leur qualité de membre auprès du FMI. Drôle, ce crime énorme. Même sous la dure occupation militaire soviétique, ces infortunés pays furent autorisés à conserver leurs réserves d’or et avec elles, la vague promesse d’un avenir meilleur". La suite est encore plus géniale: "Vint ensuite la liberté, à l’américaine, de laquelle ces pays avaient rêvé pendant un demi-siècle. Mais oh, surprise, la première chose qu’ils ont dû abandonner, ce sont leurs réserves d’or – pour la défense d’un système basé sur le dollar qui avait fait faillite vingt ans auparavant. Le FMI ne sera jamais capable d’alléger ce qui se résume à un pillage monétaire de l’Europe de l’Ouest et de ses "nations captives". Le FMI en était le chien de garde, surveillant les peuples sous les auspices américains d’un camp de travail vers un autre ... Le fait le plus intéressant concernant l’or, c’est que les mines ont sorti plus d’or au cours de ces cinquante dernières années qu’il n’en a été produit pendant le cours de l’histoire. Et tout cet or a disparu sans laisser de traces". Et là, on retombe sur la question d’Eric Joubert (voir plus bas). Lire son papier dans 24HGold. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

ISRAEL DEVIENT UN PIRATE DE DESTRUCTION MASSIVE...
du 9 au 12 novembre 2009 : Incroyable affaire: Israel a arraisoné un navire dans les eaux internationales, puis a appelé la presse, disant "regardez ce qu’on a trouvé, c’est des vilains, ils transportent des armes iraniennes pour les palestiniens". Question: sur la centaine de navires qui passent chaque jour dans ce corridor maritime, pourquoi juste celui-là, et pourquoi ne pas attendre qu’il soit dans les eaux territoriales pour la capture?
Bref, aussitôt, le ministre israelien s’est fendu d’une diatribe, appelant des sanctions contre l’Iran: "The time has come for the international community to apply real pressure on Iran to cease these criminal operations and give backing to Israel when it defends itself against the terrorists and their sponsors". Quand Israel vend des armes, personne ne s’en offusque, parce que bien sûr, c’est pour faire du tricot. MAIS ADMIREZ L’HYPOCRISIE: "The ship, probably hailing from Iran, was destined to reach Syria and Hizbullah. All sides involved deny [any connection] but the world is aware of the gap between what Syria and Iran say and how they actually act Peres added. Perez dit "probablement", ce qui veut dire qu’il n’en sait techniqument rien. Ces armes pourraient tout aussi bien venir d’un autre port et pour quelqu’un d’autre! Bref, si vous voulez lire de la bonne vieille propagande, lisez cet article du Jersualem Post, c’est vraiment pathétique. J’aime beaucoup le petit "probablement" glissé discrètement dans le texte. C’est une pièce de plus qui s’ajoute la préparation psychologique de guerre contre l’Iran. Et on invente même les preuves, comme avec les armes de déstruction massive de Saddam Hussein. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

QUAND LA CHINE "VA PETER TOUS LES PLOMBS"
du 9 au 12 novembre 2009 : Intéressant article de Jim Willie, car il résume tout ce que vous voyez sur ce blog depuis 1 an. Il constate que la "Chine est très en colère contre les USA, et qu’en ce moment, elle ne cesse de glisser des peaux de banane devant les Américains pour les faire tomber... parce que le trèsor de guerre chinois est essentiellement de dollars". Eh oui... "Le conflit va inévitablement se muer en une grande guerre commerciale et probablement en un conflit militaire difficile. Peu de gens ont cru mes avertissements prononcés en 2005 et 2006: que la Chine et les Etats-Unis allaient être voués à se livrer une guerre commerciale dans les 2 ou 3 ans. (...) La décision de Wall Street (erreur, d’Obama) de prolonger le mandat du Président de la Fed Ben Bernanke pour une autre période est en pleine contradiction avec les ordres de Pékin. Est-ce un miracle que l’or atteigne les 1000 dollars l’once juste un mois après la réunion à la Maison Blanche, et juste deux semaines après la confirmation de Bernanke à son poste? Pas ici! La Chine a fait trois annonces majeures:

1) La permission accordée aux entreprises détenues par l’Etat de ne pas honorer (sélectivement) certains contrats de dérivés OTC au moyen de stop-pertes auto-administrées en renoncement à leur parole.

2) Hong Kong exige le retour de son or en barres détenu à Londres dans des comptes en custode pour faire de son propre aéroport un large coffre-fort (le modèle suisse de Zurich).

3) Les métaux rares de Mongolie ne sont plus exportés vers l’Occident, une attaque contre les véhicules hybrides, certains domaines de l’électronique et les armes militaires (missiles).

Les implications sont énormes. Les contrats abrogés d’OTC pour le pétrole brut, les contrats sur les métaux, mûrs pour la corruption et entièrement non-régulés n’auraient pas pu blesser Goldmann Sachs et JP Morgan plus profondément. La demande d’Hong-Kong pour récupérer son or est une menace purement symbolique, ajoutant à la pression qui a déjà été initiée Allemagne, en Suisse et dans les Emirats Arabes qui ont demandé le retour de leur or détenus dans des entrepots US et GB, ces centres de stockage corrompus où l’or était prêté illégalement (leasing) de façon routinière. Cette tendance met une pression considérable sur le COMEX qui pourrait se retrouver profondément atteint d’une pénurie de métal sous-jacent aux contrats tandis que sa corruption est mise à jour et ses positions courtes sans répliques collatérales possibles. Ni le gouvernement US, ni les militaires US n’ont accumulé suffisamment de métaux rares, un manque clair. (...) Les actions des Chinois sont à la limite de l’extrême, mais elles font partie d’une grande mosaïque de changement, si ce n’est d’une rebellion en plein milieu du changment de paradigme. LES CHINOIS SONT FORTEMENT MECONTENTS"

Ca serait drôle que les Chinois débarquent à San Francisco... Bref, il y a du riz dans les tuyaux et les vendeurs de lingots du Comex sont en train de compter leurs barres... Lire ici le papier en grand sur 24hgold. Priver les militaires américains de métaux rares, c’est les priver de leurs jouets électroniques... Voir les archives d’octobre et septembre. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

LE FMI CONTRE LA HAUSSE DU RMI EN UKRAINE !
du 9 au 12 novembre 2009 : Dominique Strauss-Kahn était, avant, un socialiste. Maintenant il est le patron du FMI, et en cette qualité, il s’est scandalisé de la hausse du RMI des pauvres ukrainiens ! Délire total, je vous le dis. Strauss-Kahn ! Un socialiste! François Mitterrand, reincarnez-vous rapidement ! Lire ici Le Monde, et merci aux lecteurs ! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

 

●● Le tas de sable retrouvé En lisant quelques pages de Miéville : « Une Manière d’aborder l’ontologie » (Sémiotique n° 2, avril 1992) je trouve ce passage cité de Cantor, « Mitteilungen zur Lehre vom Transfiniten », 1887 : „Jede Menge wohlunterschiedener Dinge kann als ein  einheintliches Ding für sich angesehen werden, in welchem jene Dinge Bestandteile oder constitutive Elemente sind“ que je traduis tant bien que mal par : « Chaque ensemble de choses bien distinctement séparées peut être considéré comme une chose homogène en soi, dans laquelle ces choses distinctes sont des ingrédients ou des éléments constitutifs. » Donc, je n’ai pas rêvé, c’est dans cet esprit, sinon dans ce texte, que Cantor aura écrit qu’un ensemble était « une sorte de tas ».

Un tas est constitué des ses parties ; un ensemble n’est pas constitué de ses éléments qui ne sont pas ses parties (en vérité un ensemble est constitué de rien du tout puisque ses parties sont aussi des ensembles). Si tel était le cas, les chiens seraient des parties de l’ensemble des chiens et seraient donc des parties de l’ensemble des non chiens puisque l’ensemble des chiens n’étant pas un chien, il serait aussi, dans cette optique, une partie de l’ensemble des non chiens. Et les chiens seraient donc des constituants de l’ensemble des non chiens. Or, heureusement, l’ensemble des chiens est seulement un élément de l’ensemble des non chiens et non pas une partie de cet ensemble et les chiens sont seulement des éléments de l’ensemble des chiens ; ce qui a pour conséquence que l’ensemble des chiens peut être un élément de l’ensemble des non chiens sans que les chiens soient, pour autant, des éléments de l’ensemble des non chiens.

Je suppose que dans la théorie de Lesniewski il n’y a pas de place pour les non X. Un tas de sable n’est pas un tas de cailloux ; mais il n’existe pas pour autant de tas de non-cailloux où alors, ce tas ressemblerait à un tas d’ordures où l’on trouve de tout, même, parfois, des diamants. Je pensais que c’est ce que voulait dire Occam en soutenant que la chimère n’est pas un homme mais n’est pas pour autant un non-homme. Or il dit seulement, comme Lesniewski d’ailleurs, que la chimère ne peut pas être un non-homme puisqu’elle n’est rien.

 « Lesniewski ou une manière d’aborder l’ontologie »

Denis Miéville

(Sémiotiques, n° 2, avril 1992)

(…)

La méréologie ou la théorie des classes collectives

 

Lesniewski n’est pas logicien de formation. II le devient un peu par accident. Afin de saisir et d’apprécier davantage la nature de ses théories, et l’esprit qui participe à leur élaboration, il est de quelque intérêt de connaître l’événement qui le projette littéralement dans l’univers de la logique. En 1911, Lesniewski lit Le principe de contradiction chez Aristote : une étude critique que Lukasiewicz vient de publier. Lesniewski y découvre la logique symbolique ainsi que l’antinomie russellienne issue de la théorie des classes que Frege utilisait alors dans sa théorie des fondements de l’arithmétique. Le problème posé par l’antinomie de Russell l’accapare totalement. Il tient à en découvrir la cause, et refuse les solutions, telle la théorie des types, qui ne font que l’éviter. Il réalise alors que les problèmes proviennent de la notion de classe qui n’est pas encore clairement établie. Lesniewski est un travailleur acharné et un lecteur très critique ; il lit beaucoup, et notamment, Cantor, Frege, Russell, Schröder... Ces lectures le déconcertent, et l’agacent quelque peu. Que sont cette classe vide et cette classe qui n’est pas subordonnée à elle-même ? « Il s’agit tout simplement de quelques objets “inventés” par les logiciens pour le tourment de nombreuses générations », écrira-t-il [Lesniewski, Sur les fondements es mathématiques – en polonais – 1927, p. 200]. Cette réaction à l’égard du formalisme est encore exacerbée à la lecture des Principia Mathematica. En y cherchant la définition de « classe », il met en évidence, entre autres choses, les trois caractéristiques suivantes :

– Les symboles de classes sont utilisées comme des commodités linguistiques. Rien n’est dit de ce que peut être une classe, sinon qu’elle est la même chose qu’une extension et qu’elle n’est pas un objet authentique.

– Le refus de la part de Russell d’accepter la classe comme un objet ; cette impossibilité se soutient du fait qu’un objet ne peut pas être à la fois un et plusieurs.

– Une imprécision gênante dans la formulation de la définition de « classe » qui ne peut que troubler un lecteur en quête d’informations précises. En effet, le fait que « the symbols for classes... are incomplete symbols » et que « an extension (which is the came as a class) is an incomplete symbol » [Whitehead, Russell, Principia Mathamtica, 1910, p. 75] ne contribue pas à donner une définition claire de cette notion.

Insatisfait, Lesniewski va progressivement construire la définition de ce qu’il perçoit comme étant une classe. Il aborde cet objet comme une réalité, un amas, un agrégat, un agglomérat, un tas constitué d’éléments disjoints ou non, objet fondamentalement différent de l’invention théorique des mathématiciens. Une telle manière d’aborder la notion de classe ne semble pourtant guère s’écarter de celle du créateur de la théorie des ensembles, Georg Cantor

« Jede Menge wohlunterschiedener Dinge kann als ein einheintliches Ding für sich angesehen werden, in welchem jene Dinge Bestandteile oder constitutive Elemente sind » [Cantor, 1887, p. 83, « Mitteilungen zur Lehre vom Transfiniten », Zeitschrift für Philosophie und philosophische Kritik, 91, p. 81-125.].

Considérant ainsi que ce sont les éléments qui créent la classe, le problème de la classe vide se pose alors. Elle n’existe pas, dira Lesniewski :

« Le problème de la classe vide n’a pas retenu mon attention, car lorsque j’ai été confronté à cette conception de la classe vide, je l’ai considérée comme une conception mythologique » [Lesniewski, 1927, p. 186].

Poursuivant ses recherches, Lesniewski va soigneusement étudier de quelle manière le terme de « classe » est utilisé dans le langage de tous les jours. Il parvient ainsi à concevoir une définition de la classe qui « est en agrément avec l’usage courant de l’expression “classe” dans le langage ordinaire, dans le langage ordinaire, ajoute-t-il ironiquement, de ceux qui n’ont jamais été averti de la théorie des classes ou des ensembles » [Lesniewski, 1927, p. 190]. Il s’agit de l’aperception collective de la notion de classe dont il en publie une première synthèse en 1916. Cette présentation, la théorie des classes collectives (ou méréologie), est entièrement exposée en polonais. Elle n’est donc pas formalisée. La raison en est due à cette profonde méfiance que Lesniewski ressent alors à l’égard du formalisme. L’exposition qui suit est la traduction française de la base axiomatique de la première version de cette théorie.

« – Axiome I

Si P est une partie de Q, alors Q n’est pas une partie de P.

Axiome II

Si P est une partie de Q, et Q est une partie de R, alors P est une partie de R.

Définition 1

P est un ingrédient de Q si et seulement si P est le même objet que Q

ou une partie de Q.

Définition 2

P est la classe des a si et seulement si

a) P est un objet ;

b) chaque a est un ingrédient de P,

c) pour tout Q, si Q est un ingrédient de P, alors un ingrédient de Q est un ingrédient de a.

Axiome III

Si P est la classe des a, et Q est la classe des a, alors P est Q.

Axiome IV

Si un objet est a, alors un objet est la classe des a. »

[Lesniewski, 1989, p. 79-80].

 

En utilisant notamment la relation de parties au tout – être élément de – qui est transitive, réflexive et symétrique, Lesniewski expose alors les caractéristiques essentielles de ce qu’il est possible de qualifier d’organisations collectives. Dans cette théorie, il démontre notamment que

– la classe vide n’existe pas,

– toute classe est élément d’elle-même,

– la classe des a est le même objet que la classe de la classe des a, et réciproquement.

 

La distinction entre la classe distributive et la classe collective est donc profonde. Pour mieux saisir cette différence, penchons-nous sur un exemple emprunté à Grize [Grize, Logique moderne, 1973, p. 86]. Considérons le concept « Planète ». La classe distributive des planètes est constituée d’un nombre fini d’éléments :

{Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton}

Cette classe ainsi constituée est unidimensionnelle dans la mesure où les éléments qui la composent sont de la même nature. Ils ne sont que ce que détermine exactement la propriété caractéristique, le concept qui l’engendre. Chaque élément possède la même nature conceptuelle. Les anneaux de Saturne, les taches de Mars, la vallée du Rhône et mille autres choses n’appartiennent pas à cette classe. Cette classe est particulière parce que la propriété caractéristique qui l’engendre est unique à la paraphrase près. Nous aurions pu remplacer « planète » par « astre sans lumière propre, tournant autour du Soleil et éclairé par lui », ou par tout autre definiens équivalent. Quelle que soit la description choisie, nous restons au même niveau de particularité. La classe méréologique n’épouse pas les propriétés de la classe distributive. Au caractère unidimensionnel et particulier de la classe distributive, la classe collective oppose un caractère pluridimensionnel et non particulier. Aux qualités différentes des éléments correspond une grande richesse de relations qui les rend solidaires. Ainsi, la classe collective des planètes est tout aussi bien constituée des neuf planètes citées précédemment, mais également des anneaux de Saturne, des taches de Mars, de la vallée du Rhône, de Paris, de Jérusalem en conjonction avec la Palestine, d’autres agrégats et agglomérats, d’une multitude d’ingrédients encore, pour autant qu’ils obéissent aux conditions imposées par la définition même de la perspective collective. Ainsi cette richesse a ses limites, et, s’il est possible de considérer des ingrédients de diverses natures, il n’est pas possible d’y mettre n’importe quoi. De plus, la base axiomatique qui fonde l’existence d’une classe collective permet de générer une classe de diverses manières. La classe collective des planètes, ou celle des atomes des planètes donnent accès aux mêmes ingrédients. L’approche collective offre ainsi la possibilité d’accéder aux ingrédients d’une classe de plusieurs manières différentes.

Ajoutons encore, pour clore cette présentation, que si le concept de classe collective est l’aboutissement d’une longue réflexion sur la cardinalité des ensembles de nombres, la classe collective n’a pas du tout été conçue sur les bases de cette problématique, mais bien davantage en accord avec la perception de la classe telle qu’exprimée par la pensée en discours. Ceci explique en partie sa nature plus « objective », moins artificielle que la classe distributive. Cela correspond aussi à cette profonde confiance que Lesniewski possède dans sa manière de penser le « réel »

« Je me suis soucié davantage de l’harmonie entre mes théorèmes, dotés d’une forme aussi exacte que possible, et du “bon sens” des représentants de l’esprit laïque se vouant à l’étude de la réalité “non créée” par eux, que de l’accord entre ce que j’affirmais et les “intuitions” des théoriciens professionnels des ensembles, “intuitions” sorties du centrifugeur des esprits mathématiques équipés four la “création libre”, démoralisés par les “spéculations constructives détachées du réel” » [Lesniewski, Sur les fondements de la mathématique, traduction partielle en français, 1989, P. 78].

 

Epilogue

 

Les théories développées par Lesniewski méritent déjà attention en raison même de leur conception, de leur potentialité représentative, de leur statut de système en devenir, et de par cette possibilité qui nous est offerte de les enrichir constamment d’idées nouvelles par le biais d’une directive de définition, et cela sans ambiguïté ni confusion. Ces mêmes théories sont également dignes d’intérêt de par leurs possibles applications en philosophie, et plus particulièrement dans le champ d’études associé à l’ontologie philosophique. Comme Küng l’a mis en évidence [Küng, Ontology and the Logisitic Analysis of Language 1967], la logique de Lesniewski est probablement la plus satisfaisante qui soit pour aborder les problèmes d’un point de vue nominaliste. Dans cette perspective elle apparaît comme une base solide pour édifier différentes ontologies formelles. Issues de la théorie générale des objets de Brentano et Twardowski, le réisme de Kotarbinski fait partie de celles-ci. Ce rapport de complicité entre le nominalisme et ces logiques a été particulièrement bien mis en évidence par Simons [Simons, 1982, 1983] et Lejewski [Lejewski, 1974, 1976]

« The point is that the nominalist, by denying the existence of Platonic entities (e.g., classes) is allegedly forced to accept the fact that they subsist in some form. Now Lejewski argues that a nominalist who avails himself of Lesniewski’s logic is not in the least forced to do so, because he can use the multi-categorial language without inconstancy » [Wolenski, 1989, p. 161].

L’intérêt que suscitent les théories de Lesniewski, leurs originalités manifestes qui se doublent d’une force opératoire peu commune méritaient qu’elles soient, sinon présentées, en tous les cas représentées dans ce numéro de la revue Sémiotiques consacrée à l’Ontologie.

● In vino veritas. (très honnêtes vins de cépage du pays d’Oc. Je vais en mettre quelques uns en bouteille à vieillir). Leclerc et consort se sont fait gauler par Bercy sur la question des marges arrières, c’est à dire de l’étranglement des fournisseurs. Il y a encore des fonctionnaires honnêtes à Bercy. La chose est particulièrement plaisante avec Leclerc, le pleurnicheur. Ça ne vous rappelle rien « le pleurnicheur » ?  Qui pleurniche en ce monde.

● Ça m’énerve : tous ces conspiros qui vont répétant que les moteurs des Boeing font 2.7 mètres de diamètre. C’est faux. Le moteur proprement dit est enveloppé d’un carénage qui permet que le flux d’air chaud sorte enveloppé d’un flux d’air froid ce qui augme le rendement et diminue le bruit. Ces carénages sont pleins de vide. C’est de la tôle d’alliage d’aluminium ou de titane, c’est tout, avec un grand ventilateur (une hélice avec de nombreuses pales) devant (fan). Si le moteur proprement dit, avec un compresseur axial, fait 1,5 mètre, c’est bien le diable. « De tels moteurs tirent l’essentiel de leur poussée du flux froid (80 %) [étonnant ! peut-être n’est-ce qu’au décolage ?], le flux chaud ne représentant qu’une faible part de la poussée (20 %), et se rapprochent de turbines couplées à des hélices carénées (turbopropulseurs). » [Wikipédia] Et c’est comme ça pour une foule de détails allégués par les conspirationnistes. Ensuite, les aubes des compresseurs et des turbines ne présentent pas de résistance au choc et ont peu d’inertie. Le diamètre « dur » du moteur est de 50-70 centimètres.

Deux flux, trois étages de compression et de turbines

 

Cliquez ici pour la démonstration

« Tout en produisant ses 41 tonnes de poussée, le moteur Trent aspire plus de 1 tonne d’air (soit 860m³ à 20°C au niveau de la mer) par seconde à environ 560 km/h.

Il y a 92 aubes sur la turbine haute pression dans un moteur Trent 800. Chacune de ces aubes produit environ 800 HP ♦ (donc 73.000 HP, soit 74.000 chevaux vapeur de chez nous, en tout).

Le carburant brûle dans la chambre de combustion du moteur Trent, à des températures atteignant 2.000°C. Ceci est bien au-dessus des 1.300°C auxquels certains composants métalliques utilisés commenceraient à fondre, donc un système très sophistiqué de refroidissement est nécessaire. Le taux de transfert de chaleur réalisé par le système de refroidissement de l’air dans chacune des aubes de turbine haute pression est équivalent à une chaudière de chauffage central domestique ou à une unité de climatisation. »

*   *   *

À ce qu’il semble, seul l’étage HP du compresseur et l’étage HP de la turbine (qui de toute façon partagent le même arbre) ont une vitesse de rotation constante (7000 tours/mn) maintenue par la calculateur qui agit sur les étages BP et LP. (déflecteurs à pas variable ? variation de l’alimentation ?)

♦ Cette valeur semble effrayante, et l’éditeur pour impressionner un peu plus le lecteur ajoute : « soit la puissance d’un moteur de course de Formule 1 ») Calculons un peu pour voir : mesurez, sur la grande image, le diamètre de la roue (la seule roue dans l’affaire, roue qui constitue du « dur », le reste des rotors, c’est beaucoup de vide) est de 0,67 m. Circonférence : 2,09 m. Vitesse angulaire : 116*2 pi radian/seconde. Chemin parcouru par la base de l’aube en une seconde : 244 m. Force nécessaire pour obtenir, dans ces conditions, une puissance de 800 HP soit 60.000 kgm/s : 245 kilogrammes-force. Merde, cinq sacs de ciment pèsent sur cette malheureuse aube. Calculons encore : surface de l’aube (au pif 4 x 11 cm) 44 cm². Pression appliquée : 5.58 kg-force/cm² (pression dans la chambre de combustion : 40 atmosphères, 39 kg/m² – Cf. Coatings for Turbine Blades). Rien d’extraordinaire. Seules le sont les conditions de température. Vérifiez car j’ai pour habitude de toujours me tromper dans mes calculs. Même avec une grosse erreur sur la mesure du diamètre de la roue de la turbine, cela donne l’ordre de grandeur : 5 à 10 kg/cm².

● Grande image du réacteur

● Coatings for Turbine Blades T. Sourmail.

● Missing links Étonnant film  antisémite. Même RSA (Rivest, Shamir et Adelman) et la NSA seraient liés à l’affaire ! Selon les auteurs de ce film, Ronald L. Rivest, Adi Shamir (citoyen juif de l’État juif de Palestine, professeur à l’Institut Weizmann, chef du projet) et Adelman étant juifs, il est évident que le Maussade peut pénétrer dans RSA par la porte de derrière. À qui peut-on se fier aujourd’hui ? Est-ce un nouveau protocole des sages électroniques ? C’est sans importance, c’est passionnant ; encore mieux que Les Trois Jours du Condor de Sydney Pollack.

En 1978, trois mathématiciens, Rivest, Shamir et Adelman, ont mis au point une méthode de cryptage à clé publique, procédé aujourd’hui largement utilisé pour assurer la sécurité des données sur Internet.

La méthode RSA (dont le nom est un acronyme formé des initiales de ses inventeurs) permet à chacun de coder un message à partir d’une clé publique mais n’autorise pas le décodage qui est conditionné à la connaissance d’une clé privée.

La sécurité de ce système de cryptage repose sur le fait qu’il est très facile de calculer, à l’aide d’un ordinateur ou d’une calculatrice symbolique, de très grands nombres premiers mais que la factorisation  d’un très grand nombre prend un temps considérable sur les machines actuelles pour peu que les nombres premiers qui le composent soient suffisamment grands.

Mathématiquement, cette méthode repose sur un théorème d’Euler [merde ! Euler est dans le coup aussi. Euler était-il Juif ?].Soit p et q deux nombres premiers (des entiers naturels). Alors :

ak (p-1) (q-1) +1 = a (mod pq)

 

Protocole [!] RSA pour envoyer un message crypté [J-P Delahaye]

(a) Création des clefs. Destinataire construit un quadruplet de nombres (p, q, e, d) tel que : et q sont deux nombres premiers ; on pose ═ pq ; e est un entier premier avec le produit (p − 1) (q − 1)  ; d est un entier positif tel que ed − 1 soit un multiple de (p − 1) (q − 1), c’est-à-dire tel que ed ═ 1 mod (p − 1) (q − 1).

 φ(n)  ═  (p − 1) (q − 1), nombre de nombres plus petits que n premiers avec n, dans le cas où est composé de deux facteurs ; indicateur d’Euler {merci}. ♫♫♫ Merci, merci, merci (La chauve-souris, en français dans le texte).

On sait alors d’après l’énoncé du théorème du RSA [de Fermat-Euler] que, si A est un entier quelconque, alors : Aed ═ (mod n), et c’est cette identité qui va tout faire fonctionner. 

 Petit théorème de Fermat (1640) : « Pour tout nombre entier a, pour tout nombre premier p, aet a ont le même reste dans la division par p. Les conséquences, aujourd’hui, de ce théorème sont étonnantes en regard de sa simplicité. Il s’agit, ni plus ni moins, de la sécurité de l’État juif de Palestine. On notera ap ≡ (mod p), ce qui se lit ap est congru à a modulo p {merci} Wikipédia.

 (…)

(b) Destinataire rend publics n et e qui constituent la clef publique. Il la publie dans un annuaire ou la communique à Émetteur  qui la lui demande. Il ne communique surtout pas p, q ou d. Les nombres p et q peuvent être oubliés, car ils ne serviront plus à personne. Le nombre d constitue la clef secrète de Destinataire.

(c) Émetteur, qui veut transmettre une information secrète à Destinataire, transforme son information en un nombre entier A, inférieur à n (ou en plusieurs si nécessaire), en utilisant des conventions connues de tous (provenant, par exemple, des codes numériques des caractères typographiques, ou en prenant a ═ 01, b ═ 02, etc.).

(d) Émetteur calcule B ═ Ae (mod n) grâce à la méthode d’exponentiation rapide, envoie B à Destinataire par un canal qui n’a pas besoin d’être protégé (par exemple, le courrier électronique).

(e) Destinataire, pour décoder B, calcule B(mod n), ce qui lui redonne A, car d’après le théorème du RSA on a Bd ═ Aed ═ A (mod n). 

* « Rien ne ressemble plus  à un système cryptographique solide qu’un système crypto-graphique faible, et aujourd’hui personne ne dispose vraiment des moyens de garantir sérieusement aucun des systèmes largement utilisés. » J-P Delahaye, professeur à Lille.

● Brel : Tango funèbre

● Le ciel est par dessus le toit (Verlaine à Guantanamo)

● Jovanovic

COURS MAGISTRAL DE GÉOPOLiTIQUE (A NE RATER SOUS AUCUN PRETEXTE)
du 25 au 28 octobre 2009 : Voici le cours de géopolitique du Pr Ruppert, sous-titré en français, axé sur le livre de Zbiniev Brzezinski, conseiller du président des USA, Jimmy Carter. C’est absolument génial, je l’ai regardé deux fois, merci à notre lecteur qui me l’a signalé. Pour comprendre les enjeux du pétrole, du gaz, de l’Irak, Iran, Afghanistan, etc. et le pourquoi de cette politique américaine, il suffit de suivre ce mini cours... Cliquez ici pour le cours et ici pour la suite sur l’Iran... C’est clair, tout est écrit à l’avance. Les USA ont besoin d’un nouveau Pearl Harbor pour contrôler cette zone, avait-il dit il y a plus de 12 ans !! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © http://www.jovanovic.com/blog.htm 2008-2009

  

[zSionisme]

Le problème, c’est le sionisme

● Israël et le refus pathologique de la paix par Henry Siegman, ancien dirigeant du Congrès Juif Américain, New Tork Times, 1er novembre 2009

Tout comme le gouvernement d’Israël, l’opinion publique israélienne manifeste sans relâche son aspiration à la paix et son soutien à une solution à deux États dans les sondages. Mais ce que les sondages ne se montrent pas, c’est que ce soutien dépend du fait qu’Israël définisse les termes de cette paix, ses dimensions territoriales, et les contraintes imposées à la souveraineté d’un État palestinien.

(...)

La réaction d’Israël aux efforts de paix n’est rien moins que pathologique. Elle est la conséquence d’une incapacité à s’adapter au retour dans l’histoire du peuple juif, doté d’un État qui lui soit propre, après 2000 ans d’impuissance et de victimisation.

(...)

Cette pathologie a été aidée et encouragée par des organisations juives américaines dont les programmes sont conformes aux opinions politiques et idéologiques de la droite israélienne. Ces organisations ne reflètent pas les vues de la plupart des Juifs américains qui ont voté massivement, à près de 80 %, pour M. Obama lors de l’élection présidentielle

Je ne suis donc pas le seul à penser que le sionisme rend fou. Voilà un homme particulièrement qualifié pour traiter de la question, me semble-t-il : ancien dirigeant du Congrès Juif Américain. Quelqu’un osera-t-il l’accuser d’antisémitisme ou de haine de soi ; ou bien, comme pour le juge Goldstone, de « juif obséqieux » ? Les outrances des sionistes ne connaissent plus de borne. Dans leur folie, ils se mordent la queue.

● Finkelstine, p. 181 : « Comme l’a succinctement exposé l’intellectuel sioniste dissident, Judah Magnes : “le slogan d’un État juif (…) équivaut en réalité à une déclaration de guerre des Juifs aux Arabes”. » N’est-ce pas la stricte vérité ? Qui pourrait le nier aujourd’hui ?

Shabtaï Teveth a consacré, de pair avec sa propre biographie de Ben Gourion, une étude sur l’évolution de l’opinion de ce dernier sur la question arabe dans les années du Mandat. Sur près de deux cents pages, il présente Ben Gourion s’efforçant héroïquement et loyalement de trouver des solutions qui permettent de réconcilier les intérêts arabes et juifs en Palestine. Dans l’épilogue de son livre unanimement apprécié, Teveth ravale cependant brusquement les positions de Ben Gourion à de l’op­portunisme à l’état pur : « Une comparaison minutieuse des prises de position publiques et privées de Ben Gourion conduit inexora­blement à la conclusion que ses vingt années de dénégation du conflit correspondaient davantage à une tactique calculée, empreinte de pragmatisme, qu’à une conviction profonde. L’idée que les juifs et les Arabes pourraient concilier leurs différences (...) était une tac­tique dilatoire. Dès le renforcement du Yichouv, Ben Gourion l’a abandonnée. Cette croyance dans une solution de compromis (...) constituait également une tactique élaborée pour obtenir le soutien permanent des Britanniques au sionisme. » Pourtant, Teveth sem­ble benoîtement ignorer que cette reconnaissance réduit à néant l’intérêt de son livre, sauf en tant que démonstration du cynisme de la diplomatie sioniste : les prises de positions publiques de Ben Gourion qu’il examine si minutieusement n’avaient jamais été, du propre aveu de Teveth, comprises avec le sérieux nécessaire [Cf. Lettre au général de Gaulle]. [Finkelstine, p. 183]

 

 Exterminez toutes les brutes Noam Chomski →  

 

Des points de vue similaires sont exprimés par des personnalités laïques étasuniennes. Quand Israël a envahi le Liban en 2006, le professeur Alan Dershowitz de l’Ecole de Droit de Harvard [l’inévitable Dershowitz qui envisageait, avec Posner, de légaliser la torture : « Je pense à une torture non mortelle, comme une aiguille stérilisée sous les ongles »], a expliqué dans le journal libéral en ligne Huffington Post, que tous les Libanais sont des cibles légitimes de la violence israélienne. Les citoyens du Liban “payent le prix“ de leur soutien au « terrorisme » — c’est-à-dire leur soutien à la résistance à l’invasion israélienne. En conséquence, les civils libanais ne sont pas plus protégés des attaques que les Autrichiens qui soutenaient les nazis. La fatwa du rabbin séfarade s’applique à eux. Dans une vidéo sur le site Internet du Jérusalem Post, Dershowitz continua à ridiculiser les propos sur le rapport excessif entre les morts Palestiniens et Israéliens : il doit être porté à 1.000 pour un, dit-il, ou même 1.000 pour zéro, signifiant que les brutes devaient être complètement exterminées. Bien sûr, il se réfère à des « terroristes », une vaste catégorie qui inclut les victimes du pouvoir israélien, car « Israël n’a jamais pour cible des civils », déclara-t-il avec insistance. Il s’ensuit que les Palestiniens, les Libanais, les Tunisiens, ou quiconque se trouve sur le chemin de l’impitoyable armée du Saint État est un terroriste, ou une victime accidentelle de leurs justes crimes

 


Trop de mensonge tue le mensonge

Quand les sionistes se prennent les pieds dans leur casuistique

 

En plus de son sujet de prédilection qu’est la remise en cause de l’existence d’une terre palestinienne [elle soutient que les Arabes de Palestine seraient de récents immigrants], le champ de compétence de Peters en matière de recherche s’est étendu jusqu’à inclure « le Jihad islamique mondial », « le terrorisme », et « la persécution religieuse par les Musulmans ». Les fondamentalistes chrétiens qui se rallient à la revendication de l’expulsion prennent appui sur la thèse de Peters pour soutenir par exemple comme Pat Robertson, le fondateur de la Coalition chrétienne, le prétend, que « les Palestiniens sont en vérité des Arabes qui sont seulement venus là (en Palestine, NdT) il y a quelques décennies. Leur droit à cette terre, en tant que tel, ne remonte vraiment pas très loin. » Un documentaire fondé sur From Time Immemorial [le livre bidonné de Peters] est actuellement en cours de préparation (depuis 2002, il semble avoir été abandonné, NdT). Comble de l’ironie, il a pour titre « Le mythe ». Que le sionisme fasse des grotesques prétentions de Peters son fonds de commerce constitue, soit dit en passant, un aveu déguisé de ce que, si la Palestine avait été peuplée (ce qu’elle était sans conteste), l’entreprise sioniste aurait été moralement indéfendable. (Finkelstine, p. 328)

J’aime ce genre de réfutation, le menteur pris à son mensonge. Insister avec tant de mensonge et de mauvaise foi sur l’importance que présenterait la récente immigration des Arabes de Palestine implique d’admettres que la date d’établissement des habitants du pays est ce qui fait loi pour la légitimité de leur occupation des lieux. Donc, pour le cas où il serait avéré que les Arabes palestiniens sont établis depuis longtemps (ce qui est établi) implique que les récents immigrés juifs n’ont aucun droit sur cette terre, eux immigrés de fraîche date. CQFD. L’imbécile Peters tire une balle dans le pieds des sionistes. On ne peut à la fois invoquer la Bible et le temps présent. Ou bien les droits des Juifs sur la Palestine reposent sur la Bible (c’est écrit dans la Bible), ou bien ils reposent sur la légitimité du plus ancien occupant présent. Dans ce dernier cas, les Juifs n’on aucun droit sur la Palestine. Dans le premier non plus, évidemment. Les Juifs sionistes de Palestine n’ont aucun droit sur la Palestine, sinon le droit de conquête qu’ils sont, contrairement aux nazis, incapables d’assumer. Ils n’admettront jamais qu’ils sont les offenseurs et non les défenseurs. Il prétendront toujours qu’ils ne font que se défendre. Ces agresseurs honteux invoqueront toujours la légitime défense. Quand j’allais en colonie de vacance au château de Vayre-le-Grand ou au château de Dinard, nous chantions : ♫♫♫ Ah ! y fallait pas, y fallait pas qu’y ailleu ; ah ! y fallait pas y fallait pas y aller (bis). C’est exactement le cas des juifs sionistes. S’ils ne sont pas contents de la manière qu’ils sont reçus dans le pays, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. C’est bien eux qui ont eu cette idée stupide d’investir la Palestine pour y établir un État juif — quels que soient leurs motifs, principalement les persécutions dont ils furent victimes —, projet stupide parce qu’il impliquait évidemment d’en expulser tous les habitants. Les Arabes qui ont bombardé New York avaient eux aussi de sérieux motifs, je suis le premier à le reconnaître. Mais le bombardement de New York n’en demeure pas moins un crime. Comme les nazis, ces Arabes ont assumé leur crime, il ont pris la peine de disparaître. C’est ce que sont incapables de faire les Juifs sionistes.

● L’espion qui venait du chaud par Israël Shamir. Passionnant article antisémite d’espionnage par le célèbre antisémite russe. Je n’aurais jamais eu l’idée d’aller sur Wikipédia pour consulter un article sur la Palestine. À l’évidence, sur ce chapitre, Wikipédia doit être infesté d’espions. Lisez, si vous ne l’avez déjà fait La Petite Fille au tambour de John le Carré.


Un certificat de Jabotinsky

 

Un accord volontaire entre  nous et les Arabes de Palestine est inconcevable, que ce soit maintenant  ou dans un avenir prévisible (…) précisément parce qu’ils ne constituent pas une populace, mais une nation vivante.

(Jabotinsky, Le Mur de fer, 1923,
cité par Gorny, Zionisme and the Arab, 1987
cité par Finkelstine, p. 57)

Voilà une fulgurante réponse, cinquante ans à l’avance, à la déclaration de Golda Mémère : « Ils n’existent pas ». Ainsi le fasciste Jabotinsky est-il moins pire que l’atroce mémère Golda. Il rend hommage à l’ennemi qu’il combat. Et aujourd’hui, il est construit… le mur de fer. Qui donc avait raison ? Comme je l’ai dit plus bas, le mur de béton est un  hommage rendu à la défense palestinienne et au peuple palestinien.

Voici la fin du premier chapitre :

De même que les dissidents sionistes désapprouvaient le endziel et les rationalisations idéologiques du mouvement sioniste dominant, ils réprouvaient son modus operandi stratégique. Un texte du Brit Chalom d’août 1931 affirmait que dans sa quête pour une majorité juive et un État juif, le mouvement sioniste s’était associé avec (pour paraphraser Gorny) « les forces réactionnaires et impérialistes contre l’Orient renaissant» (p. 194.). Répercutant ce même thème dans un numéro ultérieur du journal de l’association, le brillant Gershom Scholem du Brit Chalom suggérait que le mouvement sioniste regretterait un jour l’alliance qu’il avait passée avec le colonialisme britannique contre les peuples opprimés du monde arabe « soit il sera emporté par les eaux de l’impérialisme, soit il se consumera au feu de la révolution de l’Orient qui s’éveille ». L’unique alternative était de remanier le projet sioniste de telle manière que le mouvement sioniste puisse s’identifier avec les « forces de la révolution». « Si (...) le feu de la révolution nous dévore», avertissait-il, « il vaut que nous soyons du bon côté des barricades » (p. 195-196).

Le mouvement sioniste n’a pas tenu compte des reproches de ses dissidents, avec les conséquences qui sont aujourd’hui trop péniblement familières. À l’heure actuelle, la portée de l’entreprise sioniste a effectivement été réduite à son modus operandi. Israël n’a pas résolu la Question juive : ce serait plutôt la fascination de l’État qui se décrit lui-même comme un « État juif » pour l’impérialisme occidental et ses satrapes locaux qui l’a aggravée. Israël n’est pas devenu le guide spirituel pour le monde juif: de fait, on peut dire qu’il est culturellement moins fécond que les communautés juives dans ce que l’on appelle le Galout. Israël n’a pas recomposé le peuple juif en une « nation active » : s’il a fait quelque chose, c’est plutôt transformer les juifs israéliens en une classe parasite — des pieds noirs s’engraissant du travail arabe à bon marché et d’énormes subventions étrangères.

Les moyens sont devenus la fin. Quelle est la raison d’être du sionisme dans le monde contemporain si ce n’est d’être un avant-poste des « forces réactionnaires et impérialistes contre l’Orient renaissant » ?

La conclusion est simple : le sionisme est contre-révolutionnaire

    

[zSionisme]

Le problème, c’est le sionisme

 

HISTOIRE JUIVE - RELIGION JUIVE, Le poids de trois millénaires, Israël Shahak  → 

 

« Ou encore, comme Ben Gourion se plaisait à dire à ses interlocuteurs occidentaux, “Israël n’a pas expulsé un seul Arabe”. » Quel farceur, ce Ben Gourion !

 

Dernières touches au plan D (Ilan Pappé)  →  

 

Entretien avec Benny Morris, Haaretz, 2004 →  

Je vais commenter ce texte extraordinaire mais je ne veux pas vous priver une seconde de plus de sa communication et je le mets immédiatement en ligne. Le sionisme ne rend pas seulement fou, il rend stupide (Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre). L’argument central de Morris est que l’État juif de Palestine n’aurait jamais vu le jour sans cette avalanche de barbarie accomplie par les Juifs sionistes. Mais, je vous le demande, où était-il écrit qu’il était nécessaire d’établir un État juif, sinon dans la Bible ? Le monde se serait bien passé de l’établissement d’un État juif et il se porterait mieux aujourd’hui sans État juif — et en tout premier lieu les Juifs eux-mêmes de quelque pays qu’ils soient —. En 1948 il était déjà trop tard pour épargner la moindre vie juive grâce à l’existence d’un État juif. Too late ! Too late ! comme dans le film de Malraux sur la guerre d’Espagne. Tous les arguments sionistes ne sont qu’une enfilade (enculade) de sophismes, mais comme je suis moi-même un sophiste, familier des sophistes, on ne peut pas me la faire. Ce n’est pas aux vieux singes que l’on peut apprendre à faire des grimaces !

Je suis d’accord sur un point avec Morris : il y a quelques jours, j’écrivais ci-dessous que la seule faute de Ben Gourion, homme d’État et commandant en chef des armées exceptionnel, était peut-être de ne pas avoir expulsé ou exterminé tous les Palestiniens. Ne pas le faire était évidemment faire de la Palestine un bâton merdeux dont les Palestiniens seraient la merde. Aujourd’hui, les Juifs doivent se démerder de ce bâton merdeux. Ben Gourion ne leur a pas laissé un héritage de tout repos.

J’ai d’ailleurs une hypothèse sur la raison de cette faute qui ne pouvait échapper à Ben Gourion : c’est le martyr des Juifs perpétré par les nazis qui empêcha ce criminel exceptionnel d’accomplir un crime parfait. Étant donné qu’il se réclamait de ce martyr pour justifier son action, il ne pouvait pas lui-même recourir à une « solution finale », ce qui fait qu’aujourd’hui, les choses continuent puisque seulement la moitié des Palestiniens fut expulsée.

L’histoire du monde est le jugement du monde. L’histoire du monde nous montre que l’idée sioniste d’un État juif (pas même un simple État des juifs comme le souhaitait Herzl sans préjuger de la nature de cet État) était une très mauvaise idée qui tourna rapidement en entreprise criminelle séculaire. Étonnamment et cyniquement, Morris se réclame du génocide des Indiens d’Hamérique pour justifier celui des Palestiniens : sans le génocide des Indiens dit-il, la grande république d’Amérique n’aurait pas eu lieu (c’est le fameux : « On ne fait pas d’omelette sans caser des oeufs »). 1) Qu’en sait-il ? 2) D’ou tient-il que c’était une chose souhaitable que l’Hamérique puritaine eut lieu ? Pour moi, l’Hamérique est une grosse merde. Le monde aurait très bien pu se passer de cette grosse merde dont il paye aujourd’hui le prix. Cependant, avec Hegel, j’admets que les choses avancent par le mauvais côté : le mauvais côté est la géodésique de l’histoire, la ligne de plus grande pente de l’histoire, le principe de moindre action de l’histoire. Cela ne justifie pas de faire l’éloge de ce mauvais côté ; le négatif, le mal, demeure le mal, quoi qu’il advienne. Hegel s’insurge contre cela : non, le mal n’est pas un moment du bien, le faux n’est pas un moment du vrai. Les Jésuites ont-ils massacré des Indiens en Amérique du sud ? Les notables espagnols ont-il refusé d’épouser des Indiennes (j’ignore si des Espagnolettes ont épousé des Indiens) ? Il n’y a pas de WASP en Amérique du sud. En Amérique du sud il y a un chef d’État qui est une femme et un autre qui est un Indien. Les Hamériquains n’en sont encore qu’à un demi Nègre ligoté par le lobbysme militaro-industriel et financier.

Je l’ai déjà dit, les nazis assumaient leurs crimes, contrairement aux Juifs sionistes.

De toute façon je préfère un cynique comme Morris (ou Ben Gourion) qui ose regarder la vérité en face plutôt que toute la cohorte de pleurnichards qui voudraient bénéficier d’un crime sans devoir reconnaître qu’ils sont les bénéficiaires de ce même crime. Bénéficiaires est beaucoup dire ! Le citoyen Morris est peut-être un sioniste convaincu, mais l’historien Morris demeure un pur historien ce qui donne une grande valeur à son témoignage. Il est totalement impossible de le soupçonner de partialité. Je l’ai dit un peu plus bas, la disparition du néfaste État juif ne peut être que le fait d’un Juif comme la disparition de l’État afrikaner fut le fait d’un Blanc. Il faudrait une sorte de général De Gaulle juif pour mettre fin à ce cauchemar. Ben Gourion vivant aujourd’hui en aurait peut-être été capable en constatant l’étendue du désastre auquel conduisit sa politique de demie « solution finale ».

    

Le Prix  Paul Jorion, 2003  →  

Grâce à un lien dans les commentaires, je découvre le texte de Paul Jorion de 2003 qui développe les articles qui l’ont précédé. J’ajoute une couleur à ma palette pour signaler les liens sur un texte extérieur que j’estime important. Le jaune urine de chameau demeure consacré aux textes extérieurs que j’ai reproduits sur mon site.

Paul JORION

1800 Broadway, #105

San Francisco Californie 94109

1 415 931 2473

paul_jorion@msn.com

 

LE PRIX

Table des matières

 

Remerciements

Introduction

 

PREMIERE PARTIE : les théories de la formation du prix 

 

Chapitre 1 : le prix :

L’économie ou les choses dans la perspective du prix

Les « conditions »

Les représentations de l’économique

L’objectivation des faits économiques

Itinéraire personnel

 

Chapitre 2 : la science économique et le prix

La théorie marginaliste du prix

La « loi » de l’offre et de la demande

Le retour à Adam Smith

 

Chapitre 3 : le prix et la valeur

La valeur comme source du prix

« Valeur d’usage » et « valeur d’échange »

La « valeur » comme idée platonicienne

Usage propre et usage d’échange

La valeur comme transformation du qualitatif en quantitatif

La valeur d’échange comme fonction de la valeur d’usage

La valeur comme temps de travail

L’argent, c’est du temps

Valeur et prix

 

Chapitre 4 : la formation des prix selon Aristote

Le retour de Polanyi à Aristote

La théorie de la proportion d’Eudoxe

Le « juste » et le prix

La « proportion diagonale »

Prix et statut relatif

 

DEUXIEME PARTIE : la formation des prix sur les marchés de producteurs

 

Chapitre 5 : la vente de gré à gré

La pêche à la sardine au Croisic (1920-30)

La pêche à la sardine à Lorient (1950-60)

La pêche à la langoustine à Lorient (1987-88)

La pêche « tout venant » au Bénin (1984-86)

 

Chapitre 6 : la répartition du surplus

L’offre et la demande

Le salaire de subsistance

Le système « à la part »

Système à la part et salaire de subsistance

Les variations de prix

La fixation du prix par l’« entente »

Antagonisme et solidarité

Revenus compressibles et incompressibles

 

Chapitre 7 : le statut réciproque

La mesure du statut réciproque

Statut réciproque et formation du prix 

 

TROISIEME PARTIE : la formation des prix sur les marchés financiers

 

Chapitre 8 : la vente sur les marchés organisés

Spécificité des marchés financiers

Contexte technologique de la finance

L’arbitrage

Letaux actuariel

Lacouverture

Lesoptions

 L’information sur les prix

Le fonctionnement des marchés de futures

Le contrat future

 Lavente à découvert

Leday-trading

 Le fonctionnement du pit

 Letick

 Les échéances, volumes et positions

L’achat et la vente

Le mécanisme de la formation du prix

 

Chapitre 9 : des marchés de producteurs aux marchés financiers

 Individus et conditions

La généralisation du rapport de force par sa représentation

Lavolatilité du prix

La formation du prix comme dynamique

Le krach boursier de 1987

Le krach obligataire de 1994

 

Chapitre 10 : rareté, risque, statut 20 pp

L’abondance et la rareté des personnes

Le risque de défaillance

Le partage du risque

 

Chapitre 11 : un catalogue raisonné des instruments financiers

Définition des concepts élémentaires

Economie, prix, monnaie, marchandise, marché

Achat / vente, prêt / emprunt

Don, troc, change

Vente au comptant, vente à terme, vente à tempérament

Capital, entrepreneur, durée, maturité

Profit, perte, taux de profit

Principal, intérêts

Taux d’intérêt

« Location » et « métayage »

Risque, chance

« Rating »

Autres formes du partage du risque

Titres : Obligations

Titres : Actions

La « courbe » des taux

Les obligations « à coupon zéro »

Laprime comme rétribution du risque

L’assurance

Les obligations « camelote » (junk bonds)

Lesoptions sur instruments financiers

Taux « variables » et « taux fixes »

Risque de taux

Taux variable contre taux fixe : le « swap de taux »

 

Chapitre 12 : les interactions entre conditions

Le mécanisme de l’inflation

Les stratégies gouvernementales

La ciculation entre conditions

 

CONCLUSION :

L’économie comme l’interaction humaine dans la perspective du prix

 Marchés de production

Marchés financiers

Une théorie unifiée

 

Bibliographie

 

 

RÉSUMÉ

Le manuscrit se divise en trois parties

I. Approches théoriques de la formation des prix

II. La formation des prix sur les marchés de producteurs

III. La formation des prix sur les marchés financiers

 

I. Approches théoriques de la formation des prix

La première partie de l’ouvrage passe en revue les théories actuelles de la formation des prix. Des questions classiques comme le rôle joué par l’offre et la demande ou la relation entre valeur et prix sont analysées. Il est suggéré que les théoriciens des prix se sont engagés dans des impasses conceptuelles depuis l’époque où Adam Smith examina la question. La théorie de la formation du prix formulée par Aristote en termes de rapport de force entre acheteurs et vendeurs est exposée de manière détaillée dans son contexte historique et mathématique.

II. La formation des prix sur les marchés de producteurs

La deuxième partie de l’ouvrage décrit la formation des prix sur les marchés de producteurs. L’auteur soutient son argumentation à l’aide de données empruntées à ses propres notes de terrain. Celles-ci sont le fruit de son observation participante dans les pêcheries bretonnes (1973/74, 1987/88), d’entretiens relatifs aux pêcheries bretonnes dans les années 1920 et 1960 (1981/82) et de son observation participante dans les pêcheries d’Afrique occidentale (1984/86). Le rôle joué par le concept à connotation morale de « salaire de subsistance » dans toute problématique du prix est mis en évidence. L’accent est également mis sur le fait que des pratiques d’ententes sur les prix - toujours qualifiées d’« exceptionnelles » - révèlent en réalité la nature profonde de certains mécanismes à l’oeuvre dans la formation des prix. Il est démontré que la théorie d’Aristote est cohérente en tant que description des comportements effectifs et demeure valide en tant que modèle prédictif de la formation des prix sur les marchés de producteurs.

III. La formation des prix sur les marchés financiers

La troisième partie de l’ouvrage décrit la formation des prix sur les marchés financiers. L’auteur recourt ici aux données qu’il a pu réunir en exerçant une activité d’ingénieur financier dans des salles de marché, en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis (1990/2003) et se réfère à la littérature la plus récente. La transition entre marchés de producteurs et marchés financiers s’opère par la généralisation du concept de statutrelatifde l’acheteur et du vendeur par le truchement de la rémunération du risque de défaillance au titre de prime. Il est montré que l’abondance ou la rareté des personnes au sein de leur condition sociale reflète le risque qu’elles représentent pour leurs partenaires commerciaux potentiels, que leur statut social mesure alors exactement. Les deux formes principales de partage du risque, la « location » et le « métayage » sont présentées ; il est fait la preuve ensuite qu’elles fournissent à elles deux; les catégories permettant de construire un « catalogue raisonné des instruments financiers ».

Son expérience « de terrain » permet à l’auteur d’expliciter au passage la logique d’instruments financiers sophistiqués tels que les futures, les swaps ou les options. Il est démontré qu’ici aussi, le prix est engendré comme « phénomène de bord » reflétant un rapport de force fluctuant entre acheteurs et vendeurs dont la confrontation de l’offre et de la demande n’offre qu’un portrait trompeur. Les stratégies financières que sont l’arbitrage, la couvertureou la vente à découvert sont expliquées et le rôle qu’elles jouent dans la formation instantanée des prix sur le « parquet » est mis en évidence. Il est montré enfin que le modèle aristotélicien permet de construire une théorie unifiée du prix rendant compte de l’éventail complet des mécanismes financiers, allant de la spéculation sur les swaps de taux d’intérêt, à la fragilité desmortgage-backed securities en passant par la logique de l’inflation.

En résumé, l’ouvrage propose un portrait original et complet du mécanisme de la « formation des prix », s’étendant des secteurs les plus traditionnels de l’économie jusqu’aux secteurs les plus novateurs de la finance. La perspective adoptée, inspirée de l’anthropologie économique, renouvelle sans doute la question de la formation des prix. Au cours de son exposé, l’auteur propose un portrait inhabituel du capitalisme sous les formes diverses qu’il adopte dans le monde économique et social contemporain.

● Le petit président nous fera peut-être beaucoup pleurer, mais en attendant, il nous aura fait beaucoup rire

● Quest-ce que la téléologie ? La téléologie est la science des buts.

● Une série TV aggrave le différend Israël-Turquie  Ça c’est la meilleure ! Un article antisémite chez de defensa : « Les Israéliens sont les seuls responsables de leur infortune. C’est vraiment leur comportement inqualifiable à Gaza, en janvier de cette année, qui a fait basculer la situation des relations avec la Turquie. Dans cette affaire, Israël représente un passé grotesque et cruel, sans aucune possibilité de rachat dans les circonstances actuelles; il est un résidu de la “politique de l’idéologie et de l’instinct”, qui a fait ses preuves et dont le poids et l’absurdité commencent à devenir un fardeau insupportable dans les relations internationales. »

[zSionisme]

Le problème, c’est le sionisme

Duperie, duplicité et mensonges par Gilad Atzmon, 16 Octobre 2009. →  

Encore un magnifique article antisémite de Gilad Atzmon. « Les Israéliens ne sont pas contents. »  DOC 2009-10-16

Les Israéliens et les Sionistes sont nés d’un mensonge, ils vivent dans un mensonge, ils croient qu’ils peuvent s’en tirer avec des mensonges et de la tromperie, et cette triste vérité doit être dite. D’autant plus que les leaders mondiaux le savent. Comme nous le savons, pas un seul leader mondial n’a protesté à l’ONU contre les entourloupes de Netanyahu. Plus dérangeant est le fait que pas un seul historien ou intellectuel, n’a essayé de montrer au Premier Ministre Israélien, que plus que tout, le protocole de Wannsee [brandi par Netannyahou devant l’assemblée de l’ONU] décrit en réalité sa propre politique.

Très peu de leaders mondiaux ont la trempe pour s’opposer à l’opération de mystification sioniste. Récemment nous avons eu l’exemple du courageux Iranien Mahmoud Ahmadinejad, du Vénézuélien Hugo Chavez et du Premier Ministre Turc, Tayyip Erdogan. Rares sont ceux qui prennent en considération l’ampleur des atrocités colossales commises par l’État Juif. Mais, c’est tout de même mieux que rien.

La bonne nouvelle est que l’humanisme et l’humanité ne sont pas exactement en possession des politiciens ou des soi-disant « leaders mondiaux ». C’est en fait notre propriété, les membres de la race humaine, les personnes de là-bas (les Palestiniens) qui s’avèrent justement être témoin du mal naissant. La vraie humanité et l’humanisme s’obtiennent par la bonté et l’aspiration à éthique et la véracité des faits. Dans la plupart des cas, ce sont en fait les artistes et les anonymes qui transforment l’humanisme en message vivifiant. Nos interventionnistes d’élus, pour des raisons inconnues, insistent pour tous nous traîner de plus en plus dans les guerres sionistes au nom de l’holocauste, de la démocratie et de la liberté.

Assez tragiquement, nos leaders occidentaux sont encore mis sous silence ou « du moins captifs » des mensonges sionistes. Mais ceci ne sera plus un souci majeur. La trahison des idéologies occidentales (parti de droite, gauche et du centre), des politiciens et des institutions est un fait établi. Succomber aux mensonges sionistes est apparemment juste un symptôme parmi un trop grand nombre d’autres. Non seulement la vérité vaincra, mais elle gagne déjà en réalité. L’identification du mensonge sioniste est de plus en plus de notoriété publique. Comme le nuage brumeux de la brutalité sioniste s’épaissit, nous développons tous une aspiration croissante aux quelques faisceaux de vérité et de grâce. Nous commençons à saisir qu’ils font leurs guerres sur des mensonges. Ils peuvent encore gagner quelques batailles à la Pyrrhus, mais ils perdront la guerre.

● « L’anti-antisémitisme » avec Norman Finkelstein Palestine Monitor, 15 Octobre 2009. Encore un splendide article antisémite.

Finkelstein considère que Goldstone représente un filigrane de qualité pour ceux qui critiquent la politique israélienne, particulièrement aux Etats-Unis. « On connaît trop de choses maintenant sur l’agenda d’Israël et partout dans le monde les gens estiment qu’il est impossible de concilier les principes libéraux avec un sionisme patent. Les massacres israéliens ont couvert toutes les unes de la presse. Ils sont devenus incontournables dans la vie publique. Même les journalistes juifs dans le New York Times ont du mal à soutenir Israël. Le système d’apartheid est en train de devenir impossible à défendre. » Finkelstein a le sentiment que le rapport a aidé à faire évoluer les sympathies dans les médias, particulièrement dans le sillage de Goldstone. «  Il n’y a eu aucun éditorial d’importance pour défendre Israël contre le rapport, principalement parce qu’Internet a mis fin au monopole du New York Times et du Washington Post. Pendant le massacre de Gaza, chez les blogueurs, et spécialement chez les jeunes blogueurs juifs, une immense majorité s’est prononcée contre ce qu’Israël avait fait. L’influence de ces deux médias n’agit plus que pour eux. »

(…)

Que de telles hautes personnalités recourent à ces propos diffamatoires désespérés montre bien la difficulté croissante de leur position. Jouer les victimes n’a jamais été plus difficile pour les majorettes d’Israël, maintenant que les crimes de Gaza sont étalés aux yeux de tous. Les voies dissidentes ne peuvent plus être aussi facilement écartées comme racistes ou démentes, alors que partout dans le monde se manifeste plus d’opposition, au mépris de la chasse aux sorcières antisémites. « Je pense que nous arrivons au terme de l’ère des calomnies, » affirme Finkelstein, « la puissance de ces attaques s’est considérablement atténuée alors que des personnalités éminentes commencent à remettre en question la politique d’Israël. Cela ne marche plus, ce n’est plus crédible et une fois que ce sera fini, il n’y aura plus rien à cacher de ce que fait Israël. »

● Mort d’un antisioniste (UJFP)

Il était l’un des grands témoins connus d’un monde disparu : le Yiddishland presque totalement anéanti par les Nazis. Il était aussi un des derniers survivants d’un parti de masse, le Bund, dont les positions politiques sont plus que jamais d’actualité.

Marek Edelman a été en 1943 le commandant en second de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Au moment de l’assaut final, il a pu fuir par les égouts et continuer la lutte dans la résistance polonaise. Combattant héroïque face au nazisme, il a gardé la même intransigeance après guerre. Il est resté en Pologne. Il était et s’affirmait polonais. Opposant résolu au sionisme, il a régulièrement dénoncé la politique israélienne. Et il a courageusement combattu le stalinisme.

Sa mort nous rappelle quelques vérités historiques.

En Europe de l’Est où vivaient des millions de Juifs, le sionisme a été minoritaire jusqu’à la guerre face aux différents courants socialistes dont le Bund. Le Bund était un parti ouvrier révolutionnaire qui liait l’émancipation des Juifs face à la ségrégation raciale, antijuive, à celle du prolétariat. Le Bund était laïque et prônait la liberté et l’égalité des droits pour les Juifs là où ils vivaient, sans territoire spécifique. Les Bundistes étaient farouchement antisionistes : refuser la lutte et partir coloniser un autre pays était pour eux une trahison et une utopie messianique dangereuse.

Le souvenir de Marek Edelman nous rappelle que la résistance juive au nazisme a été essentiellement bundiste ou communiste. Et pourtant, absurdité de l’histoire, en Israël, l’instrumentalisation du souvenir de l’antisémitisme européen et du génocide nazi est devenue le principal moyen pour faire accepter par l’opinion les crimes de guerre à Gaza ou la destruction de la Palestine. Edelman n’a jamais reçu aucune décoration ou aucune marque d’honneur de la part d’Israël. Il était banni de facto.

Après la guerre, il y a eu un consensus mondial pour faire partir en masse les survivants du génocide en Israël et pour faire en sorte que le crime européen soit payé par les Palestiniens. Marek Edelman a été un des rares à refuser. Il y a eu la résurgence de l’antisémitisme en Pologne, marquée par le massacre de Kielce (1946) et l’épuration organisée en 1968 par le général Moczar. Marek Edelman est resté en Pologne et a continué de se battre pour la liberté et la démocratie.

Enfin Marek Edelman n’a jamais cessé de dénoncer la politique des gouvernements israéliens. Il a été solidaire des Palestiniens. Lui qui a lutté contre la destruction de son pays les considérait comme des « partisans » face à l’occupation.

Pour toutes ces raisons, sa disparition est une perte immense, au-delà de l’Union Juive Française pour la Paix, pour les internationalistes du monde entier.

L’UJFP salue sa mémoire et continuera à promouvoir son combat internationaliste contre l’oppression et pour l’émancipation des peuples.

Bureau national de l’UJFP le 5 octobre 2009

● Propagande sioniste, « le soldat enlevé » (Le soldat rose) par Uri Avneri. Voilà qui confirme les analyses de Shahak. ♫♫♫ Qui voudrait… d’un soldat… d’un soldat rose

● En tant que juif, j’ai ressenti une grande honte, déclare le responsable de l’enquête de l’ONU sur la guerre de Gaza

HISTOIRE JUIVE - RELIGION JUIVE, Le poids de trois millénaires, Israël Shahak  → 

Je vais de surprise en surprise. Non pas grande était mon ignorance, mais totale. Contrairement à ce que prétend notre mini président sous-marinier simplifié et modificateur, l’antisémitisme n’est pas inexplicable. Tout le monde n’est pas un ignorant, comme lui ou comme moi. J’ai découvert ce livre grâce à Abd el Kader el Djazaïri)

● Shahak attaque Martin Buber et d’autres

Mon dernier exemple, d’ordre général, est, si possible, encore plus odieux que les autres. Il concerne l’attitude du mouvement hassidique envers les non-juifs. Le hassidisme — avatar (et grave avilissement !) de la mystique juive — est toujours un mouvement vivant, avec des centaines de milliers d’adeptes vouant un attachement fanatique à leur « saints rabbins », dont certains ont acquis une influence politique énorme en Israël, au sein des directions de la plupart des partis, et encore davantage dans les hautes sphères de l’armée.

Si malgré ces difficultés pratiques, Habbad peut jouir du soutien public de tant de personnalités de la haute politique, c’est en bonne partie grâce aux spécialistes du mouvement hassidique et de sa branche Habbad qui, presque tous, en donnent une présentation foncièrement déloyale et trompeuse. C’est le cas notamment de tous ceux qui ont écrit, ou qui écrivent sur la question en anglais. Ces auteurs gomment entièrement les infamies les plus évidentes des vieux textes hassidiques, ainsi que leurs conséquences politiques actuelles — toutes choses qui, au contraire, sautent aux yeux même du lecteur le plus inattentif de la presse israélienne en hébreu, où le rabbin de Loubavitch et autres chefs hassidiques ne cessent de publier les déclarations les plus violentes et les exhortations les plus sanguinaires contre tous les arabes.

Dans ce domaine, Martin Buber fut un grand artisan du mensonge, et un bon exemple de sa puissance. Dans ses nombreux ouvrages à la gloire du mouvement hassidique (y compris de Habbad), on ne trouvera rien sur la doctrine réelles du hassidisme à l’égard des non-juifs. Le crime de tromperie est d’autant plus grave que ces panégyriques ont connu leurs premières parutions en Allemagne à l’époque de la montée du nationalisme et de l’arrivée des nazis au pouvoir. Or, en dépit de son opposition ostentatoire au nazisme, Buber a fait l’apologie d’un mouvement qui, au sujet des non-juifs, avait et même professait une doctrine non dissemblable de celle des nazis au sujet des juifs. L’on dira que les juifs hassidiques d’il y a soixante-dix ou cinquante ans étaient les victimes, et qu’un « pieux mensonge » en faveur d’une victime est excusable. Mais les conséquences de la tromperie sont incalculables. Les œuvres de Buber, traduites en hébreu, sont devenues un grand classique de l’enseignement hébraïque en Israël et ont fortement consolidé les positions des chefs hassidiques assoiffés de sang ; bref, elles ont été un facteur très important de la montée du chauvinisme israélien et de la haine à l’égard de tous les non-juifs. De nombreux êtres humains sont morts effectivement de leurs blessures parce que des infirmiers militaires israéliens, le crâne bourré de propagande hassidique, ont refusé de les soigner — comportement inhumain dans lequel une lourde part de responsabilité incombe à feu le philosophe Martin Buber.

Je dois signaler ici que dans son apologie béate du hassidisme, Buber dépasse de loin les autres penseurs juifs [favorables à cette secte], notamment ceux qui ont écrit ou écrivent en hébreu (ou, autrefois, en yiddish) ou même dans des langues européennes (mais uniquement à l’intention d’un public juif). Sur des questions ne relevant que des rapports inter juifs, les hassidim furent en butte jadis à des critiques nombreuses et justifiées, pour leur misogynie (bien plus poussée que le mépris des femmes partagé par toute l’orthodoxie juive), leur amour de l’alcool, le culte fanatique qu’ils vouent à leurs « saints rabbins » héréditaires [tsadikim], les nombreuses superstitions qui leur sont particulières, et tant d’autres coutumes et traits négatifs. Mais l’image romantique, pleine de sensiblerie et mensongère donnée par Buber l’a emporté, surtout aux États-Unis et en Israël, parce qu’elle était au diapason avec l’admiration totalitaire pour la moindre manifestation de l’« authentiquement juif » et qu’une certaine « gauche » juive a subi le charme du philosophe au point de tomber elle aussi dans le panneau.

Buber ne fut certes pas le seul de sa tendance, bien qu’à mon avis, il ait été de loin le pire de tous, par le mal qu’il a répandu et l’influence qu’il a laissée derrière lui. Citons, entre autres (car la liste serait longue), Yehezkiel Kaufman, grosse autorité en sociologie et en études bibliques, qui préconisait le génocide sur le modèle du Livre de Josué ; et le philosophe idéaliste Hugo Shmuel Bergman, qui dès 1914-1915, prônait l’expulsion de tous les Palestiniens en Irak. Tous ces penseurs étaient évidemment des « colombes », mais leurs formulations ont pu se prêter aux pires interprétations anti-arabes ; tous avaient un penchant pour ce mysticisme religieux qui tend à propager le mensonge et l’imposture ; c’étaient des personnes très aimables, elles avaient beau recommander l’expulsion, le racisme et le génocide, elles n’auraient pas fait de mal à une mouche — les conséquences de leurs mensonges n’en ont été que pires.

C’est contre l’apologie de l’inhumanité, prêchée non seulement par les rabbins mais par des personnes qui passent pour les plus grands penseurs du judaïsme (en tout cas, ce sont les plus influents) que nous devons lutter. Contre ces épigones modernes des faux prophètes et des prêtres de mauvaise foi, il nous faut répéter — à la face d’une opinion publique quasi-unanime en Israël et de la majorité des juifs de pays comme les États-Unis — l’avertissement de Lucrèce contre toute capitulation de la pensée devant les déclamations des chefs religieux : Tantum religio potuit suadere malorum — « Tant la religion a pu inspirer de maux ». La religion n’est pas toujours l’opium du peuple (comme dit Marx), mais certes, il arrive souvent qu’on la réduise à un tel usage en faussant sa vraie nature et en la défigurant : les penseurs et autres intellectuels qui accomplissent cette tâche acquièrent effectivement les caractéristiques de trafiquants d’opium.

Mais de cette analyse découle une autre conclusion plus générale au sujet des moyens les plus efficaces et les plus horribles inventés pour contraindre à faire le mal, à tricher et à tromper, et, tout en gardant soi-même les mains propres, corrompre des peuples entiers et les entraîner à l’oppression et au meurtre. (Car il ne peut plus faire aucun doute que les actes d’oppression les plus horrifiants commis en Cisjordanie sont inspirés par le fanatisme religieux juif.) La plupart des gens semblent supposer que le pire des totalitarismes recourt à la coercition physique, et ils renverront à l’imagerie de 1984 d’Orwell comme modèle d’un tel régime. Cette idée reçue me semble des plus fausses ; à mon avis, l’intuition d’Isaac Asimov dans son œuvre de science-fiction, où la pire des oppressions est toujours intériorisée, exprime de façon bien plus véridique les côtés dangereux de la nature humaine. Contrairement aux intellectuels rampants de Staline, les rabbins — et a fortiori les penseurs attaqués ici, et toute la basse-cour également silencieuse (quand il faut l’être) des écrivains, journalistes, hommes publics etc. qui mentent et trompent encore plus qu’eux — n’ont pas à redouter la mort ou le camp de concentration, mais uniquement une pression sociale ; ils mentent par patriotisme, parce qu’ils pensent que c’est un devoir de mentir dans ce qu’ils estiment être l’intérêt des juifs. Ce sont des menteurs patriotiques, et c’est ce même patriotisme qui leur ferme la bouche devant la discrimination et l’oppression que subissent les Palestiniens.

Dans cette affaire, nous nous heurtons à une autre loyauté de groupe, qui, elle, a une origine extérieure au groupe et est parfois encore plus malfaisante. De très nombreux non-juifs (parmi lesquels des chrétiens — prêtres et laïcs pratiquants — et des marxistes de toutes nuances) considèrent, fort curieusement, que pour « expier » les persécutions des juifs, il convient, entre autres, de ne pas s’élever contre leurs forfaits et, bien plus, de participer aux pieux mensonges à leur sujet. L’accusation grossière d’« antisémitisme » (ou dans le cas des juifs, de « haine de soi »), à laquelle a droit quiconque dénonce la discrimination imposée aux Palestiniens, ou signale, dans la religion ou le passé des juifs, des faits contraires à la « version officielle », frappe avec d’autant plus de force et d’hostilité qu’elle est lancée par les « amis des juifs ». C’est l’existence et la vaste influence de ce groupe dans tous les pays occidentaux, surtout aux États-Unis (et dans les autres pays anglophones) qui a permis aux rabbins et aux spécialistes du judaïsme de propager leurs mensonges non seulement sans être contestés mais en bénéficiant d’une aide considérable.

En fait, parmi ceux qui font aujourd’hui profession d’« antistalinisme », beaucoup se sont simplement trouvé une autre idole à adorer, et dans l’ensemble, ils soutiennent le racisme et le fanatisme juifs avec encore plus d’ardeur et de mauvaise foi qu’on n’en pouvait trouver jadis chez les staliniens les plus absolus. Bien que cette façon d’appuyer aveuglément, à la stalinienne, toute manifestation du mal, du moment qu’elle est « juive », se soit fortement développée depuis 1945 et la découverte de la vérité sur l’extermination des juifs européens, ce serait une erreur d’y voir un phénomène contemporain. Un ami de jeunesse de Marx, Moses Hess, bien connu et respecté comme l’un des premiers socialistes d’Allemagne, a fait preuve, par la suite, d’un racisme juif extrême, et ses idées sur la « pure race juive », parues en 1858, n’ont rien à envier aux élucubrations sur la « pure race aryenne ». Or les socialistes allemands, qui luttaient contre le racisme germanique, ont gardé le silence sur leur propre composante de racisme juif.

● Sévère backwardisation de l’or

30 SEPTEMBRE 2009: LE JOUR OU UNE BOMBE EN OR 666 CARATS A EXPLOSE
du 12 au 14 octobre 2009 : ATTENTION, LISEZ BIEN CE QUI SUIT. Le 30 septembre 2009, deux banques ont été sommées par leurs clients fort mal élevés de leur livrer des lingots physique en échange de leurs achats papier sur le LBMA, le marché des lingots d’or de Londres où vous avez des gens qui hurlent "qui veut mon beau lingot bien frais? 17.000 euros le kilo ? Il sera livré fin du mois" etc. Et devinez quoi, la fin du mois venue, les banques ne les avaient pas dans leurs coffres !!!! C’est ce que révèle le très très bien informé Rob Kirby dont j’ai déjà parlé ici, du site Goldseek.com. Et c’est vous, chers lecteurs, qui avez été plus rapides que moi dans le scan, merci en particulier à Mr. Stauffer, un homme en or. Selon Rob Kirby, les banques ne s’attendaient pas à ce que leurs crétins de clients, aussi riches soient-ils, leur demandassent la livraison par camion !!! Opération très compliquée. Mais voilà, ils l’ont demandé, comme quoi la confiance règne en ce moment sur les marchés. Et là, indice nikkées, les banques ont fait chou blanc. Pas d’or en quantité suffisante. Vite, vite, réglons cela vite fait bien fait, les banques ont proposé du cash, augmenté de 25% livré dans des brouettes Made in Weimar, mais les clients, vraiment pour qui se prennent-ils ?, ont refusé.
Panique. Et Kirby écrit: "The unexpected immediate demand for substantial tonnage of gold bullion created utter panic in at least two banks who were counterparties to this trade – J.P. Morgan Chase and Deutsche Bank – because they simply did not posses the gold bullion which they had sold short [an illegal act which in trading parlance is referred to as a naked short]". Les clients leur ont mis le revolver sur la tempe et leur ont donné 5 jours, sinon le scandale média... Et voici quelques indices: "No less than two Central Banks became involved in effecting the physical settlement of this situation. One of these Central Banks was British [that would be the Bank of England] – and reportedly, even they were only capable of providing less than pure, non-compliant gold bars that did not meet good delivery standards stipulated by the LBMA. Like it or not, this is a testament to lack of physical gold available, folks. To summarize: Banks like J.P. Morgan Chase and Deutsche Bk. - who sold endless amounts of gold futures at prices of 950 – 1025 and then tried to make side deals with the folks they sold the futures to – offering them spot + 25 % [let’s say 1,275 per ounce] to settle in fiat – only after their counter parties demanded substantial tonnage of physical gold bullion. Stunningly, if accurate [and there is absolutely no doubt in my mind that this is not], this means that gold is already in SEVERE backwardation and this fact is being hidden from the public". Et là on retombe sur l’article du Pr Antal Fekete (voir plus bas) qui avait annoncé il y a presque un an, décembre 2008, la MORT DU SYSTEME PAPIER parce que L’OR AVAIT COMMENCE SA BANCKWARDITION... LES ENFANTS, CECI EST LE COMPTE A REBOURS. C’est Marylin Manson, un vampire plus vrai que nature, qui avait raison: "we are disposable teens", et cela depuis 1971... Et lisez bien la conclusion de Rob Kirby, parlant de la fin du système financier papier: "What a disgraceful insult to humanity". Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

LE JOUR OU LA BOMBE EN OR 666 CARATS A EXPLOSE A LA FIGURE DE LA CIA correctif
du 12 au 14 octobre 2009 : Fonctionnaires de la CIA, bravo, vous avez fait un super travail, vraiment vous méritez la Silver Star pour les services rendus à votre pays en faillite depuis Nixon, merci à ces trois rapports déclassifiés. Chapeau bas. Mais voilà, it’s the end of the game, sauf si vous déclenchez la guerre avec l’Iran, ce qui, avec un président prix Nobel de la paix, va être à double tranchant... Récapitulons, et merci aux livres d’Eric Laurent qui m’ont permis d’accrocher la guerre israélo-arabe et l’Opep aux rapports de la CIA:

- Le dollar, ratifié par la Confédération en 1785, est convertible en or par n’importe quel citoyen qui va à la banque centrale
- Le Gold Exchange Standard (étalon de change dollar-or) est ratifié par les accords de Gênes en 1922
- En 1933 Roosevelt suspend la convertibilité du dollar en or pour les Américains
- En 1944, les accords de Bretton Woods consacrent le dollar comme monnaie de réserve internationale, convertible en or mais seulement entre pays.
- De 1960 à 1971, les USA impriment 10 fois plus de papier qu’ils n’ont d’or à cause de la guerre du Vietnam. GRAVE PROBLEME
- Les USA empêchent l’or de monter
- En 1966 De Gaulle, il est le seul à oser, envoie des bateaux aux USA remplis de dollars pour ramener les lingots à la France.
- Le 15 août 1971, les USA étant en danger de banqueroute, Richard Nixon décide du jour au lendemain que le dollar n’est plus convertible en or pour les autres pays.
- L’année 1972 est une année noire inflationniste. Le système financier mondial bat de l’aile à cause du décrochage or qui garantissait l’équilibre.
- LE 13 FEVRIER 1973, LE DOLLAR EST GRAVEMENT DEVALUÉ, LES USA SONT A NOUVEAU EN DANGER
- Du 6 octobre au 24 octobre 1973, guerre "soudaine" du Kippour!!
- Le 16 octobre 1973, pouf, en pleine guerre du Kippour, les pays arabes membres de l’OPEP, CET ORGANISME MANIPULE PAR LA CIA, A DECIDE QUE TOUT PETROLE DOIT ETRE PAYE EN DOLLARS US, et ils montent les prix, plus un embargo sur les pays qui soutiennent Israël. LE DOLLAR EST SAUVÉ... LE MONDE ENTIER DOIT EN ACHETER DES BILLIARDS. LES USA SONT AUSSI SAUVÉS.
- En 1979, le dollar baisse puis remonte
- Petite vengeance européenne: le 22 septembre 1985, écrit Wikipédia, "les pays dits du G5 s’entendent publiquement pour intervenir sur le marché des changes et organiser un repli du dollar. 10 milliards de dollars sont ainsi dépensés, avec un effet immédiat et spectaculaire. En à peine quinze mois, le dollar efface tous ses gains par rapport au Deutsche Mark et, fin 1986, il se retrouve à son plus bas niveau historique, celui de 1979". - Février 1987, Accords du Louvre, article de Wikipédia: "Désireux de stopper la machine infernale qu’ils ont mise en route, les pays du G5, rejoints par le Canada, signent à Paris le 22 février 1987 les accords du Louvre destinés à enrayer la baisse du dollar. Seulement, cette fois-ci, cela ne marche pas et, après une pause dans le courant de l’année 1987, le dollar va continuer pendant dix ans, tendanciellement, à se déprécier. De façon fort visible et assez rapide, les déséquilibres nés de la cacophonie des accords du Plaza et du Louvre vont conduire à une forte hausse des taux d’intérêt à long terme et au krach conjoint le 19 octobre 1987 des marchés obligataires et des marchés d’actions".
- 1990, Saddam Hussein, endetté à cause de sa guerre avec l’Irak, envahit le Koweit avec la promesse que les USA seront neutres !
- 1991, Guerre du Golfe, le prix du brut s’envole, le monde entier achète du dollar par billards pour payer
- 1992, l’Irak est détruit, le pétrole à son sommet, le dollar s’achète comme par miracle
- Les USA empêchent toujours l’or de monter
- Krach mondial de mars 2000, Bulle Internet
- 2001 Sadamm Hussein ne veut plus être payé en dollars pour son pétrole
- Les USA n’ont plus d"argent pour acheter le pétrole sur le marché à cause du système qu’ils ont mis en place
- 11 sept 2001, le World Trade Center est détruit par un ancien agent de la CIA, Oussma Ben Laden.
- 12 sept 2001, Krach boursier
- 2002 se passe mal, à nouveau les USA sont en danger de banqueroute.
- 2003 les USA envahissent l’IRAK, sous un faux prétexte, et violent même les règles de leur propre ONU installée à New York!
- 2004 le pétrole Irakien leur appartient, pas besoin de l’acheter !!!!! Leur système financier est sauvé
- 2007-2008 Avec Goldman Sachs, le brut s’envole encore
- 2008 Krach mondial de septembre. LE PAYS EST A NOUVEAU EN BANQUEROUTE
- septembre 2009: l’Iran ne veut plus être payé en dollars
- octobre 2009: défiance mondiale vis à vis du dollar...
- octobre 2009: les USA et Israël menacent l’Iran
- octobre 2009: l’or s’envole, bien que les USA fassent tout pour le bloquer

Voilà, vous avez tout compris, la cavalerie qui dure depuis 1971 est finie. Seule une guerre, qui va emporter le brut à des sommets, permettra aux USA de sauver son système une fois de plus, en semant la peur. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

L’OR A ETE VENDU 20 FOIS SUR LE PAPIER
du 12 au 14 octobre 2009 : Notre lecteur Alexandre Gesp m’a signalé cet article du Gata signé Adrian Douglas et intitulé "The explosive dynamics of the gold and silver markets" dans lequel il explique l’escroquerie de la vente du papier-or, vendu 20 fois pour un seul lingot d’or dans le coffre... "L’argument contre la détention d’or à domicile a toujours été le risque de cambriolage. Mais le risque de détenir de l’or papier est qu’il a déjà été volé ou qu’il n’existe pas". Ben oui, ces gens vous disent qu’ils mettent ça dans un coffre pour vous :-) ha ha ha "I don’t think the commercial net short position of 800 tonnes is that important.
What is important is that the world’s stockpile of 140,000 tonnes of gold may have been sold several times over. In all likelihood half of the supposed 30,000 tonnes of central bank stockpiles have been sold at least 20 times over. The gold short position could well be 300,000 tonnes (15,000 times 20) against a total world inventory of only 140,000 tonnes, much of which is not available to the market". Quand je vous dis qu’il faut le garder chez vous, vous avez 1 million de fois moins de chance de vous le faire voler qu’à la banque !! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

LES RESERVES THEORIQUES D’OR
du 12 au 14 octobre 2009 : Voici une petite idée des banques centrales les plus riches en or. Il va de soi que c’est à prendre avec des pincettes en or, surtout pour les USA, qui, à mon humble avis, doivent être à la moitié. Sachant que l’or du Rhin se trouve aussi planqué aux USA, on ne sait pas où, il y a un risque de mélange... Une fois l’Allemagne et les USA écartés, le classement est différent. Mais là aussi, c’est à prendre avec des pincettes.
Source: Gold World Council et CNBC.

USA: $298.36 milliards
Allemagne : $125.01 milliards
FMI: $118 milliards
Italie: $89.92 milliards
France: $89.68 milliards
Chine: $38.65 milliards
Suisse: $38.15 milliards
Japon: $28.07 milliards
Hollande: $22.47 milliards
Russie: $20.85 milliards
BCE: $18.39 milliards
Taiwan: $15.53 milliards
Portugal: $14.03 milliards
India: $13.12 milliards

● Le Dow Jones pricé en or

 

● Jovanovic, comme d’hab !

COMMENT LES ETATS-UNIS VONT DETRUIRE LE MONDE
du 5 au 8 octobre 2009 : Afin que les guichetiers des banques qui nous lisent ne confondent pas l’argent de leurs distrubuteurs avec le M1, voici un rappel des défintions des masses monétaires données par exemple sur le site grand public Wikipédia, et cela pour comprendre ce qui suit:

- M1 correspond aux billets, pièces et dépôts à vue (515 000 000 000 de billets et de pièces en 2005 dans la zone euro.)
- M2 correspond à M1 plus les dépôts à termes inférieurs ou égaux à deux ans et les dépôts assortis d’un préavis de remboursement inférieur ou égal à trois mois (comme, par exemple, pour la France, le livret jeune ou le CODEVI, le livret A et bleus, le compte d’épargne logement, le livret d’épargne populaire...)
- M3 correspond à M2 plus les instruments négociables sur le marché monétaire émis par les institutions financières monétaires (IFM), et qui représentent des avoirs dont le degré de liquidité est élevé avec peu de risque de perte de capital en cas de liquidation (ex : OPCVM monétaire, certificat de dépôt, créances inférieur ou égale à deux ans)

Maintenant, voici ce qu’a écrit Ambrose Evans-Pritchard dans son article de vendredi dernier dans le Telegraph: "Ben Bernanke, bien sûr, a cessé de prêter attention au M3, et cela depuis très longtemps. Il a été largement responsable de l’abolition de cette stat à la Fed (on peut facilement la reconstruire). Ceci a été une autre de ses graves erreurs. Il aurait observé le M3 qu’il aurait compris que la bulle était devenue incontrôlable à partir de 2005 et 2006, et il aurait compris que le système bancaire commencerait à s’effondrer en 2007 et à se désintégrer en 2008. Toutes les infos étaient là, elles crevaient les yeux. Il a eu du culot de dire cet été à Jackson Hole que personne n’a vu la crise arriver. (...) Je crains que cela n’emporte Ben Bernanke, et le reste du monde avec, dans une autre crise".

Voilà, vous êtes avertis pour la "énimème fois". Le système est mort, Ben Bernanke manipule le monde entier et il est aidé en cela par les médias qui vous disent que la crise est finie et que nous sommes sur la voie du rétablissement... Il n’y a aucun rétablissement possible avec:

1) 55.000 milliards de faux dollars toxiques dans les vrais bilans des banques,
2) le déséquilibre a été aggravé par les planches à billets mis en route par tous les gouvernements
3) avec les M1, M2 et M3 qui se réduisent comme peau de chagrin.

LEUR SYSTEME EST MORT, quel que soit le côté duquel on l’observe. En ce moment, les banquiers gagnent simplement du temps, parce qu’ils savent que leurs heures sont comptées. Mais ils vont se faire massacrer à la machette par des gens déséspérés à qui on a expliqué que c’est eux qui ont tout raté parce qu’ils n’ont pas de travail et qu’il ne peuvent pas rembourser leur prêt à la consommation ou immobilier. ERREUR. Il n’y a qu’un seul responsable de la crise aujourd’hui, le système américain qui fait de la cavalerie depuis Nixon (lire le rappport édifiant de la CIA en dessous, et prendre une calculette). Tous les autres, les banquiers et les financiers, n’ont fait que suivre les directives américaines, uniquement orientées pour préserver le dollar... Victimes: les gens.

Regardez ce que font les banques: elles vous pompent tout ce qu’elles peuvent. Dans les années 1970, elles ne vous prélevaient rien, trop contentes que vous ayiez ouvert un compte... Multipliez ces 2 ou 4 euros par des millions de comptes, ensuite multipliez ça par 12, puis par autant de frais divers et variés, et regardez. Vous serez surpris. BANQUIERS, VOUS ALLEZ FINIR AVEC VOS TETES SUR DES PIQUES QUAND LE SYSTEME VA EXPLOSER. Pourquoi croyez-vous que tous les Etats sont en train de mettre en place des legislations de dictature militaire sous couvert de grippe? PARCE QUE TOUS LES ÉTATS SAVENT QUE LE SYSTEME VA EXPLOSER A UN MOMENT DONNÉ [à moins que ce soient seulement de gros connards, ce dont je doute], et pour cela il faut que la législation militaire soit prête, sous une couverture "démocratique". NOUS SOMMES EN DANGER, LA DEMOCRATCHIE EST EN DANGER, NOS VIES SONT EN DANGER parce que les États-Unis n’hésiteront devant rien pour sauver leur système de financiers pourris, quitte à mettre le monde entier à feu et à sang. "La masse monétaire du M3 américain est le meilleur indicateur de ce qui va se passer environ un an plus tard", écrit Ambrose Evans Pritchard "et il est en train de réduire à raison de 5% par an et ce depuis juin. Le M3 européen a été nagatif dans l’Eurozone. La Fed dit que le M2 s’est contracté au taux annuel de 7,3% depuis août et de 3,1% en juillet. Il a réduit depuis mai. Et le M1 s’est contracté à un taux annuel de 3,7%"... Ce qui veut dire que tout le système donne des signes d’un effondrement inévitable pour... septembre 2011. D’ailleurs, lisez aussi ce petit papier sur le Pr Kotlikoff qui n’est guère plus optimiste. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009 

LES AMERICAINS NE PEUVENT PLUS ENTERRER LEURS MORTS
du 5 au 8 octobre 2009 : Les Américains sont dans une telle misère qu’en ce moment, les morts s’accumulent dans les hôpitaux et dans les morgues parce que les familles ne les réclament pas, faute de moyens. De leur côté, les municipalités sont dépassées par le nombre de cadavres non réclamés et n’ont bien-sûr aucun budget pour ces surplus de cadavres... A Detroit par exemple, 67 cadavres sont en attente car "avec 28% de chômage, certaines familles ne peuvent se payer un enterrement". Lire le Business Insider et faire une prière pour tous ces pauvres gens. L’Amérique peut payer des traders entre 20 et 90 millions de dollars par an, mais de l’autre ne peut s’occuper des plus pauvres. Je crois que cette info est une sorte de cerise sur le gâteau mortuaire de l’Amerique. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

LA RUSSIE VEND DE L’URANIUM A LA FRANCE
du 5 au 8 octobre 2009 : Bonne nouvelle, la France et le Japon viennent de signer un contrat de 3 milliards de dollars avec les Russes pour acheter de l’uranium. Cool. Et ce n’est que le début selon l’agence Novosti qui se frotte les mains... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

LA RUSSIE VA EMPRUNTER 4 MILLIARDS A LA BANQUE MONDIALE
du 5 au 8 octobre 2009 : Et pour payer, entre autres, ces 3 porte-helicos, la Russie a obtenu la permission de la Banque Mondiale de lui emprunter entre 2 et 4 milliards de dollars... On rêve... Ce Poutine, c’est vraiment le meilleur ! Lire toujours Novosti. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

JE VENDS MES REINS POUR REFAIRE MA CUISINE
du 2 au 5 octobre 2009 : Ca y est, les Anglais endettés s’y mettent, et vendent leurs reins afin de payer leur dettes... Prix offert: 25.000 livres. Bientôt une bourse avec des cotations... J’ai une idée: la vente d’organes en viager. Si vous ne me croyez pas, c’est ici sur le Times. Vous verrez qu’un chauffeur de taxi vend son rein pour refaire sa cuisine. C’est pour cela qu’il vend un rein. Il avait hésité entre une cave à vins et une cusine... Heureusement, il n’a pas pensé à acheter une nouvelle bibliothèque! Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

● Le crime de l’Iran est son indépendance John Pilger, New Statesman,October 1, 2009 (Alter Info)

● Charte du réseau international juif anti-sioniste (Alter Info)

Il faut mettre fin au sionisme sous toutes ses formes

C’est la priorité des priorités, en raison des conséquences du sionisme sur les Palestiniens et les peuples de l’ensemble de la région; en raison aussi du fait que le sionisme porte préjudice à la mémoire de la persécution et du génocide des Juifs d’Europe en l’exploitant pour justifier et perpétuer le racisme européen et le colonialisme. Le sionisme est, par ailleurs, responsable du déplacement massif des Juifs mizrahi (originaires d’Afrique et d’Asie), et du détournement de leurs Histoires, langages, traditions et cultures. L’histoire des Juifs mizrahi remonte  à plus de 2000 ans et le sionisme, en s’implantant, en a dévié le cours au profit d’une ségrégation parmi les Juifs imposée par l’État d’Israël.

● Étonnant : quelques traductions de textes du comte Orlov

Dmitry Orlov est né à Leningrad et a immigré aux États-Unis à l’âge de douze ans. Il a été témoin de l’effondrement soviétique lors de plusieurs visites prolongées sur sa terre natale russe entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990. Il est aussi un théoricien majeur du pic pétrolier et estime que l’Union soviétique était mieux préparée à l’effondrement économique que le sont les Etats-Unis.

    

[zSionisme]

Le problème, c’est le sionisme

● LES MERDEUX DE DIEU par Sami Jamil Jadallah. Ç’est un plaisir de lire tous ces beaux textes antisémites. DOC 2009-10-26

● Des juifs affrontent le sionisme Daniel Lange/Levitsky, Monthly Review (UJFP). Étonnant, il existe des queers juifs et un mouvement palestinien lesbien. Ils ne se contentent plus de critiquer telle ou telle action infâme de l’État juif mais ils critiquent le sionisme lui-même dans son principe (quel est ce principe ? C’est le retour des Juifs à Sion, comme le nom du sionisme l’indique, ce qui implique que l’antisionisme est la critique et la condamnation du retour des juifs à Sion). Plus simplement dit, ils ont compris que les pro-paix ne sont bons a rien (et sont même parfois des faux-culs) et que seuls valent les pro-justice. Bravo ! (et je le comprends moi-même en lisant cet article — merci ! —. C’est étonnant, je n’y avais jamais pensé quoique j’aie lu Gandhi sur la question) Ce n’est pas de paix que les Palestiniens (y compris le mouvement lesbien palestinien) ont besoin, mais de Justice. Comme disait déjà Aristote : pas de paix sans justice. L’injustice implique la guerre — surtout avec les Arabes qui ne rechignent pas au combat et qui se font sauter pour un oui ou un non. L’islamisation des combattants leur a donné l’arme de la foi et le goût du sacrifice. Benny Morris admet que les combattants arabes qui sont prêt à faire don de leur vie ont atteint une combativité supérieure à celle des soldats juifs, la combativité de ces derniers étant d’ailleurs en baisse puisqu’ils en sont arrivés à la guerre zéro mort (la guerre OK) et au bombardement stratégique des populations, ceci étant dû à leur américanisation galopante. Les Palestiniens, eux, combattent à pied, comme les Romains et les Grecs L’islamisation des combattants est donc une réponse à la supériorité technique de l’oppresseur. Cela vérifie ce que disait  Durkheim : la religion est faite pour inspirer des actes —. Or la justice est incompatible avec le sionisme qui est nécessairement un mouvement spoliateur. Si les Palestiniens ont toujours dit non aux plans foireux qui leur ont été proposé, c’est parce qu’ils veulent la justice et non la paix judéo-américaine. Ils ont suffisamment prouvé qu’ils étaient capables de supporter la guerre indéfiniment. La seule façon qui permettrait à l’État juif d’en finir avec eux, c’est de les exterminer tous mais cela, il n’ose pas encore le faire. L’indécrottable Peres (voir ci-dessous) veut de l’air pur et un ciel dégagé pour les enfants palestiniens. Mais ce n’est pas cela que veulent les Palestiniens enfants ou non. Ce qu’ils veulent, c’est la justice.

Les Juifs sionistes, de Palestine et d’ailleurs, reprochent chaque jour aux Palestiniens de ne pas vouloir la paix, ce qui est évident. Les Palestiniens ne veulent pas la paix, ils veulent la justice. Vive le Hamas ! Vive le Hezbollah ! Vive l’Iran et la Syrie.

● Ils tirent et ils pleurnichent Je cite l’autorité suprême du sionisme, Ben Gourion : « Quand nous disons que les Arabes sont les agresseurs et que nous nous défendons, ce n’est qu’à moitié vrai. En termes de sécurité et de vie quotidienne, certes, nous nous défendons. [...] Mais cette lutte ne représente qu’un aspect du conflit, qui est en substance d’ordre politique. Et en termes politiques, nous sommes les agresseurs, et eux se défendent ». C’est une erreur de prétendre que les Juifs sionistes de Palestine sont comme les Nazis. Ils n’en sont pas capables. Les Nazis ne pleurnichaient pas, eux ; ils assumaient leurs crimes. Ils ne prétendaient pas avoir l’armée la plus morale du monde quoiqu’ils eussent la plus puissante. Les Allemands savaient encore combattre à pied, comme les Romains. Ils ignoraient le « bombardement stratégique ».

● Le virtualisme revisité (de defensa) Finalement, le virtualisme n’est autre, aujourd’hui, que ce que fut l’idéologie du temps de Marx, quand la bourgeoisie se prétendait la classe universelle, ce qu’elle est devenue, puisque c’est la seule qui lutte aujourd’hui (Warren Buffet). Mais le virtualisme n’est cependant pas la même chose que l’idéologie qui se contentait d’agir dans la pensée. Le virtualisme agit dans le monde, le virtualisme est l’idéologie devenue monde et non pas comme le disait Debord de son « spectacle » l’idéologie matérialisée ce qui ne veut rien dire car le monde est tout ce qu’on voudra sauf matériel. Il y a monde où il y a esprit (communication, savoir partagé et la conséquence du savoir partagé : la coercition. Tous suivent la règle parce que tous savent que tous suivent la règle) ; de même qu’il n’y a existence que là où il y a apparition. Agissant dans le monde, le virtualisme devient monde, le pire des mondes possibles.

● Ils sont très forts ces mollah, au jeu de la barbichette Iran-Resist, 02.10.2009.

● Le rapport Goldstone  met mal à l’aise et sur la défensive l’État juif (Alter Info)

● La résilience du Hamas est essentielle pour l’unité nationale par Khaled Amayreh

● Bêtisier de Sarkozy Ça fait toujours plaisir que ces effrontées et insultantes sottises soient relevées.

● Bernanke : il faut que le chômage baisse, il faut augmenter les salaires En voilà une vraie bonne nouvelle ! Y a pas de mystère, ce sont les salariés qui achètent toute cette merde de camelote produite. S’ils payent avec des crédits, il arrive ce qui est arrivé. S’ils payent avec leurs salaires, tout va bien… sauf pour les actionnaires qui devront à nouveau se contenter d’un 5 % de retour sur fonds propre ce qui n’est pas si mal. Mais ils sont tellement cons, salauds et cupides qu’ils préfèreront crever plutôt que d’accepter un chose pareille. Et c’est tant mieux ! Vive la crise ! (Cf. Actionnaire qui rit, salarié qui pleure)

La définition de l’État juif  par Israël SHAHAK  → 

Je vais de surprise en surprise au fur et à mesure que mes recherches avancent : il n’y a pas un seul Israélien dans l’État juif de Palestine ! J’ai le nez creux : pour diverses raisons (dont la principale était que les Arabes citoyens de cet État n’avaient pas la nationalité israélienne) j’avais décidé de nommer désormais l’État prétendument israélien « État juif de Palestine » et les citoyens juifs de cet État « Juifs de Palestine » et pour les sionistes résidant en Palestine : « Juifs sionistes de Palestine ». Cela correspond exactement à l’état des lieux puisque personne n’a la nationalité israélienne dans cet État, mais seulement la nationalité juive, arabe, druze etc ! Alors, pourquoi cet État prétend-t-il se nommer Israël s’il n’y a pas d’Israéliens en Palestine ? Gödel aurait été horrifié par ces contradictions. Quel est donc le vrai nom de cet État ? C’est la Judée, tout simplement. Les Juifs de Palestine sont les citoyens de première classe de l’État juif de Palestine et ils sont de nationalité judéenne. On n’arrête pas le progrès. Il y a à peine deux ans, je croyais encore que l’État d’Israël était une démocrachie comme les autres, ni pire, ni meilleure, avec seulement quelques problèmes avec les Arabes ! Or l’État juif de Palestine est comme l’État chrétien du roi de Prusse du temps de Hegel et de Marx avec cette différence, à l’avantage de l’État du roi de Prusse, qu’il y avait bien des Prussiens en Prusse (et des Juifs aussi. Le père de Marx avait dû se convertir au christianisme pour devenir fonctionnaire prussien — ah ! c’était quelque chose que d’être fonctionnaire en Prusse), alors qu’il n’y a pas d’Israéliens en Israël et, si j’en crois Shahak, ni même de Juifs israéliens. Je comprends enfin pourquoi il n’y a pas non plus d’Arabes israéliens en Israël et, en quelque sorte, c’est mieux ainsi, c’est plus égalitaire.

Si je comprends bien Shahak, il y a bien des citoyens israéliens (juifs, arabes, druzes) mais il n’y a pas d’Israéliens ! Il n’y a même pas de Juifs israéliens ! Les citoyens israéliens sont de nationalité juive, arabe, druze… Un tel État est non viable, il est gros d’explosions. C’est une monstruosité comme je l’avais déjà dit il y a quelque temps ; mais je comprends mieux pourquoi après la lecture de Shahak.

● Un autre certificat de Ben Gourion

Certains croient par erreur que c’est la tragédie du peuple juif au cours de la Seconde Guerre mondiale le massacre des six millions de Juifs européens qui amena le monde civilisé (y compris la Russie, car à la réunion de l’Assemblée des Nations Unies en mai 1947 au cours de laquelle cette question fut discutée, c’était le Russe Gromyko qui, le premier, exigea la création d’un État juif en Palestine) à demander l’établissement d’un État juif. Il n’est pas de plus grande erreur que celle-ci. L’extermination des six millions de Juifs fut la plus grande et la plus terrible des catastrophes qui s’abattit sur l’État dont les débuts remontent à 1870 : « Mikveh Israël », la première école agricole juive, fut fondée par les Juifs français de l’Alliance israélite universelle sous la présidence de Crémieux, ministre de la Justice du gouvernement provisoire après l’échec de Napoléon III.   [Lettre au général De Gaulle]

Comment Ben Gourion peut-il affirmer que ce n’est pas le massacre des Juifs qui incite le « monde civilisé » à favoriser l’Établissement d’un État juif ? La demande de Gromiko intervient en 1947, après le massacre. Cela dit, il donne un certificat que, non, le massacre des Juifs par les Nazis n’est pas à l’origine de la création d’un État juif puisque lui-même estime que la faveur du « monde civilisé » n’a pas pour origine ce massacre, qu’elle est donc antérieure à ce massacre. D’autre part, il affirme clairement que l’origine de l’État a lieu en 1870, avec les premiers colons. C’est pourquoi Gilad Atzmon a parfaitement raison de dire aux Juifs sionistes : « Laissez la Shoah tranquille ! ». Ce n’est qu’un scandale de plus que tant de crimes perpétrés contre les Palestiniens du fait des sionistes soient justifiés a posteriori par l’invocation du martyre des Juifs. Et c’est un autre scandale que Ben Gourion en ait fait un objet de propagande pendant l’accomplissement même des crimes, réservant pour ses intimes ses paroles les plus cyniques.

T. Livni confirme l’opinion de Ben Gourion. Voici donc un double certificat. (Mounadil al Djazaïri)


Un certificat de première qualité
pour décider qui est l’agressé et qui est l’agresseur en Palestine
S’il y a quelqu’un qui sait de quoi il parle quand il parle de sionisme, c’est bien Ben Gourion

 

En 1938, sur fond de Révolte arabe contre le mandat britannique, David Ben Gourion déclarait au Comité politique du Mapaï :

« Quand nous disons que les Arabes sont les agresseurs et que nous nous défendons, ce n’est qu’à moitié vrai. En termes de sécurité et de vie quotidienne, certes, nous nous défendons. [...] Mais cette lutte ne représente qu’un aspect du conflit, qui est en substance d’ordre politique. Et en termes politiques, nous sommes les agresseurs, et eux se défendent. »

Ben Gourion avait évidemment raison. Le sionisme incarnait une idéologie et un mouvement expansionnistes et de colonisation. Le colonialisme européen classique avait permis aux pays impérialistes de projeter leur puissance et d’étendre leur territoire par la force des armes et par l’investiture de leurs fils dans de lointaines contrées, où ceux-ci dominaient des populations locales dépossédées de leurs droits et exploitaient les richesses naturelles. Le sionisme, aux yeux de ses dirigeants, ne servait aucune puissance impérialiste, mais plutôt un peuple dispersé, à la recherche d’une terre pour y vivre en sécurité et se reconstruire avec des structures sociales, économiques et politiques. Le mouvement, orienté vers la Palestine, une terre sur laquelle les Juifs avaient vécu et régné au cours du premier millénaire avant J.-C., se lança dans cette quête à partir des années 1880 par l’achat — et non la conquête — de terres, et par l’établissement de colonies ou d’implantations. Si les premiers colons exploitèrent la main-d’œuvre locale à bon marché, les générations ultérieures d’immigrants essayèrent d’éviter cette pratique, tant par scrupules que par opportunisme, puisqu’ils considéraient l’établissement d’une économie propre, exclusivement juive, comme le fondement dune société et d’un État autarciques. Par un paradoxe du reste assez compréhensible, cet esprit séparatiste devint une autre source de tension avec les Arabes de Palestine.

L’idéologie et les pratiques sionistes étaient expansionnistes par essence et par nécessité. La concrétisation du sionisme impliquait d’organiser et de dépêcher des groupes d’implantation en Palestine. Chaque colonie établie prenait conscience de son isolement et de sa vulnérabilité, et encourageait donc spontanément la construction de nouvelles implantations juives à ses abords. Ainsi, elle se sentirait plus en sécurité : mais les nouvelles implantations se retrouvaient à leur tour exposées et nécessitaient d’autres constructions pour les protéger... Après la guerre des Six Jours, la même logique justifierait l’extension des implantations israéliennes sur le plateau du Golan (afin de protéger les colonies de la vallée du Jourdain contre les déprédations syriennes depuis les hauteurs) et autour de Jérusalem (comme remparts pour les quartiers exposés des abords nord, est et sud de la ville).

Au-delà de cette logique interne, l’expansionnisme sioniste se fondait également sur une logique « externe ». À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, le mouvement avait été porté par ce qui apparaissait comme un flot sans cesse croissant de Juifs désemparés cherchant à échapper à la persécution. Arpent par arpent, la terre palestinienne devait donc devenir terre juive pour les accueillir et les héberger.

Enfin. l’expansionnisme sioniste était politique, puisque, dès le départ, son but avait été de convertir toute la Palestine en un État juif. Sur les cartes du mouvement d’avant 1921 figuraient même la rive est du Jourdain et toute la région au sud du fleuve Litani. La Palestine semblait trop petite pour absorber le peuple dans sa totalité et, dans l’esprit des sionistes, l’extension des colonies déterminerait en fin de compte les contours définitifs de l’État en devenir : la chaîne d’implantations la plus éloignée marquerait la frontière.

Au cours des décennies de mise en maure des idées sionistes, entre 1881 et 1947, l’entreprise prit progressivement de l’ampleur grâce aux achats successifs de terres. Le gouvernement britannique, mandataire, s’y montra généralement favorable : également très utile fut la coopération de certains Arabes disposés à vendre ou à faire vendre des terres aux Juifs. Pendant toute cette période ou presque, les achats de terre furent bien plus limités par le manque de fonds que par les restrictions ottomanes et britanniques, ou même les pressions (les nationalistes arabes.

Par la suite, l’expansion se déroula en deux poussées, brèves mais considérables l’offensive militaire de la guerre de 1948 et celle de 1967. (Une troisième tentative en ce sens lors de la -Lierre de 1956 échoua ; en effet, aucun gain territorial durable ne fut acquis.) Pendant la première guerre israélo-arabe, l’État juif gagna 5 000 km2 aux dépens du potentiel État arabe de Palestine soutenu par l’ONU : en 1967. Israël conquit la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza, Jérusalem-Est, la Cisjordanie et le plateau du Golan. Au cours des années suivantes. Israël lança une vague de colonisation, dont le déferlement signifia la projection et l’extension de l’État dans ces territoires. Le Sinaï, avec ses colonies, retourna à l’Égypte en 1982 en échange de la paix, mais à ce jour, les autres colonies de peuplement dans le Golan, à Gaza et en Cisjordanie constituent un obstacle majeur à la conclusion de la paix avec la Syrie et les Palestiniens.

Dès le début ou presque, les Arabes assimilèrent sionisme et expansionnisme…

Benny Morris Victimes (Righteous Victims, 1999), 2003, page 731 et suivante.

Manifestement, Ben Gourion a tout son esprit et un parfait cynisme (du moins une grande lucidité). Je suspecte les dirigeants actuels de n’avoir ni l’un, ni l’autre : selon le mot de M. de defensa, ils sont soumis au virtualisme, ils croient sincèrement à leurs vociférations. Vulgairement dit : ils ne se sentent plus pisser, ce qui signifie que toute notion d’humanité les a quittés ainsi que le relève Gilad Atzmon ci-dessous. Aujourd’hui, que ce soit au quotidien, ou militairement ou politiquement, les Juifs de Palestine sont les agresseurs plus qu’ils ne l’ont jamais été et ça empire chaque jour. Ils sont perdus de virtualisme et peut-être perdus tout court.

Pappé confirme que, si pour le public, dont le général De Gaulle, Ben Gourion était un larmoyant de première force, avec « les siens » ou dans son journal, il ne mâchait jamais ses mots.

La parabole du bon grain et de l’ivraie (Jovanovic)

29 SEPTEMBRE 2009: FETE DES ARCHANGES

du 29 au 30 septembre 2009 : Voici un an, jour pour jour, Wall Street s’était effondré de -777,7 points, donnant le signal du début de l’Apocalypse financière. L’an passé, la nouvelle année juive était tombée aussi sur la fête des Archanges. L’année avait doublement mal commencée. Une série insensée d’événements plus incroyables les uns que les autres s’est déroulée depuis, et vous les avez tous vus sur ce site: des centaines de millions de gens ont perdu leur emploi, des millions de gens mis à la rue, 40 millions d’Américains mangent maintenant avec des tickets de rationnement et tout cela parce qu’une pseudo-élite de crétins cupides s’est accaparé le contrôle de votre argent. Songez que la Japan Air Lines, la MGM, Hertz, AMD, etc. risquent de couler d’ici quelques semaines ou mois s’ils ne sont pas « aidés ».

Pourtant, un an après, les requins de Wall Street trichent plus que jamais: ils ont modifié leurs règles comptables pour rendre leurs pertes moins importantes, ils ont maquillé tous leurs bilans, ils ont déversé, et continuent à le faire, des millions de milliards de billets Monopoly sur toutes les places financières de la planète, ils vous endettent encore plus, ils achètent leur propres actions en cercle pour faire croire que leur système tient toujours debout, ils mentent chaque jour en nous disant que la crise est finie, et ils continuent à se verser des millions de dollars en « bonus » avec votre argent pendant que vous, vous voyez votre M1 fondre comme neige au soleil.

En vérité, je vous l’écris, et retenez-le bien car nous sommes le 29 septembre, leur système va exploser en mille millions de morceaux, car ce qu’ils ont fait colle à la parabole du bon grain et de l’ivraie:

Avant, il n’y avait que des bons crédits.
Puis les vampires sont venus et ont mélangé aux bons prêts de très mauvais prêts sans que personne ne le sache.
Tant que le temps des moissons n’était pas venu, tout allait bien.
De plus, personne ne pouvait même imaginer que des mauvais prêts avaient été répandus dans les champs...
Vint alors le temps des Moissons et le monde entier découvrit que les mauvaises graines sont mélangées aux bonnes, et qu’il est impossible de couper l’une sans couper l’autre
Alors, une décision a été prise: il n’y aura pas de tri
Tout sera coupé et jeté au feu par les moissonneurs

Et les moissonneurs, ne l’oubliez pas, ce sont justement les Anges. C’est pour cela qu’un Ange jette sa faucille... Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, avec le 777, la chute du Vatican et de Wall Street selon saint Jean, on comprend tout de suite pourquoi Jean a utilisé le 666 et pas le 333 ou le 12. Et nul besoin de connaître le grec ou la numérologie de la belle-mère de Néron. Mes amitiés à votre Ange gardien, et bonne fête à tous les Gabriel(le), Michel(le), Uriel(le) et Raphaël(le). Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

CACHEZ CE DOLLAR QUE JE NE SAURAIS VOIR
du 28 au 30 septembre 2009 : Voilà voilà... Je vous avais montré ici (avec l’aide de lecteurs bien informés) que l’Iran ayant décidé au 20 septembre de ne plus accepter le dollar pour le paiement de son pétrole, exactement comme l’Iran passé à l’euro en janvier 2001, l’Amérique allait montrer ses dents pour ce crime de lèse-majesté. Cela n’a pas loupé, Obama est 1) parti dans une diatribe contre l’Iran et 2) a fait semblant de découvrir que le pays disposait d’un second centre! Plusieurs lecteurs m’ont signalé cet article du Point précisant que Les Occidentaux ont assuré avoir connaissance du nouveau site depuis longtemps."... Donc Obama joue un scénario déjà établi. Cachez ce centre que je ne saurais voir.
Aussitôt, Israël est montré au créneau comme le montre FoxNews: "Netanyahu spoke with House Speaker Nancy Pelosi and a number of unidentified U.S. senators and told them that now is the time to act on Iran". Woaaa... Il y un mois, Israël avait aussi demandé la permission d’acheter des F-35 stealth (voir plus bas, ou les archives) parce que les Iraniens ont des S-300. Selon eux, l’Iran fabrique de l’uranium enrichi. Ils n’en savent rien, et d’ailleurs rappelez-vous les armes de "déstruction massive" de Saddam... Bon, il est vrai qu’en écoutant le discours anti-sémite du président iranien, on sait au moins qu’il n’a pas travaillé chez Interflora, et qu’il n’a jamais lu le Contrat Social de Rousseau. L’avantage est qu’on sait à quoi s’en tenir. Mais de là à faire la guerre à l’Iran parce que maintenant ils n’acceptent que l’euro et plus le dollar, c’est trop. Pourquoi pas au moment des dernières élections ??? L’Amérique est au bord de la faillite, elle se sent en danger de mort, et mainenant elle est prête à tout. N’oubliez pas: les armes de déstruction massives étaient en réalité cachées dans Wall Sreet, par chez Saddam. Et à eux seuls ils ont appauvri toute la population mondiale. Saddam, lui, n’y avait même pas pensé...Et ils l’ont pendu, pour plein de bonnes raisons, dont le fait de ne plus accepter le dollar en janvier 2001. Pour cette raison aussi, tout est fait en ce moment pour couler l’or qui affaiblit le dollar. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

LA LOI DE 1973 SIGNEE PAR POMPIDOU ET GISCARD
du 28 au 30 septembre 2009 : J’ai réçu ce mail très intéressant de Thomas qui nous montre bien à quel point Georges Pompidou, ex Banque Rothschild, a plombé la France en obligeant l’Etat à emprunter aux banques privées au lieu de la Banque de France:

Concernant cet article de loi qui oblige l’état à emprunter aux banques privés avec intérêts au lieu des banques centrales et sans intérêts comme c’était le cas auparavant, ce qui a considérablement fait gonfler les dettes (on n’est plus à ça près me diriez-vous), je vous propose une explication détaillé d’un économiste sur cette vidéo, cela pourrait vous intéresser. La vidéo ne dure pas longtemps, mais permet de se rendre compte de l’aberration de cette loi vampiresque..

Sur un forum, un lecteur averti apporte une précision :
"L’interdiction faite à l’Etat d’emprunter directement à sa banque centrale, date de 1973. C’est un décret signé par Pompidou et Giscard. Le traité de Maastricht n’a fait que prolonger ce choix qui s’était étendu à l’Europe entre-temps. Ce choix politique, étonnant, faisait suite à la sortie du système de Bretton Woods par les Etats-Unis et l’instauration des taux de changes flottant entre monnaies (ce qui permettait donc de spéculer sur celles-ci). Depuis lors, l’Etat français, au lieu d’emprunter sans intérêt doit émettre des obligations sur les marchés financiers à 4,5% de taux d’intérêt, mais le calcul exact semble plutôt compliqué.

Le plus savoureux, c’est qu’au service de la dette de l’Etat, il est écrit que ceux qui souscrivent à ces obligations sont dispensés d’impôt pour ces sommes prêtées! Entre 1980 et 2006, la France a payé 1200 milliards d’euro d’intérêt, une somme identique à l’accroissement de la dette dans cette période. Donc, toute la rhétorique de la dette n’est qu’un leurre culpabilisant. Sans cette loi signée par Pompidou et Giscard en 1973, et prolongée par la suite par Maastricht, il n’y aurait tout simplement pas de dette".

Et à ce propos, voici le site de Giscard [DOC 2009-10-01], si vous voulez lui poser des questions sur cette loi, ou Lady Diana et son emprunt... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2009

● La pathologie du mal Chouette ! encore un article antisémite de Gilad Atzmon. Magnifique ! C’est certainement le meilleur article antisémite que j’aie lu de ma vie. Des articles antisémites de cette sorte, je voudrais en lire chaque jour, je voudrais en écrire chaque jour.

Premier ministre Netanyahu, je vais être simple et clair. Non seulement vous êtes étranger à cette terre, mais vous êtes étranger à toute compréhension possible de la notion d’humanité. De fait, le Mur de Séparation, qui demeurera après la disparition inéluctable de votre « démocratie réservée aux seuls juifs » laissera aux générations futures un monument historique stupéfiant de l’identité nationale juive exempte de toute morale, de tout universalisme et de toute fraternité humaine. Le crime contre l’humanité perpétré par l’État juif au nom du peuple juif n’est pas quelque chose qu’il sera possible d’effacer des manuels d’histoire avant longtemps. Bien au contraire : ce mur restera, tel un nouveau chapitre mythologique de cette interminable saga de narcissisme compulsif suprématiste pathologique.

« Nous devons avoir la sécurité », dit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en concluant son discours. Je suis ici pour le détromper : Israël ne connaîtra jamais la sécurité. Israël est né d’un péché, et son existence dépasse toute notion de morale ou d’existence humaine. L’État juif a outrepassé la « zone de non-retour ». Il est condamné à disparaître. Tout ce que nous pouvons espérer, c’est que lorsque cela se produira, le processus d’assimilation et d’intégration des juifs dans la commune humanité sera relancé. En fin de compte, le nationalisme juif, tant de gauche et de droite que du centre, n’a servi qu’à maintenir les juifs à l’écart de tous les autres.

● Mais à qui donc appartient la Palestine par Henry Cattan. « Les prétentions historiques des sionistes sont une niaiserie d’un point de vue juridique. » C’est bien ce que je pensais. Kasars ou pas Kazar, Bible ou pas Bible, ces prétentions sont des niaiseries et les décisions qui en découlent, des caprices.

● Prout prout tra-la-la par Paul Jorion (article non antisémite mais anti-américain) Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ? Les gentils Hamériquains qui ont été trop tendres avec la méchante Chine qui les inondait de camelote et refusait d’ouvrir son marché intérieur (quel marché intérieur ? Désormais, c’est fait, il est ouvert le marché intérieur, pour l’industrie chinoise et… à crédit). C’est étonnant un protestant qui fait son mea culpa.

● Un magnifique texte antisémite de Nabe

● Jovanovic : RAS, comme d’hab, c’est à dire… toujours pire

● Le temps qu’il fait, le 25 septembre 2009

● Le lapin Duracell de la finance

[zSionisme]

Le problème, c’est le sionisme

● Résumé du rapport de la mission d’enquête mandatée par l’ONU, dit Rapport Goldstone rédaction et traduction: Mireille Fanon-Mendès France

● Texte analytique à propos du rapport Goldstone  par Mireille Fanon-Mendès France, 26 septembre 2009.

● « La Turquie soutient et soutiendra toujours le peuple palestinien » (Erdogan à New York) (à Davos)

● Encore un article antisémite par William Pfaff, AntiWar, 26 septembre 2009. Ben Gourion : « Notre mandat, c’est la bible. »

● La démocrachie, surtout sur la Palestine Je n’entends pas par là que la seule démocrachie juive de Palestine (la seule démocrachie juive de l’univers) chie seule sur la Palestine, mais bien toutes les démocrachies occhidentales à l’exception notable de la Suède (à la mémoire du comte Bernadotte, je suppose). Si j’ai oublié une démocrachie occhidentale qui se retienne de chier sur la Palestine, qu’elle m’écrive (en m’envoyant ses preuves de retenue. L’Islande ne compte pas, elle n’est qu’un point perdu dans l’Océan. Économisez un timbre-poste, vous en avez bien besoin) et je lui présenterai aussitôt mes excuses.

La démocrachie occhidentale aimerait bien chier aussi sur l’Iran. Mais là, bernique, pour l’instant. Elle a essayé aussi de chier sur la sympathique et vigoureuse dictature russe, mais là encore, bernique : le sympathique et énergique colonel Poutine l’a renvoyée à sa place, à savoir : les chiottes.

Cela fait presque trois ans que la France est devenue « un petit pays de merde ». Un pays est grand ou petit selon sa politique extérieure.

● La Suède refuse de recevoir le ministre israélien des affaires étrangères

● Encore un article antisémite par Richard FALK, 26 Septembre 2009.

Troisièmement, peu importe ce qui se passera dans le système des Nations unies et au Conseil des droits de l’homme à Genève, le poids du rapport [Goldstone] sera ressenti par l’opinion publique mondiale. Depuis la guerre de Gaza,  la solidité du soutien juif à Israël a commencé à s’émietter, et cela risque maintenant de s’aggraver. Plus globalement, un mouvement de boycott et de désinvestissement  très robuste prend de l’ampleur depuis la guerre de Gaza, et le rapport  Goldstone ne fera que renforcer de telles initiatives. Le monde se rend de mieux en mieux compte que la seule chance pour les Palestiniens d’accéder à une forme quelconque de paix juste dépend de l’issue des symboles de légitimité, de ce que j’ai appelé la guerre pour la légitimité. Les Palestiniens gagnent de plus en plus cette deuxième guerre non militaire. C’est une telle guerre, menée sur un champ de bataille politique mondial, qui a finalement et  inopinément miné le régime d’apartheid en Afrique du Sud, et elle menace bien davantage le sentiment  de sécurité israélien que la résistance armée palestinienne.

● Un article antisémite de al Jazira

● Un article antisémite de Gideon Levy

● Un autre article antisémite de Gideon Levy On ne peut nier que nous assistons à une recrudescence des articles antisémites.

● Magnifique discours antisémite du président Armani Nedjad à l’ONU (1)

● Magnifique discours antisémite du président Armani Nedjad à l’ONU (2)

 

 

Loin de vouloir la « destruction d’Israël », les dirigeants du Hamas réaffirment régulièrement qu’ils recherchent un accord de paix et de reconnaissance mutuelle avec Israël sur la base des frontières de 1967. Tout comme Ismail Haniyeh, qui a défendu cette position dans une lettre adressée mardi au secrétaire général de l’ONU, Khaled Mechaal, le dirigeant du Hamas exilé à Damas, considère qu’un « règlement pacifique réaliste du conflit devrait commencer par un accord de cessez-le feu entre les deux parties, basé sur un retrait complet d’Israël de tous les territoires occupés en 1967. » Ce sont, dit-il, « l’intransigeance israélienne et l’absence de volonté d’agir de la part de la communauté internationale qui entravent ce règlement. » Dans un entretien accordé à Ken Livingstone, il s’exprime sur les perspectives de paix, le blocus de Gaza, la désunion palestinienne.[Contre info]

(…)

KM : Gaza est aujourd’hui en état de siège. Les passages sont fermés la plupart du temps, et depuis des mois les victimes de la guerre israélienne contre Gaza se sont vues refuser l’accès aux matériaux de construction pour rebâtir leurs maisons détruites. Les écoles, les hôpitaux et les maisons dans de nombreuses parties de la bande de Gaza doivent être reconstruites. Des dizaines de milliers de personnes restent sans abri. A l’approche de l’hiver, les conditions de ces victimes ne feront que s’aggraver avec le froid et la pluie. Un million et demi de personnes sont prises en otage dans l’une des prisons les plus grande de l’histoire de l’humanité. Ils sont incapables de se déplacer librement hors de la bande, que ce soit pour un traitement médical, l’éducation ou tout autre besoin. Ce à quoi nous assistons à Gaza c’est à un désastre et un crime contre l’humanité perpétrés par les Israéliens. La communauté mondiale, par son silence et son indifférence, agit en complice de ce crime. (…)

KM : Les Israéliens prétendent que le siège est justifié par des raisons de sécurité. L’objectif réel est de faire pression sur le Hamas en punissant toute la population. Les sanctions ont été mises en place peu après la victoire du Hamas aux élections palestiniennes en janvier 2006. Bien que la sécurité soit l’une de leurs préoccupations, ce n’est pas la principale motivation. L’objectif principal est de provoquer un coup d’État contre le résultat des élections démocratiques qui ont porté le Hamas au pouvoir. Les Israéliens et leurs alliés cherchent à provoquer l’échec du Hamas en persécutant le peuple. C’est là une entreprise affreuse et immorale. Aujourd’hui, le siège continue malgré le fait que nous ayons observé un cessez le feu durant les six derniers mois. L’an dernier, une trêve avait été observée de juin à décembre 2008. Pourtant, le siège n’a jamais été levé, et les sanctions sont restées en place. L’objectif principal du siège est d’affaiblir le Hamas. Les Israéliens espèrent retourner la population contre le Hamas en augmentant les souffrances de tous les habitants de la bande de Gaza. (…)

KM : Sur un total de 12 000 prisonniers palestiniens détenus en Israël, environ 4 000 sont membres du Hamas. Il s’agit notamment des dizaines de ministres et parlementaires (les membres du Conseil Législatif Palestinien). Une dizaine ont été récemment libérés, mais environ 40 membres du CLP restent en détention. Certains ont été condamnés à des peines, mais beaucoup sont détenus au titre de ce que les Israéliens appellent la détention administrative. Le seul crime dont ces gens sont accusés, c’est leur appartenance au groupe parlementaire du Hamas. L’exercice du droit démocratique est considéré comme un crime par Israël. Tous ces Palestiniens sont traduits en justice devant un système israélien qui n’a rien à voir avec la justice. Le système judiciaire israélien est un instrument de l’occupation. En Israël, il existe deux systèmes judiciaires : l’un s’applique aux Israéliens et l’autre s’applique aux Palestiniens. Il s’agit d’un régime d’apartheid. (…)

KM : Ce conflit est le résultat de l’agression et l’occupation. Notre lutte contre les Israéliens n’est pas menée parce qu’ils sont juifs, mais parce qu’ils ont envahi notre patrie et nous ont dépossédés. Nous n’acceptons pas que les juifs aient le droit [ils ne l’ont pas, ils l’ont pris] de prendre nos terres et de nous expulser parce qu’ils ont auparavant été persécutés en Europe. Les injustices subies par les Juifs en Europe ont été horribles et criminelles, mais elles n’ont pas été perpétrées par les Palestiniens ou les Arabes ou les musulmans. Alors, pourquoi devrions-nous être punis pour les péchés d’autrui, ou devrions nous payer pour leurs crimes ? (…)

KM : Notre peuple a été victime d’un projet colonial nommé Israël. Pendant des années, nous avons subi diverses formes de répression. La moitié de notre peuple a été dépossédée [ de sa terre ] et se voit refuser le droit de retourner dans ses foyers, et l’autre moitié vit sous un régime d’occupation qui viole ses droits humains fondamentaux. Le Hamas lutte pour la fin de l’occupation et pour la restauration des droits de notre peuple, y compris le droit à retourner chez soi. (…)

KM : Le Hamas est un mouvement de libération nationale. Nous ne voyons pas de contradiction entre notre identité islamique et notre mission politique. Lorsque nous nous engageons contre les occupants par la résistance et luttons pour les droits de notre peuple, nous sommes fiers de notre identité religieuse qui vient de l’Islam. Contrairement à l’expérience des Européens avec le christianisme, l’islam ne prévoit pas et ne demande pas de reconnaître une autorité ecclésiastique. Il prévoit simplement un ensemble de grandes orientations dont les interprétations détaillées sont soumises aux fins de l’homme (ijtihad) et en émanent. (…)

KL : Voulez-vous la destruction d’Israël ?

KM : Ce qui se déroule en réalité, c’est la destruction du peuple palestinien par Israël. C’est lui qui occupe notre terre et nous exile, qui nous tue, nous emprisonne et persécute notre peuple. Nous sommes les victimes, Israël est l’oppresseur, et non vice versa. (…)

KM : Notre peuple a recours à la lutte armée parce que rien d’autre ne fonctionne. La conduite d’Israël et la complicité de la communauté internationale, que ce soit par le silence ou l’indifférence ou la confusion actuelle, justifie la résistance armée. Nous aimerions voir ce conflit résolu pacifiquement. Si l’occupation prenait fin et que notre peuple puisse exercer son droit à l’auto-détermination dans sa patrie, il n’y aurait alors aucun besoin de recourir à la force. La réalité, c’est que près de 20 années de négociations pacifiques entre les Palestiniens et les Israéliens n’ont restauré aucun de nos droits. Au contraire, nous avons subi plus de souffrances et plus de pertes en raison des concessions unilatérales faites par la partie palestinienne dans la négociation. (…)

KM : Notre priorité en tant que mouvement de libération nationale est de mettre fin à l’occupation israélienne de notre patrie. Une fois que notre peuple sera libre sur sa terre et jouira du droit à l’auto-détermination, lui seul aura dernier mot sur le système de gouvernance sous lequel il souhaite vivre. Notre ferme conviction, c’est que l’islam ne peut être imposé au peuple. Nous ferons campagne, dans un processus pleinement démocratique, pour un programme islamique. Si c’est l’option retenue par le peuple, ce sera alors son choix. Nous croyons que l’islam est le meilleur guide et le meilleur garant des droits des musulmans et des non-musulmans. (…)

KL : le refus du Hamas de reconnaître Israël est fréquemment cité comme étant un obstacle insurmontable pour les négociations et un règlement de paix.

KM : Cette question est uniquement utilisée comme un prétexte. Israël ne reconnaît pas les droits du peuple palestinien, mais cela n’est pas considéré comme un obstacle à la reconnaissance internationale d’Israël ou à sa participation aux négociations. La réalité, c’est qu’Israël est celui qui occupe la terre et détient le pouvoir. Plutôt que de demander aux Palestiniens, qui sont les victimes, c’est Israël, qui est l’oppresseur, qui devrait être invité à reconnaître les droits des Palestiniens. [oui, en effet, pourquoi le Hamas devrrait-il reconnaître l’État juif alors que celui-ci ne reconnaît pas les droits de Palestiniens et, en la personne de Golda Mémère, ne reconnaît même pas la simple existence des Palestiniens]

Dans le passé, Yasser Arafat a reconnu Israël, mais n’a pas obtenu grand chose. Aujourd’hui, Mahmoud Abbas reconnaît Israël, mais nous attendons toujours les dividendes promis par le processus de paix.

Israël ne fait des concessions que sous la pression. En l’absence de toute pression tangible sur Israël par les Arabes ou par la communauté internationale, aucun règlement ne pourra réussir. (…)

KM : Nous, au Hamas, pensons qu’un règlement pacifique réaliste du conflit devrait commencer par un accord de cessez-le feu entre les deux parties, basé sur un retrait complet d’Israël de tous les territoires occupés en 1967. Ce sont l’intransigeance israélienne et l’absence de volonté d’agir de la part de la communauté internationale qui entravent ce règlement. Nous pensons que c’est seulement lorsque notre peuple sera libre et de retour sur sa terre qu’il sera en mesure de déterminer la résolution du conflit.

Il convient de rappeler ici que nous ne résistons pas aux Israéliens parce qu’ils sont juifs [ils résistent aux israéliens parce que ceux-ci sont sionistes et non pas parce qu’ils sont juifs]. Au plan des principes, nous n’avons pas de problèmes avec les juifs ou les chrétiens, mais nous avons un problème avec ceux qui nous attaquent et nous oppriment. Durant de nombreux siècles, chrétiens, juifs et musulmans coexistaient pacifiquement dans cette partie du monde. Notre société n’a jamais connu le genre de racisme et de génocide contre « l’autre » que l’Europe a connu jusqu’à récemment. Ces choses ont commencé en Europe. Le colonialisme a été imposé à cette région par l’Europe. Et Israël est le produit de l’oppression des Juifs en Europe, pas de l’existence de quoique ce soit de semblable en terre musulmane.

● Le juge Goldstone, « Juif obséquieux » C’est quand même un comble qu’une telle apostrophe fuse de l’État juif de Palestine. Le juge/juif Goldstone (stein) (feld) est un citoyen blanc d’un ancien État ségrégationniste. Il se porte à merveille il me semble. L’ancien État ségrégationniste a purement et simplement été détruit, à l’initiative d’un Afrikaner il me semble, et cependant les Afrikaners n’ont pas été détruits. Le juge/juif Goldstone, Afrikaner, en est la preuve et cet homme est parfaitement à sa place pour juger le comportement inique de l’État juif de Palestine puisqu’il est la preuve vivante que l’État juif de Palestine pourrait être détruit sans que soient détruits les Juifs de Palestine, sionistes ou non, voire antisionistes et même anti-juifs (je précise parce que antisémite est de trop grande extension puisqu’il inclut tous les fils de Sem). J’écris cela parce que je lis un entretien avec Kaled Mechaal, entretien où intervient l’inévitable question « Voulez-vous la destruction d’Israël ? » ce à quoi Mechaal répond, évidemment : « Ce qui se déroule en réalité, c’est la destruction du peuple palestinien par Israël. C’est lui qui occupe notre terre et nous exile, qui nous tue, nous emprisonne et persécute notre peuple. Nous sommes les victimes, Israël est l’oppresseur, et non vice versa. » Notez le vague de la question qui présente cet État comme s’il était un État politique pur, un État laïque et non ethnique comme la France par exemple (pour combien de temps encore ?). Or Israël n’est pas un État politique pur (ce que je croyais il y a à peine deux ans) mais un État juif. J’entends toujours dire de cet État (je l’ai dit et écrit moi-même il y a vingt ou trente ans) était la seule démocrachie du Moyen-Orient. Or ce n’est pas vrai : Israël est la seule démocrachie juive du monde et même de l’Univers je suppose, tant est absurde ce concept qui, hélas, fut réalisé. C’est une démocrachie pour les seuls Juifs, ce qui est le comble de l’absurdité, absurdité dont on peut voir les brillants résultats aujourd’hui.

Juifs de Palestine, sionistes ou non, antisionistes voire anti-juifs, présentez vos excuses aux Arabes. Ça ne coûte rien, vous êtes puissamment armés et riches. Vous ne risquez rien d’autre que d’être heureusement surpris par la réponse des Arabes. On ne résiste pas à la générosité. C’est une loi universelle de l’humanité. Dites leur que vos immenses souffrances ont obscurci votre jugement et que vous leur en demandez pardon. Notez bien que la résolution du problème en Afrique du Sud est venue de l’initiative d’un blanc (de Klerk). La réconciliation en Palestine ne peut venir que d’un Juif (cela avait commencé avec Rabin qui l’a payé de sa vie). Même le puissant président des États-Unis ne peut-rien contre votre volonté.

● La légitimité d’Ahmadinejad, l’holocauste et la propagande occidentale par Mounadil al Djazaïri

Quand Ahmadinejad demande où s’est produit cet holocauste s’il a eu lieu, ce n’est pas pour en nier l’existence mais pour que l’auditeur réponde de lui-même à la question : pas en Iran, pas en Palestine, pas au Liban mais en Europe.

Et que si c’est l’holocauste qui justifie le droit du peuple élu à obtenir réparation de la part d’un peuple qui n’est pour rien dans ce qui s’est passé en Europe pendant la deuxième guerre mondiale , alors il convient de laisser les historiens faire leur boulot sans à-priori (ce qui est normalement de règle dans la démarche scientifique). Ahmadinejad parle de ce sujet d’autant plus tranquillement que ce sont les Européens antisémites qui ont procédé à la persécution des Juifs et non les Iraniens et que, selon lui et en accord avec toutes les sources historiques, « L’occupation de la Palestine n’a rien à voir avec l’histoire de l’holocauste. » [effectivement puisque l’invasion et la résistance à l’invasion ont commencé en 1920 (Hagana et Abdelazziz al Qassam)] et le prétendre, est comme le dit M. Ahmadinejad, « une affirmation infondée et sans fondement ».

 Non, le martyre des Juifs ne justifie aucune réparation d’un peuple qui n’y est pour rien. Je vais dire un mot de cela après avoir vu la scandaleuse interrogation du président Armani Nedjad par un roquet français sur France 2 (cela ne suffit pas que le mini président simplifié modificatif insulte les Français à chaque instant — bien fait connards —, il faut encore que ses sous-sous-sous-fifres aillent insulter les chefs d’État étrangers jusque dans leur bureau présidentiel. Quelle honte pour la France qui depuis deux ans est devenue « un sale petit pays de merde »). Bien entendu le massacre des Juifs par les nazis, s’il justifie réparation, éventuellement fondation d’un État (laïc et non ethnique, un État politique pur, SVP, nous sommes en 1948) où les Juifs seraient à l’abri des vicissitudes du monde, ce crime abominable ne justifie nullement la création d’un État juif chez les Palestiniens et justifie encore moins les crimes abominables de cet État dès sa création et depuis soixante ans, non de Dieu. Un crime est un crime, fut-il commis par des Juifs et quand bien même Hitler aurait anéanti cent millions de Juifs auparavant. Cela est parfaitement clair pour n’importe quel ingénieur, sinon les ponts s’effondreraient sans cesse, ce qu’ils ne font pas, sauf en Hamérique où les infrastructures sont délabrées (car il n’y a pas de pognon à gagner là-dessus).

Au reste, l’holocauste (Oh, j’oubliais le H majuscule !) a-t-il existé ?

L’évidence historique atteste qu’il n’y a rien eu de tel qu’un sacrifice religieux pendant la deuxième guerre mondiale et que les nazis n’ont pas agi selon des motivations religieuses [ils n’ont pas gazé et tout brûlé en l’honneur des dieux]. Ceux qui emploient le terme holocauste pour désigner les persécutions nazies nous emmènent délibérément non sur le terrain historique mais sur celui de la religion et du mythe (bien vu président Ahmadinejad) [bien vu Mounadil al Djazaïri].

En matière religieuse, il est question plus de croire que de savoir.

La question légitime à propos de l’holocauste n’est donc pas combien de morts, ni de savoir si une tentative d’extermination complète a bien eu lieu, mais plutôt de savoir pourquoi on nous emmène sur le terrain religieux. Les aborigènes d’Australie ont bien été exterminés, mais parle-t-on d’holocauste dans ce cas ? Les Indiens d’Amérique du Nord ont aussi été exterminés, mais quand a-t-on parlé d’holocauste à leur sujet ? Et qui essaye d’interdire qu’on tente d’évaluer le nombre de morts parmi eux ? Les Indiens des Antilles, où sont-ils ? [ce qui nous rappelle la fameuse tirade « Quand vous nous piquez, ne saignons-nous pas etc ».]

Donc la réparation doit avoir lieu en Europe et non pas chez les Arabes qui n’y sont pour rien. La réparation doit être le fait de l’Europe et non le fait des Arabes. Tout ce que cette grosse salope est capable de faire, c’est d’accabler les Arabes et de dissimuler ou nier les crimes de l’État juif de Palestine. Grosse salope.

Je reconnais là les propos d’un ingénieur. Il ne faut pas leur en conter. J’ai lu, je ne sais plus où, que l’invasion de la Palestine par les Juifs ashkénazes était une question d’Européens. Exactement, c’est donc une question, encore une fois, la dernière espérons-nous, de colonialisme, spécialité européenne s’il en fut. Les Grecs établissaient des colonies, mais ils n’étaient pas colonialistes pour autant. Quant aux Romains, ils étaient conquérants puis accordaient, après César, généreusement le droit de cité à toute l’Europe de cette époque et… même aux Juifs. Saint Paul : « Ne me touchez pas, je suis citoyen romain ». Et l’empereur (Néron !) le relaxe. Je voulais faire un article là-dessus mais Mounadir l’a fait à ma place, c’est toujours ça de moins à faire. Gaza, le plus grand camp de concentration du monde et peut être de l’histoire. La Cisjordanie, le pire bantoustan qui ait jamais eu lieu.

♫♫ Je ne connaissais Anthony Braxton que de nom Quel beau nom d’ailleurs. Braxton évoque les saxophones à cause de l’anglais brass, les cuivres. D’où : brass tone. Quand j’entendais prononcer Braxton (très souvent d’ailleurs) je voyais toujours un saxophone jaune. ♫ We all live in a yellow saxophone, yellow saxophone, yellow saxophone. Je sais que Nabe n’aime pas les scarabées.

● Encore un alcoolique distingué par Monsieur le duc de Trèfle

 Mise en page suisse Je parlais ci-dessous de mise en page suisse ; voilà donc un site en mise en page carrée à la suisse. Austère, claire, tout fonctionne, il y a une sortie en PDF, une sortie en HTML brut pour l’impression. Pas de bitoniaux partout, de colonnes, de trucs qui clignotent, de commande que l’on cherche et que l’on ne trouve pas, de kaléidoscope de couleurs, ni de gris sur gris, ni de pages qui débordent à droite ou à gauche. Un site au service du texte, non éblouissant, reposant pour les yeux. C’est parfait. Ça fait plaisir de lire du Nabe dans ces conditions.

TOUTE L’HISTOIRE D’ISRAËL SUR UNE SEULE PAGE

Ça commence comme un roman de Kafka. Un matin, sans que vous ayez jamais rien fait, on tape à votre porte. C’est un type qui affirme avoir habité dans votre appartement à l’époque où l’immeuble n’était même pas construit. Il vous explique que le propriétaire le lui avait promis et que la mairie lui a donné l’autorisation d’y « retourner ». Vous lui dites qu’il n’en est pas question, mais il s’est déjà installé dans la chambre d’amis. Le lendemain vous appelez votre voisin de palier pour qu’il vous aide à l’expulser, mais votre « hôte », qui s’est servi dans le Frigidaire et a mis les pieds sous la table, se défend. Bientôt, ses cousins, neveux, oncles et tantes arrivent à leur tour et occupent toutes les chambres. Votre femme et vos enfants sont obligés de quitter l’appartement et de se réfugier plus loin dans le quartier. Mal à l’aise à cause de tous les voisins qui vous soutiennent (même si l’un d’eux en a profité pour vous piquer votre garage) votre hôte, grâce à la concierge qui lui est tout acquise, s’empare de tout le reste de l’immeuble, de la cave au grenier, afin de se sentir davantage en sécurité. Comme vous vous fâchez, votre hôte, qui est plus fort que vous, vous enferme dans les WC, sans vous donner à manger et sans jamais vous laisser sortir. Il vous hurle à travers la porte que le Syndic est d’accord. Au bout d’un moment, vous êtes tellement en colère que vous mettez le feu aux toilettes. Les pompiers viennent éteindre l’incendie qui a ravagé une partie de l’appartement et où des membres de la famille de votre hôte ont péri aussi. Quand les pompiers sortent sur une civière votre corps carbonisé, votre hôte crache dessus en vous traitant de « terroriste ».

27 mai 2004, in J’enfonce le clou

« C’est un salaud qui est entré dans la littérature avec un livre infâme »

« Toute personne qui se révolte contre Israël est mon ami. »

« La question est de savoir si on accepte ou non qu’un pays soit colonisé d’une façon ou d’une autre. Beaucoup ont l’air de très bien s’accomoder qu’il y ait des colons un peu partout, moi pas. Et je ne suis pas le seul. Pour Houria Bouteldja, maître Vergès, Tariq Ramadan, Rony Brauman, qui eux non plus n’ont pas fait partie de la “liste antisioniste”, Israël est l’incarnation la plus ignoble, la plus définitive du colonialisme. »

« Je peux aller très loin dans l’engagement, mais seul. Et avec mes instruments, ma plume et mon pinceau. Après le carnage, et non “la guerre” comme disent les journalistes de chez Calvi, de Gaza, ma façon de “militer” contre les salauds qui ont fait ça a été de peindre quatre-vingt-dix-huit gouaches, aquarelles et dessins pour mon exposition à l’Office du tourisme du Liban, en mars, où j’ai dit à coups de brosse ce que m’avait inspiré cette ignominie israélienne. Si ça ne suffit pas aux “antisionistes”, qu’ils aillent se faire foutre ! »

M-E Nabe dans Médias n°22

« Les salauds qui ont fait ça ».

● Donner plus à ceux qui ont plus par Olivier Bonnet.

« Donner plus à ceux qui ont plus : tel semble être l’étonnant crédo suivi depuis 2002 par la politique fiscale en France, au détriment notamment des classes moyennes. » Qu’on aille maintenant nous dire qu’il ne faut pas être intolérant et que toutes les opinions sont respectables ! Non, cette droite-là, et avec elle tous ceux qui la soutiennent, n’est pas respectable. Comment peut-on défendre une politique aussi ouvertement injuste ? Le pire reste évidemment qu’à force de mensonges et à cause d’une force de frappe médiatique en forme de rouleau compresseur, la réalité n’éclate pas de façon plus éclatante et que des ouvriers, des prolétaires, des défavorisés votent pour les promoteurs de ce véritable racket des riches. Il est plus que temps que le peuple se réveille.

● Humour juif par Uri Avnery

● http://www.iran-resist.org/article5603.html